Paperback, Casterman se la joue comics de science-fiction en heroïc-fantasy #2: Orc Stain, des taches, du trash, des barges

Depuis un an, presque jour pour jour, les Éditions Casterman peuvent compter sur une collection de comics, brandie sous le label Paperback. Soit, littéralement, livre broché. Une collection ramenée principalement des États-Unis et qui fait la part belle aux expérience de science-fiction ou de fantasy, avec ce qu’il faut de robots, de créatures pouvant sortir directement du Seigneur des Anneaux, mais aussi des dinosaures et quelques autres réjouissances. Des séries ou des one-shots indépendants et jouant l’économie des intervenants (à l’opposé de ce qui se fait dans le monde des super-héros) avec, le plus souvent, un scénariste, un dessinateur et un coloriste quand le dessinateur ne fait pas ses couleurs lui-même. Et, de temps en temps, un lettreur. La diversité des comics s’implante en France grâce à pas mal de volontés (Kinaye, Snorgleux, Reflexions, Radiant) et Casterman entre dans la danse. Ouvrage par ouvrage, nous allons décortiquer cette nouvelle collection. Deuxième arrêt: Orc Stain.

Résumé de l’éditeur : Le grand Orcstar a accompli ce que nul autre avant lui n’était parvenu à faire : unifier toutes les tribus d’Orcs, ce peuple brutal et dégénéré, pour régner sans partage sur la Terre et mettre enfin la main sur le Chibre Divin. Mais un oracle lui apprend qu’un mystérieux borgne pourrait bien mettre à bas son empire. Commence alors une chasse à l’orc, et le début des ennuis pour le pauvre Qu’Un-OEil…

Attention, laissez vos cerveaux à l’entrée, ça va défourailler et vous ne comprendrez de toutes façons pas tout. Mais, surtout, surtout, gardez bien vos deux yeux vissés à votre caboche sous peine d’être poursuivi par une horde d’Orcs (pas facile à dire) convaincus que vous pourriez être la clé tant recherchée par l’Orctsar (soit le tsar des Orcs).

C’est ainsi que, plus au Nord, non loin de Fangeville, nous retrouvons deux compagnons de galère (dont un n’a qu’un oeil) accumulant les maigres butins pour satisfaire l’appétit du Nordique sous peine de perdre l’attribut qui fait frétiller les puterelles.

À stock, James Stokoe est annoncé comme un mélange entre Druillet et Darrow. On ne saurait mieux dire face à cette architecture punk et trash, sanguinolente et complètement barge. Déroutante aussi. Car si l’auteur est méticuleux dans les scènes d’ensemble dantesques, barbares ou simplement contemplatives (la tempête n’est jamais loin), le soin est moins au beau fixe sur des plans rapprochés, au plus près des personnages.

Pour le reste, de son imagination fertile en inventions toujours plus surprenantes, James Stokoe livre un premier album (cinq épisodes) hallucinant et halluciné, drogué à une heroïc-fantasy foutraque et décérébrée. Mais assez addictive, même si la crise de foie guette parfois.

Série : Orc Stain

Tome : 1

Scénario, dessin et couleurs  : James Stokoe

Traduction : Emmanuel Gros

Genre: Heroic-fantasy

Éditeur: Casterman

Collection : Paperback

Éditeur VO : Image Comics

Nbre de pages: 168

Prix: 17€

Date de sortie: le 26/09/2018

Extraits : 

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