Le Scorpion aura une vie après Marini, toujours avec Desberg et avec Luigi Critone : « Nous avons imaginé une fin qui aurait été similaire à une fin de série »

« Un cavalier, qui surgit hors de la nuit, Court vers l’aventure au galop, Son nom, il le signe à la pointe de l’épée… » d’un S qui veut dire Scorpion. Cinq ans après sa précédente aventure, le héros de moins en moins anonyme de Stephen Desberg et Enrico Marini revient dans ce qui aurait pu être son baroud d’honneur. Dans le questionnement des auteurs sur la manière de continuer ou pas la série, Armando Trebaldi a bien failli s’en sortir plus mort que vif. Mais n’est-ce pas la fin d’un monde après le grand ménage que ce douzième album. Interview avec les deux auteurs, dont Enrico Marini qui tire sa révérence, du moins sur la série classique.

(Photos de couverture : © Cécile Gabriel et Rita Scaglia)

© Enrico Marini

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Bonjour à tous les deux, ça y est, le Scorpion fait son grand retour, cinq ans après La neuvième famille, dans ce qui semble être un nouveau départ. Stephen, cela fait longtemps que ce scénario est écrit ?

Stephen : Ça fait pas mal de temps, en effet. J’avais mis sur papier les réponses aux questions, pour boucler le tout. Et comment ça se passait. Mais nous avons eu une longue période qui ne ressemblait ni à un désaccord ni à un accord clair et net. C’est après que les détails ont trouvé leur place.

Enrico Marini : Nous parlions de terminer la série. Mais ça aurait été malheureux de fermer complètement la porte. On ne pouvait pas. Et l’interruption « Batman » est venue assez vite, une véritable opportunité reportant les décisions.

© Enrico Marini

En tout cas, vous, Enrico, c’est votre dernier album du Scorpion en tant que tel ?

Enrico : Oui, le dernier dans la série-mère mais je ne dis pas adieu à cet univers. Il y aura peut-être l’un ou l’autre one-shot.

Comme ?

Enrico : Nous avons des idées mais il est encore un peu tôt pour en parler. Ce sont des faits indépendants, qui ne gêneront pas la continuité de la série-mère. Ça n’interférera pas. Sans être un prequel, ils pourront enrichir le sous-texte, raconter des choses sur l’origine des personnages, le comment ils sont devenus ce qu’ils sont. Ce sera sans doute un autre format et leur lecture sera laissée au choix du lecteur puisqu’ils ne seront pas essentiels à la compréhension de l’histoire développée dans la série originelle. Mais ce ne sera pas avant que mon successeur n’ait réalisé trois ou quatre tomes.

© Enrico Marini

Justement, qui est-il ?

Stephen : Il est connu, Luigi Critone vient de commencer le treizième tome qui sera là dans un an, si tout va bien. Enrico l’a repéré assez tôt.

Enrico : J’avais vu ses illustrations, son album avec Ayroles, 7 Missionnaires. Je l’avais contacté pour un éventuel passage de témoin. Le contact avait été très chouette mais Luigi n’avait pas trop le temps. Nous en étions restés là. Quand il a été question de passer réellement le flambeau, nous nous sommes rendu compte qu’Yves Schlirf, notre directeur éditorial, l’envisageait également. C’était un ami de Théo qui a repris le dessin de Murena. En fait, nous étions tous déjà un peu en contact. Du coup, Stephen a posé la question à Luigi. Moi, je n’osais plus l’appeler (rires).

Stephen : Nous nous étions mis d’accord. Il ne fallait pas que le nouveau dessinateur fasse une copie mais qu’il soit dans la même famille qu’Enrico. Il fallait une vraie personnalité qui favorise la création. Et il n’y avait pas 36 personnes qui correspondaient. Nous nous sommes mis aux premières loges pour voir comment prenait l’alchimie.

Enrico : L’avantage, c’est que c’est le début pour lui, il est plein d’enthousiasme. Ça aurait été beaucoup plus dur s’il avait dû reprendre au douzième tome. Mais après, le moment était opportun pour céder le relais.

© Enrico Marini

Votre adaptation de Batman, dans un autre format, n’a-t-elle pas eu un impact sur ce nouvel album ? Avec plus de grandes images ?

Enrico : Je ne crois pas, j’ai toujours aimé les grandes images. Mettre 5 à 7 cases par page. Par contre, ici, pour compenser la longue attente, nous avons opté pour un 62 planches. Avec quelques pages qui ont pris plus d’espace. J’aime montrer les décors. Mais globalement, je ne pense pas avoir changé la manière dont je découpe les albums du Scorpion. Ma technique est toujours la même. Peut-être y’a-t-il plus d’ombre mais parce que la teneur de l’album l’exigeait, c’est la fin d’un cycle et notre personnage ne va pas en sortie indemne.

