Paperback #4 : Mech Academy, c’est pas La Mecque, qu’on soit robot ou humain

Depuis un an, presque jour pour jour, les Éditions Casterman peuvent compter sur une collection de comics, brandie sous le label Paperback. Soit, littéralement, livre broché. Une collection ramenée principalement des États-Unis et qui fait la part belle aux expérience de science-fiction ou de fantasy, avec ce qu’il faut de robots, de créatures pouvant sortir directement du Seigneur des Anneaux, mais aussi des dinosaures et quelques autres réjouissances. Des séries ou des one-shots indépendants et jouant l’économie des intervenants (à l’opposé de ce qui se fait dans le monde des super-héros) avec, le plus souvent, un scénariste, un dessinateur et un coloriste quand le dessinateur ne fait pas ses couleurs lui-même. Et, de temps en temps, un lettreur. La diversité des comics s’implante en France grâce à pas mal de volontés (Kinaye, Snorgleux, Reflexions, Radiant) et Casterman entre dans la danse. Ouvrage par ouvrage, nous allons décortiquer cette nouvelle collection. Quatrième arrêt: Mech Academy.

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Résumé de l’éditeur: Pas facile de piloter un robot géant quand on a 12 ans… Depuis maintenant 60 ans, des robots géants venus de l’espace descendent sur Terre pour se lier d’amitié avec les jeunes cadets de la Sky Corps Academy. Cette unité d’élite forme la ligne de défense contre les Shargs, belliqueuse race extraterrestre qui menace la Terre. Stanford Yu rêve de rejoindre ces héros mais il n’est que le fils d’une femme de ménage de la base militaire. Jusqu’au jour où un robot le choisit.

Mech Academy, c’est une histoire de robots et d’humains, d’amitié et de fusion entre les deux. Comme on en a déjà vu au cinéma, façon Michael Bay. Sauf qu’ici ce n’est pas lui qui est aux commandes de ces jouets grandeur nature que tous les enfants des années 80 ont rêvé d’avoir dans leur jardin. Avec Greg Pak au scénario, c’est Takeshi Miyazawa qui y met les formes tandis que Triona Farrel y met les couleurs.

Alors, sur papier, les thèmes ne sont pas inintéressants : les défis pour la jeunesse, la rivalité de ces mêmes très jeunes héros, le sentiment de ne pas être à la hauteur car membre d’une classe inférieure à celle des héros, le précepte de Spiderman (« un grand pouvoir implique de grandes responsabilités »), le sens de l’exploit et celui du sacrifice, la fidélité qui va contre les ambitions et vice-versa, les émotions de ce qui peut sembler n’être qu’une machine… Sur papier brouillon seulement, car sur le papier final de cette histoire épique, tout semble survolé et caricatural.

C’est également peu lisibles au niveau graphique, de quoi donner l’impression au lecteur qu’il manque des cases et des clés de compréhension. Après deux tomes, cette Mech Academy reste peu consistante et peu originale au vu des différentes oeuvres mettant en action des robots qui l’ont précédé. Reste l’un ou l’autre personnage secondaire sympathique. Sans nul doute, la plus grosse déception de cette collection. Le troisième titre est déjà paru, nous ne l’avons pas lu.

Série : Mech Academy

Trois tomes parus (deux tomes chroniqués)

Scénario : Greg Pak

Dessin : Takeshi Miyazawa

Couleurs : Triona Farrell

Traduction : Basile Béguerie

Genre: Science-fiction

Éditeur: Casterman

Collection : Paperback

Éditeur VO : Boom! Studios

Nbre de pages: 104

Prix: 14€

Date de sortie: le 02/05/2018 et le 26/09/2018

Extraits : 

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