Collection Paperback #3 : Apocalyptigirl, l’autre Aria, badass et girly, à la poursuite du petit chat blanc entre les ruines

Depuis un an, presque jour pour jour, les Éditions Casterman peuvent compter sur une collection de comics, brandie sous le label Paperback. Soit, littéralement, livre broché. Une collection ramenée principalement des États-Unis et qui fait la part belle aux expérience de science-fiction ou de fantasy, avec ce qu’il faut de robots, de créatures pouvant sortir directement du Seigneur des Anneaux, mais aussi des dinosaures et quelques autres réjouissances. Des séries ou des one-shots indépendants et jouant l’économie des intervenants (à l’opposé de ce qui se fait dans le monde des super-héros) avec, le plus souvent, un scénariste, un dessinateur et un coloriste quand le dessinateur ne fait pas ses couleurs lui-même. Et, de temps en temps, un lettreur. La diversité des comics s’implante en France grâce à pas mal de volontés (Kinaye, Snorgleux, Reflexions, Radiant) et Casterman entre dans la danse. Ouvrage par ouvrage, nous allons décortiquer cette nouvelle collection. Troisième arrêt: Apocalyptigirl.

À lire aussi | #2: Orc Stain, des taches, du trash, des barges

À lire aussi | #1 : The Realm, à la fin du monde, il y a un héros à mi-chemin entre Negan et Indiana Jones

© Andrew MacLean chez Casterman

Résumé de l’éditeur : Aria est sur cette planète depuis longtemps, trop longtemps. Seule, au milieu des épaves de robots géants, des ruines urbaines et des tribus sauvages qui s’entredéchirent. Seule dans sa mission qui n’en finit plus. Heureusement que son chat est là pour lui tenir compagnie.

© Andrew MacLean chez Casterman

Pour s’aventurer dans cet autre récit futuriste, il a fallu contourner une couverture assez rébarbative qui ne fait pas honneur au trait d’Andrew MacLean, quelque part entre Berthet et Santos et finalement très inspiré. Car si, au cinéma, l’esthétique pub et un film font rarement bon ménage, souvent trop appuyé; en BD, utilisée à bon escient, cette alliance est capable de ravages.

© Andrew MacLean chez Casterman

C’est le cas ici aux-côtés d’Aria (bien loin de l’illustre prédécesseure créée par Michel Weyland), une guerrière façon Lara Croft seule au milieu d’un monde hostile qui recèle derrière chaque arbre, chaque bâtiment désaffecté, une menace. Avec le texte en économie et le sang à foison, MacLean nous entraîne dans une sorte de dernière chasse, ne s’encombrant pas du passé (mais en faisant resurgir toute sa force dans la planche final) pour se concentrer sur un bref instant T.

© Andrew MacLean chez Casterman

Où en guise de réconfort, il n’y a qu’un petit chat fugueur et le mince espoir de voir Aria accomplir enfin sa quête et sa peine. Opéra apocalyptique, girly et badass sour une colorisation forte, Apocalyptigirl remplit son contrat avec un aller-retour artistique plein de promesses.

© Andrew MacLean chez Casterman

Série : Apocalyptigirl

Récit complet

Scénario, dessin et couleurs  : Andrew MacLean

Traduction : Basile Béguerie

Genre: Aventure, Science-fiction

Éditeur: Casterman

Collection : Paperback

Éditeur VO : Dark Horse Comics

Nbre de pages: 96

Prix: 14€

Date de sortie: le 29/08/2018

Extraits : 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.