Avec un jeu d’opposition. Notamment en termes de famille. Votre personnage doit trimbaler un enfant dans son sillage et en même temps refuser sa filiation: « Je ne suis pas un Trebaldi, je ne suis l’héritier de personne. »

Stephen : Il fallait aller au bout de chose. Et en refusant son héritage, Armando allait le payer. Comme d’autres. Le propos est moins optimiste que dans ces livres où le héros s’en sort sans conséquence. Ici, il y en a.

© Enrico Marini

Quant à l’enfant, le Scorpion n’a pas grande confiance en Marie-Ange qui le lui a confié. Il n’est pas convaincu que ce soit son fils, est méfiant. Mais il y a cette ambiguïté. Et si elle ne lui mentait pas. Pendant ce temps-là, Mejaï est bel et bien enceinte, mais Armando l’ignore totalement.

Enrico : Il peut avoir un doute. Il n’avait pas envie de le prendre avec eux, mais d’un autre côté il ne veut pas le laisser pour cible d’assassins. Au final, c’est le Hussard qui le pousse à s’en occuper, lui fait des leçons de morale. C’était bien que cette grosse brute montre de quoi elle est faite.

© Enrico Mariniay
Wip de la couverture de l’album édition spéciale Fnac © Enrico Marini

Il ne faut jamais avoir peur de remettre son héros à sa place ?

Enrico : Non, du tout. D’autant qu’Armando est obsédé par sa vengeance, son envie de savoir.

Stephen : Il a fait beaucoup d’erreurs. Il n’a pas eu un destin facile, dès le début de sa vie, avec de gros problèmes d’identité. Sa mère est morte, il n’a pas connu son père. Il faut les épaules pour supporter ça.

© Enrico Marini

Cet enfant, comment l’avez-vous incarné dans ce monde de brutes qui tranche complètement avec son univers aristo ?

Enrico : Oh, j’ai eu assez facile à le concevoir.

Stephen : Dans la logique des films de cape et d’épée, Enrico a une certaine fascination pour Les contrebandiers de Moonfleet.

Enrico : C’est vrai, dans ce film, l’histoire est racontée du point de vue d’un enfant, John Mohune. Dans l’ambiance, les costumes, les acteurs, c’est une des influences du Scorpion. Cela dit, ce n’est pas récent et je ne pense pas que l’image de cet enfant soit entré en ligne de compte pour imaginer le nôtre. Son graphisme est venu assez vite pour respecter son caractère : imbus de lui-même, casse-bonbons et formaté par la haute société dans laquelle il a grandi.

© Stephen Desberg / Enrico Marini chez Dargaud

Stephen: Et dans le tome 33, nous mettrons une marmaille dans les pieds d’Armando ! (rires)

Et vous percez ce qu’est le secret des Trebaldi.

Stephen : Le Scorpion a toujours poursuivi sa quête de liberté, il voulait grandir en dépit de la marque du diable qui l’excluait. Il a un côté libre-penseur. Mais il y a la pression, les choses ont changé, il se rend compte qu’il est un Trebaldi. Il doit percer le secret, le pourquoi du pouvoir de cette famille qu’il haït tant.

© Enrico Marini

Depuis qu’il est question de mettre fin à la série, on s’est pris au jeu. Chaque album est susceptible d’être le dernier. Et ça aurait très bien pu être la fin de l’aventure, ici. À l’avant-dernière planche.

Enrico : Mais on a imaginé cette fin qui aurait été similaire à une fin de série. Mais nous avions trouvé Luigi qui était déjà au boulot.

Stephen : Puis, dans Le Scorpion, à l’inverse d’autres séries, nous avons exploité la même thématique depuis le début. Nous n’avons pas fait le tour, ni du personnage, ni de l’époque. Je suis content de boucler toutes les pistes de cette première intrigue pour passer à autre chose.

L’alternative, et c’est ce que nous avons pensé faire un moment, c’était de terminer Le Scorpion avec les tomes 13 et 14. Nous avons décidé au début de ne pas arrêter au tome 12. S’il fallait quatre à cinq ans à Enrico pour chaque tome, la série serait-elle encore viable dans l’attente ? Nous nous sommes posé la question.

© Stephen Desberg / Enrico Marini chez Dargaud

Netflix, les séries télé sont passés par là.

Stephen : Oui, et les coffrets qu’on en tire. Cela dit, l’esprit feuilletonnesque n’a pas totalement disparu. La preuve en est avec les Indes Fourbes. Il y a quelques années, l’album d’Ayroles et Guarnido aurait été saucissonné en plusieurs tomes.

Avec un côté plus que jamais Indiana Jones dans cet album.

