Fini la Lune, maintenant on marche sur la bulle #10 : cela fait 50 ans qu’on a marché sur la Lune et 40 que les xénomorphes nous vident les tripes

Ça y est, l’homme a marché sur la lune. Enfin, ça fait cinquante ans qu’il l’a fait mais ce souvenir inébranlable, cet exploit, a été transmis de génération en génération, faisant toujours autant rêver quand on lève les yeux au ciel. Alors que dans nos contrées francophones, Thomas Pesquet a ravivé l’intérêt de la conquête des étoiles et de la voie lactée, le Neuvième Art (comme le Septième) a réaffrété des vaisseaux dessinés à mettre sur orbite. Des successeurs de Tintin ou de Valérian, et tous les autres, dans tous les horizons et tous les genres. On ne sait pas si les extra-terrestres lisent des petits miquets mais les terriens, oui. Alors, en vacances, plus ou moins près de chez vous, on vous a sélectionné quelques lectures pour aller beaucoup plus loin. Préparez les combinaisons spatiales.

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Perdition et Cendres, c’est peut-être la seule chose qu’il nous reste après un affrontement avec eux. Retour dans l’univers bien sanglant d’Aliens. Je vais vous parler de deux comics de la franchise Aliens sortis chez Vestron. Ces deux albums sont à prix réduits grâce à l’opération « Adopte un Alien » pour les 40 ans de la licence.

Perdition (Dead Orbit)

Résumé: On y découvre les derniers instants de la vie de l’officier Wascylewski, membre d’une équipe ayant intercepté un vaisseau en perdition au fond de la galaxie…et témoin du drame qui s’en est suivi.

Une station spatiale capte le message d’un vaisseau en « perdition » dans  l’espace. Son équipage quelque peu mitigé décide tout de même d’intervenir pour sauver ce qui reste du personnel de bord. Mais l’opération de réveil de la cryogénisation ne se passe pas correctement et les membres d’équipage gravement blessés sont transportés sur la station. On se rend vite compte que quelque chose cloche lorsque la cage thoracique d’un des blessés explose et laisse s’échapper un alien. S’ensuit alors une course effréné pour la survie.

Il n’y a aucun problème de chronologie sur cet opus. L’histoire pourrait se passer dans le futur ou même avant le tout premier film. Que ce soit le profane ou le plus grand fan, chacun s’y retrouvera facilement. On prend énormément de plaisir à retrouver nos « gentilles petites » créatures dévoreuses de chairs, destructrices. L’histoire de James Stokoe (qui a laissé les Orcs dans leur coin) n’a rien d’original mais ne souffre d’aucune longueur et l’horreur, le stress sont bien présents.

Cet opus peut sembler déroutant tant il y a des différences de qualité du dessin. Il n’y a aucun souci du côté de nos charmants petits xénomorphes ou des parasites. On adore les voir en mouvement que ce soit dans un combat ou lors d’une éventration. Ils sont bien mis en valeur grâce à un contour précis et des détails corporels bien proportionnés. Mais, là où le bât blesse, c’est sur la qualité graphique des humains. Les visages sont déformés mais pas tous de douleur, les traits sont irréguliers et bien trop répétitifs a certains moment. À tel point qu’on pourrait penser que les membres d’équipage ont tous un lien de parenté. Le choix des couleurs aussi n’est pas des plus judicieux. Les tons criards, saturés, de l’intérieur de vaisseaux contrastent énormément avec la justesse des couleurs spatiales. Bref, je me suis perdu dans le dédale de couleurs autant que l’équipage dans les couloirs de leur station.

Sur le plan de l’impression il n’y a rien a redire. Les Editions Vestron font le taf’ même si les pages se détachent facilement. Dégâts à la clé alors que je ne l’ai lu qu’une fois. Dommage que cet album n’ait pas bénéficié d’un format bande dessinée plutôt qu’un format comics beaucoup trop fragile. Mais c’est le principe du paperback !

Cendres (Dust to Dust)

Résumé: La colonie Trono, basée sur LV-871, est en état d’alerte. L’évacuation a été ordonnée. Maxon n’a que 12 ans. Lui et sa mère cherchent à rejoindre les navettes, prêtes à décoller. Sur le chemin, les créatures coupables de ce chaos: des dizaines de xénomorphes.

Un jeune garçon dénommé Maxon est réveillé par des bruits de combats et d’armes à feu. Il décide d’aller chercher sa mère qui dort dans la chambre à côté. Il découvre qu’un parasite lui recouvre le visage. S’en suit alors une poursuite pour la survie dans une planète hostile en pleine terraformation. Notre héros parviendra-t-il à rejoindre les navettes d’évacuation? Comment se fait-il qu’il y ait autant de xénomorphes?

L’histoire est à la fois simple et ne pose, là encore, aucun problème sur la ligne du temps cinéphiles. De nouveau, elle pourrait avoir lieu avant l’épopée cinématographique ou après. Elle ne souffre d’aucun temps mort mais, malgré tout, les rebondissements ne sont pas très variés par rapport aux autres comics ou films de la saga. La compagnie qui se sert des colons, les aliens présents en grand nombre et partout, l’aide d’un cyborg….bref du déjà vu.

Sur le dessin, il n’y a pas grand chose à dire que ce soit sur le choix des couleurs, la variation des textures de l’environnement ou sur le graphisme des xénomorphes et des humains. On se plait à échapper aux aliens au fil des pages.

Bref, ces deux comics ne souffrent d’aucune grosse faute hormis peut-être le brochage sur mon exemplaire de Perdition. Les deux comics s’adressent aux initiés comme aux profanes, et restent très intéressants. On se retrouve  vite plongés dans le carnage spatial qu’on aime de cette licence. Ici, l’humain n’est pas un prédateur mais bien une proie juste bonne à déchirer et à faire fondre. J’ai adoré retrouver le caractère implacable de ces créatures répondant à leurs pulsions primaires sans aucun état d’âme. « Dans l’espace, personne ne vous entend crier ».

PS : Comme pour Evil Dead, les Kiss ou encore Predator, Aliens est entré dans le giron de Vestron et ça augure du bon. Notamment, pour décembre, l’arrivée de Alien 3 par… William Gibson. Qui ? C’est peut-être un détail pour vous, mais c’est l’homme qui avait écrit une première version du scénario d’Alien 3. Avant que le scénario ne soit abandonné. 27 ans plus tard, nous aurons donc le fin mot adapté et dessiné par Johnnie Christmas avec les couleurs de Tamra Bonvillain. Les Aliens façon Brian Wood ne seront pas loin, non plus. Bref, ce n’est qu’un début, un amuse-gueule.

Titre: Aliens Perdition/Dead Orbit

Scénario et Dessin : James Stokoe

Genre: Sciences Fiction/ Horreur

Éditeur: Vestron

Nbre de pages: 104

Prix: 10,95€

Date de sortie: 23 mai 2019

 

Titre: Aliens Cendres/ Dust to Dust

Scénario et Dessin : Gabriel Hardman

Couleurs : Rain Beredo

Genre: Sciences Fiction/ Horreur

Éditeur: Vestron

Nbre de pages: 96

Prix: 10,95€

Date de sortie: 27 juin 2019

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