Paperback, Casterman se la joue comics de science-fiction en heroïc-fantasy #1 : The Realm, à la fin du monde, il y a un héros à mi-chemin entre Negan et Indiana Jones

Depuis un an, presque jour pour jour, les Éditions Casterman peuvent compter sur une collection de comics, brandie sous le label Paperback. Soit, littéralement, livre broché. Une collection ramenée principalement des États-Unis et qui fait la part belle aux expérience de science-fiction ou de fantasy, avec ce qu’il faut de robots, de créatures pouvant sortir directement du Seigneur des Anneaux, mais aussi des dinosaures et quelques autres réjouissances. Des séries ou des one-shots indépendants et jouant l’économie des intervenants (à l’opposé de ce qui se fait dans le monde des super-héros) avec, le plus souvent, un scénariste, un dessinateur et un coloriste quand le dessinateur ne fait pas ses couleurs lui-même. Et, de temps en temps, un lettreur. La diversité des comics s’implante en France grâce à pas mal de volontés (Kinaye, Snorgleux, Reflexions, Radiant) et Casterman entre dans la danse. Ouvrage par ouvrage, nous allons décortiquer cette nouvelle collection. Première destination: The Realm.

Résumé de l’éditeur: Il y a quinze ans, notre monde a été envahi par les orcs et les gobelins. Depuis, les derniers représentants de la race humaine s’efforcent de survivre dans les ruines ravagées de leur civilisation. Will Nolan, un contrebandier au passé louche, accepte de convoyer un petit groupe de scientifiques vers l’ouest, sans se douter que le maléfique sorcier Eldritch est bien décidé à s’emparer de leur mystérieuse cargaison.

« Orcs, dragons, magie noire et fusils d’assaut. » Même l’accroche en quatrième de couverture paraîtrait fade après ce qu’on vient de lire. En effet, dans ce fourre-tout dantesque et démesuré qu’est The Realm, il y a encore beaucoup plus: un héros qui serait à mi-chemin entre Negan et Indiana Jones, le fils (ou la fille) énigmatique et bourru d’un Power Ranger et d’un Daft Punk, une guerrière avec un masque de lapin, des mammouths, des chauves-souris géantes, une créature digne de Chtullu ou de l’attaque de la moussaka géante et on en passe. Le tout sur cinq chapitres et 136 pages d’une sorte de western à la fois futuriste et médiéval.

On ne sait pas ce qu’il s’est passé, on ne sait pas où on va mais à l’instant T, c’est ce personnage qui résume encore le mieux la situation: « Hier, mon problème n°1, c’était de ne pas me planter au contrôle de maths. Aujourd’hui, je dois éviter de me faire bouffer par les trolls. » Ici, dans ce premier tome, c’est par leurs références et leur folie des grandeurs que les auteurs (Seth Peck au scénario, Jeremy Haun au dessin fracassant et Nick Filardi aux couleurs) se font un peu bouffer.

Malgré des cliffhangers inattendus, des batailles bien senties et un casting de feu, on tarde à voir où veut en venir ce Seigneur des Anneaux qui aurait croisé Walking Dead. À part cette course vers un point x pour une quête Y, on manque de repères et d’enjeux pour se projeter dans le second tome (à paraître le 5 juin). En espérant qu’il nous motive un peu plus en alliant le fond au fun bien présent, c’est indiscutable.

Série : The Realm

Tome : 1

Scénario  : Seth Peck

Dessin : Jeremy Haun

Couleurs : Nick Filardi

Traduction : Jérôme Wicky

Genre: Aventure, Heroic-fantasy, Post-apocalyptique, Science-fiction

Éditeur: Casterman

Collection : Paperback

Éditeur VO : Image Comics

Nbre de pages: 128

Prix: 15€

Date de sortie: le 06/03/2019

Extraits : 

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