Stephen : C’était une de nos références quand nous avons créé ce héros. Son côté archéologue. Mais aussi libertin, ce qu’il sera moins dans la suite. Il sera plus mature, de par les événements qu’il a traversés. J’avais envie depuis longtemps d’enfin exploiter cet aspect. Je me suis attaché au personnage en cours de route, aller au bout des pistes me permettrait d’aller ailleurs. En fait, je n’ai jamais vraiment pensé arrêter la série. Mais, c’est plus facile pour moi qui suis scénariste et peux imaginer d’autres scénarios à côté. Là où Enrico est confronté à ce qui lui est possible de faire en tant que dessinateur et doit faire des choix. Mais qui garde la possibilité de revenir quand il voudra.

© Enrico Marini

Enrico : Indiana Jones, c’est vraiment l’idée de départ de la série, mais au XVIIIe siècle. La conclusion de ce grand arc va permettre à Stephen d’exploiter d’autres facettes du personnage, et notamment celle-là, celle de chasseur de trésor et de pilleur de tombes. Mais aussi le passionné romantique, l’épris de culture. Le Scorpion, ce n’est pas que du cape et d’épée.

Comment avez-vous élaboré cette couverture, votre dernière ? Il y a tellement d’éléments dans cet album que j’imagine un choix cornélien.

Enrico : J’étais parti sur une autre idée. Comme je savais que ce serait mon dernier album, j’ai voulu faire une variante de la toute première couverture du Scorpion. Avec l’épée placée de manière frontale. Le même concept, le même positionnement. J’en ai parlé à l’éditeur qui était réticent, à raison : cela faisait trop couverture de fin, justement.

Du coup, je me suis éloigné de l’image très graphique, posée et symétrique que j’imaginais. J’ai opté pour une couverture sans doute plus sombre que les précédentes pour amener le drame, l’action. Le personnage principal est entouré de personnages costumés, mystérieux. Des sortes d’oiseaux, rapaces, des gardiens du temple.

© Enrico Marini

Le bandeau-titre, ça influence ou pas la manière de concevoir une couverture ?

Enrico : Avec un bandeau, on peut presque faire tout ce qu’on veut. Cela dit, je ne suis pas content de toutes les couvertures que j’ai pu réaliser dans ma carrière. Parfois, il y a une bonne idée, d’autres fois, pas. Le bandeau, c’est déjà une marque, un repère. En dessous de celui-là, on n’est pas obligé de toujours dessiner le héros. On peut placer des adversaires, une héroïne, un portrait ou une scène d’action. Notez que dans IRS, c’est à chaque fois Larry Max, quand même, qui a droit à la couverture.

Vous parliez d’oiseaux, il y en a beaucoup dans la volière autour de laquelle se joue l’action finale.

Stephen : … qui ont beaucoup embêté Enrico.

Enrico : J’en ai raté un que j’ai dû retoucher. Si ces oiseaux sont symboliques, ont une signification, il y a plus intéressant à dessiner, pour moi. Stephen a eu vite écrit cette séquence. Par contre, pour le dessinateur… Je me suis posé mille questions. Quel genre d’oiseaux pouvait-on trouver en Europe ? Comment les approcher ? Ne sont-ils pas trop exotiques. Puis, dans une volière, quand il n’y a qu’un type d’oiseau, on ne risque pas grand-chose. Mais à plusieurs espèces, arrivent-ils à vivre ensemble ou les relations sont-elles conflictuelles ? Dans quelle volière, correspondant à l’époque visitée, les enfermer ? Bref, quand on veut être réaliste, on perd beaucoup de temps. Après, s’il faut se tromper, je préfère que ce soit sur une case que sur toute une scène.

© Stephen Desberg / Enrico Marini chez Dargaud

Cela dit, Frank Pé aurait adoré travailler là-dessus. Autant j’aime les aigles, les faire survoler Les aigles de Rome, autant les autres oiseaux, ce n’est pas pour moi.

Mais vous n’êtes pas déçu, dans ce nouvel album, de ne pas avoir pu dessiner Mejaï ?

Enrico : Nous venions de la faire partir, ça n’aurait pas eu de sens de la ramener.

Oui, parce que vous faites le grand ménage dans cet album !

Stephen : Nous avons pas mal discuté de l’évolution de la relation entre les deux personnages. Nous parlions de la tuer. Une relation de couple aurait peut-être été stérile. En réalité, nous ne savions pas trop. Mais Mejaï, c’était l’occasion d’incarner un personnage féminin dans l’histoire. En tout cas, ça dérangeait Enrico de la faire disparaître. Elle fait partie du paysage. Puis, on s’attache aux personnages.

