Fini la Lune, maintenant on marche sur la bulle #9 : aventures, amitiés, amour et tolérance, tout est prévu dans Joyride, un space opera pour nous amener aux confins de l’espace.

Ça y est, l’homme a marché sur la lune. Enfin, ça fait cinquante ans qu’il l’a fait mais ce souvenir inébranlable, cet exploit, a été transmis de génération en génération, faisant toujours autant rêver quand on lève les yeux au ciel. Alors que dans nos contrées francophones, Thomas Pesquet a ravivé l’intérêt de la conquête des étoiles et de la voie lactée, le Neuvième Art (comme le Septième) a réaffrété des vaisseaux dessinés à mettre sur orbite. Des successeurs de Tintin ou de Valérian, et tous les autres, dans tous les horizons et tous les genres. On ne sait pas si les extra-terrestres lisent des petits miquets mais les terriens, oui. Alors, en vacances, plus ou moins près de chez vous, on vous a sélectionné quelques lectures pour aller beaucoup plus loin. Préparez les combinaisons spatiales.

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Une jeune femme éprise, un génie de l’informatique, une « princesse », un vagabond et un robot unis contre l’adversité: ce n’est pas une simple « Balade », mais une odyssée. Baptisée Joyride.

Résumé: Ils étaient prêts à tout…sauf à ce qui les attend. Dans un futur, la Terre est gouvernée par un régime totalitaire. Les étoiles sont cachées par un immense dôme qui recouvre le ciel. Les enfants y sont formés par l’Alliance Gouvernementale Mondiale pour rejoindre l’armée des Jeunesses Alliées et éliminer toute forme de résistance extérieure avec un gigantesque canon laser. La jeune Uma Akkolye, elle a pour habitude de tirer avant de poser des questions. Et quand elle reçoit un étrange message de l’autre côté du Dôme, elle hésite pas à s’emparer d’un vaisseau spatial pour partir à l’aventure en compagnie d’un équipage aussi inexpérimenté qu’improbable. Leur destin s’accomplira aux confins de la galaxie…

Le ciel entièrement recouvert par un bouclier et régi par un régime militaire totalitaire, la Terre n’est plus l’ombre d’elle-même. Voulant sortir de cette ambiance anxiogène et oppressante, Uma et Dewydd décident de s’enfuir grâce à un mystérieux personnage vivant à l’extérieur du dôme. S’échappant de justesse, ils entraînent, involontairement, dans leur fuite la fille de Heller Casanova, le leader de la Terre. Au fil de leurs escapades stellaires, d’autres membres vont rejoindre leur équipage. Mais chacun cache-t-il un secret? Vont-ils parvenir à transcender leur condition « humaine » pour parvenir à pardonner? Vont-ils trouver l’amour? Qu’est-ce qui se cache aux tréfonds de l’espace et de la psychologie Humaine?

Nous avons, pour cet album, non pas un scénariste mais deux: Jackson Lanzing et Collin Kelly qui avaient déjà collaboré sur Batman & Robin Eternal et Le Labyrinthe. Au dessin, Marcus To avait  déjà travaillé avec Lanzing et Kelly sur Le Labyrinthe mais aussi sur des Marvel tel que Siper-Man, Flash ou Nightwing Rebirth. Irma Kniivila est la coloriste, elle a travaillé sur X-men, Miss Marvel ou encore Deadpool.

En ce qui concerne le dessin et le choix des couleurs, il n’y a absolument rien à redire: To et Kniivila font le taf et de bien belle manière. Les décors sont super-bien détaillés et variés. Les races d’humanoïdes rencontrés permettent de bien montrer la multiplicité de mondes et l’immensité de la galaxie. Les vaisseaux et autres engins ont un design intéressant (sauf peut-être celui des Régulateurs qui ressemble trop fort à l’Enterprise). Le découpage est bien fait et donne un sentiments de vitesse de l’action, des combats assez dynamiques à la clef.

En ce qui concerne le scénario, c’est un autre paire de manches… ou de tentacules comme on pourrait dire dans l’espace. Il y a énormément de bonnes idées mais hélas elles sont beaucoup trop nombreuses et m’ont vite déstabilisé. Je m’explique. Le début est vraiment intéressant mais après les choses se corsent, on a l’impression d’assister à des petites histoires différentes sans lien avec l’intrigue de base. Ce qui a comme conséquence de ralentir et d’alourdir énormément l’histoire. On part dans tous les sens et on perd rapidement le fil. J’avoue avoir déposé plusieurs fois l’album pour lire autre chose.

Des thèmes fondamentaux sont abordés de belle manière (racisme, homosexualité…) et auraient pu être mieux et plus exploités. On a un réel sentiment d’inachevé. Le choix du casting de l’équipage est lui très juste mais manque de profondeur psychologique. Elle aurait aussi mérité d’être un peu plus développée. Les Editions Glénat ont bien mis en valeur les héros sur la couverte grâce à un choix de couleurs pertinentes et l’impression ne souffre d’aucun défaut.

Titre: Joyride

Scénario : Jackson Lanzing et Collin Kelly

Dessin : Marcus To

Couleurs : Irma Kniivila

Traduction: Isabelle Bauthian

Genre: Sciences Fiction

Éditeur: Glénat

Éditeur VO : Boom! Studios

Nbre de pages: 320

Prix: 25€

Date de sortie: 17 avril 2019

Couvertures des 12 numéros américains :

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