PREVIEW| Sous le pinceau de Luigi Critone, le Scorpion se dévoile et retrouve Méjaï, pour le pire et… la terreur

Alors que Enrico Marini a quitté le bateau de son personnage phare au nom venimeux, tout en s’autorisant d’y revenir, Le Scorpion vivra de nouvelles aventures, toujours scénarisée par Stephen Desberg, sous les traits et les aquarelles de Luigi Critone. Une reprise sur du velours tant, depuis quelques semaines, les images que fait « fuiter » le dessinateur italien sur les réseaux sociaux sont on-ne-peut-plus-séduisante. Aperçu et résumé de ce treizième tome qui ne semble pas maudit et arrivera le 13 novembre dans les librairies sous le titre : Tamose l’Égyptien.

« Istanbul. Armando Catalano, alias Le Scorpion a retrouvé la trace de Méjaï. Il veut savoir ce qu’est devenu leur enfant. Mais la gitane n’hésite pas à use de ses poisons, et il perd connaissance. Quand il revient à lui, il apprend qu’il est accusé d’assassinat. Livré à la cour du sultan, il est sauvé par un eunuque qui le conduit jusqu’à sa maîtresse, une femme mystérieuse, surnommée « la Sabbatéenne ».  Pour nous mettre l’eau à la bouche, le résumé accompagnant le programme des parutions d’octobre, novembre et décembre de Dargaud, destiné à la presse, n’y va pas par quatre chemin tandis que la couverture de ce treizième tome voit un Scorpion être dans l’impasse, au-dessus du précipice.

« Nous n’avons pas fait le tour, ni du personnage, ni de l’époque. Je suis content de boucler toutes les pistes de cette première intrigue pour passer à autre chose. », il y a quelques mois, lors de la sortie du précédent tome, c’est ainsi que Stephen Desberg, aux côtés d’Enrico Marini, racontait ne pas avoir pu en finir avec Le Scorpion et l’avoir confié à Luigi. Aussi, avions-nous parlé de Méjaï, absente de cet album d’au revoir de Marini. « Nous venions de la faire partir, ça n’aurait pas eu de sens de la ramener. », avait expliqué celui qu’on attend désormais dans le registre du polar. Et Stephen Desberg d’argumenter. « Nous avons pas mal discuté de l’évolution de la relation entre les deux personnages. Nous parlions de la tuer. Une relation de couple aurait peut-être été stérile. Mais Mejaï, c’était l’occasion d’incarner un personnage féminin dans l’histoire. »

© Luigi Critone

« En tout cas, ça dérangeait Enrico de la faire disparaître. Elle fait partie du paysage. Puis, on s’attache aux personnages. Du coup, nous avons décidé de lui donner des buts, qu’elle puisse décider de son propre destin. Si elle porte un enfant, elle n’a pas envie que celui-ci soit, plus tard, nourri par les problèmes du Scorpion. La faire partir a été radical, il y a un intérêt pour le diptyque suivant. Ça redonne de la dimension à Mejaï, ça la réaffirme comme une femme dont le Scorpion ne va pas pouvoir jouer à sa guise. Elle prend là une décision de mère. »

© Stephen Desberg/Luigi Critone chez Dargaud

Quant à Luigi, interrogé sur le sujet lors de la sortie d’Aldobrando, il nous avait livré son ressenti. « Évidemment, c’est une grosse pression. Mais ça fait du bien, ça me pousse à progresser. C’est très important d’avoir des défis. La bande dessinée demande beaucoup de travail et de patience. Parfois, on risque de s’arrêter sur ce qu’on a acquis, alors les difficultés et les contraintes aident à rester vigilant. (…) J’admirais déjà le travail d’Enrico quand j’habitais Florence, il y a longtemps. Le Scorpion était traduit en italien. Par contre, je n’aurais jamais imaginé à l’époque qu’un jour on m’en confierait un album ! Évidemment je me sens très honoré d’avoir été choisi par Enrico et Stephen pour reprendre la série. Le Scorpion est un personnage très intéressant, qui évolue et gagne en profondeur au fil des albums. C’est dans cette direction qu’on envisage la suite avec Desberg, je ferai de mon mieux pour être à la hauteur. »

Submergé de boulot, Luigi avait pourtant dû refuser une première demande d’Enrico Marini qui cherchait un dessinateur à qui passer un hypothétique relais. La deuxième proposition, de Stephen Desberg, appuyé par Yves Schlirf, fut la bonne. Comme en témoigne Stephen, toujours lors de notre dernière rencontre. « Nous nous étions mis d’accord. Il ne fallait pas que le nouveau dessinateur fasse une copie mais qu’il soit dans la même famille qu’Enrico. Il fallait une vraie personnalité qui favorise la création. Et il n’y avait pas 36 personnes qui correspondaient. Nous nous sommes mis aux premières loges pour voir comment prenait l’alchimie. » Dans un Moyen-Orient ne souffrant pas de la distanciation sociale, entre un café et un marché, dans le désert à dos de dromadaire ou dans une cave pleine de sarcophages: on confirme, de ce qu’on en voit, ça prend diablement bien.

Ah oui, en plus de la page Facebook du dessinateur italien qui nous régale, BDnet a dégoté une première planche de cet album. Dans le feu de l’action. Verdict dès le 13 novembre, donc. Certains bédéphiles demandent déjà un artbook ou un carnet de croquis.

© Stephen Desberg/Luigi Critone chez Dargaud

Série: Le Scorpion

Tome: 13 – Tamose l’Égyptien

Scénario: Stephen Desberg

Dessin et couleurs: Luigi Critone

Genre: Aventure, Cape et épée

Éditeur: Dargaud

Nbre de pages: 48

Prix: 12€

Date de sortie: le 13/11/2020

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