© Enrico Marini

Du coup, nous avons décidé de lui donner des buts, qu’elle puisse décider de son propre destin. Si elle porte un enfant, elle n’a pas envie que celui-ci soit, plus tard, nourri par les problèmes du Scorpion. La faire partir a été radical, il y a un intérêt pour le diptyque suivant. Ça redonne de la dimension à Mejaï, ça la réaffirme comme une femme dont le Scorpion ne va pas pouvoir jouer à sa guise. Elle prend là une décision de mère.

Autre dynamique dans cet album, ce voyage entre la volonté de l’oubli, chère au Scorpion, et l’oubli total du Chevalier de Trèfle qui court après sa mémoire. Sous ses allures de méchants, il est très touchant ce personnage, non ?

Enrico : Nous pensions le développer plus sur la durée. Mais, qui sait, s’il y a plus d’albums et s’il survit. En fait, à partir du moment où nous programmions la fin de ce grand cycle au tome 12, nous avons moins joué avec.

Stephen : C’est vrai que cette idée du personnage sans mémoire allait en contradiction avec Le Scorpion dont la vie est basée sur une mémoire fragmentée mais qui est capable de se souvenir de tous les événements tragiques qui l’ont parsemée.

© Stephen Desberg / Enrico Marini chez Dargaud

Enrico: C’est un adversaire iconique. Là où le premier personnage que nous avions imaginé à la place du Chevalier était un tueur basique, juste un instrument, un homme de main. Ici, Trèfle a une motivation: le secret des Trebaldi qui lui garantit l’espoir de recouvrer la mémoire.

La suite pour vous deux, quelle est-elle ?

Enrico : Je commence Polar. Le scénario était écrit depuis un moment, je l’ai retravaillé. Puis, il y a toujours Les aigles de Rome.

Noir © Enrico Marini

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Stephen : De mon côté, il y a plusieurs projets.

Le lion de Juddah avec Hugues Labiano chez Dargaud en janvier.

En voici le résumé donné par l’éditeur. Dans les années 1920, au Kenya puis en Éthiopie, John Wallace, un colon anglais suspecté de meurtre est arrêté. Envoyé dans une prison dans laquelle il est soumis au travail forcé, il survit dans des conditions éprouvantes avant de réussir à s’échapper. Une mystérieuse femme noire part à sa poursuite, le traquant sans relâche: elle seule sait qui est réellement Wallace et d’où lui vient cette force digne d’un lion! Leur antagonisme cache en fait un terrible secret et la même volonté de liberté et d’absolu qui les entraînera au fin fond de l’Afrique.

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Puis, avec Émilio Van Der Zuiden, nous avons réalisé Les anges d’Auschwitz, un one-shot de 72 pages chez Paquet et qui devrait sortir à la mi-février. Mon voyage a Auschwitz en 2017 m’a terriblement marqué et m’a inspiré une fiction, pas basée sur un récit véridique mais très ancrée dans les événements qui se sont déroulés dans les années 40 puis 50. Pour ce projet, Van Der Zuiden a laissé tomber son style habituel, se rapprochant de la ligne claire.

Les anges d’Auschwitz © Stephen Desberg/Emilio Van der Zuiden

Voilà le résumé donné par l’éditeur : La vie s’écoulait paisiblement à Varsovie en cet hiver 1929. Une famille heureuse, loin de se douter que cette paix ne durera pas longtemps. 1939, l’invasion allemande. Les juifs sont conduits dans le ghetto, première étape avant les camps… Auschwitz, l’horreur. Alors si un ange se présente à vous, il ne faut pas le laisser s’envoler. Elle s’appelait Hannah, et ce fut mon ange. Mais que peut un ange face à la barbarie, à l’indicible, au pire…

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Enfin, il y a Oliver Page et les tueurs de temps chez Glénat, avec Griffo, deux albums qui sortiront à un mois d’intervalle, en janvier et février chez Glénat. C’est un diptyque, je ne suis pas sûr qu’on ira plus loin. Mais c’est une approche particulière du voyage dans le temps. Pour ces deux albums, nous avons collaboré avec le coloriste Felideus (qui a signé les couleurs des Chevaliers d’Héliopolis) qui a réussi un travail remarquable, donnant de la présence au dessin de Griffo.

Je ne sais pas s’il y aura d’autres projet avec Griffo, si oui, j’aimerais le faire travailler de manière plus graphique, dans le style de ses aquarelles vénitiennes que j’ai découvert à l’occasion de sa dernière exposition. C’est très intéressant et inspirant.

Mais j’aime beaucoup ce que nous avons fait sur Oliver Page, cela dit !

Merci à tous les deux et longue vie au Scorpion, alors !

Série: Le Scorpion

Tome: 12 – Le mauvais augure

Scénario: Stephen Desberg

Sessin et couleurs: Enrico Marini

Genre: Aventure, De cape et d’épée

Éditeur: Dargaud

Nbre de pages: 64

Prix: 14€

Date de sortie: le 15/11/2019

Extraits :

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