Paperback #7 : Interceptor, « Je ne suis plus tellement une légende » entre vampires et robots en guise d’armes fatales

Depuis un an, presque jour pour jour, les Éditions Casterman peuvent compter sur une collection de comics, brandie sous le label Paperback. Soit, littéralement, livre broché. Une collection ramenée principalement des États-Unis et qui fait la part belle aux expérience de science-fiction ou de fantasy, avec ce qu’il faut de robots, de créatures pouvant sortir directement du Seigneur des Anneaux, mais aussi des dinosaures et quelques autres réjouissances. Des séries ou des one-shots indépendants et jouant l’économie des intervenants (à l’opposé de ce qui se fait dans le monde des super-héros) avec, le plus souvent, un scénariste, un dessinateur et un coloriste quand le dessinateur ne fait pas ses couleurs lui-même. Et, de temps en temps, un lettreur. La diversité des comics s’implante en France grâce à pas mal de volontés (Kinaye, Snorgleux, Reflexions, Radiant) et Casterman entre dans la danse. Ouvrage par ouvrage, nous allons décortiquer cette nouvelle collection. Septième arrêt: Interceptor.

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Résumé de l’éditeur : Nous avons laissé les vampires s’emparer de la Terre. Il est temps de faire le ménage. Suite à une épidémie de vampires, la race humaine a dû fuir la Terre et élire domicile sur la planète Palus. Mais menacée de nouveau par les monstres qui ont failli l’anéantir, l’humanité
lance le programme Interceptor : une mission de reconnaissance menée par une soldat d’élite, Poli, équipée d’une armure de combat surpuissante. Chargée d’annihiler toute vie ennemie de la surface de la planète, Poli découvre une fois sur place que les vampires ne sont pas seuls…

Moins grave, plus fun mais variant toujours autour d’une dynamique space-opera doublée d’une autre robotique chères à Paperback, Interceptor souffre encore une fois d’une couverture qui donne une mauvaise idée de ce que contient réellement ce premier volume barré à souhait. D’une planète à l’autre, un minus puéril à jamais, mais qui est président quand même, tente d’asseoir un peu plus son autorité quasi despotique. Et elle passe par la réussite de la mission de Poli (qui ne l’est pas forcément), une guerrière d’une sacrée trempe envoyée sur terre pour faire le ménage. Sauf que dans ses plans, il n’était pas prévu qu’elle y trouverait encore des représentants humains résistants encore et toujours aux envahisseurs aux longues dents. Aurait-on caché quelque chose à Poli ?

Toujours est-il qu’avec cette nouvelle donnée qui entre en compte, il va falloir minimiser les dommages collatéraux et se servir d’alliés (ou ennemis) providentiels pour s’extirper de ce Stratego sanguinolents. Loin de la couverture laissant penser que les héros vont passer le plus clair de leur temps sous une carcasse métallique et désinhibée, Interceptor laisse avant tout apparaître des visages expressifs et bien badass, mués par la colère et l’envie de vengeance, de violence qui risque bien de fracasser ce qu’il reste de la Terre. Dylan Burnett et Donny Cates (avec Dee Cunniffe aux couleurs des chapitres 3 à 5) font la paire dans ce délire totalement assumé et maîtrisé qui évite les pièges pour se faire insondable dans cette marée de folie. Bien tripant !

Série : Interceptor

Tome : 1

Scénario : Donny Cates

Dessin : Dylan Burnett

Couleurs : Dylan Burnett et Dee Cunniffe

Traducteur : Emmanuel Gros

Genre: Guerre, Science-fiction

Éditeur: Casterman

Collection : Paperback

Éditeur VO : Vault Comics

Nbre de pages: 144

Prix: 16€

Date de sortie: le 10/04/2019

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