On retrouve le meilleur de la plume de Sarah Lark dans Fleurs de feu : un vrai bonheur

Mais quel plaisir immense de retrouver le meilleur de la plume de Sarah Lark! Ces Fleurs de feu nous permettent de retourner dans la Nouvelle-Zélande du 19e siècle. Celle des immigrants européens qui rêvent d’une terre de cocagne. Mais la vie y est rude et les désillusions sont nombreuses. Et pourtant Sarah Lark nous emporte avec elle dans cette époque et ces lieux lointains. On adore ça. J’ai d’ailleurs tout lu et tout chroniqué des Sarah Lark paru en français ! Après la Saga des îles qui faisait une étape dans les Caraïbes, on retrouve toute l’atmosphère de la saga du Nuage blanc et de la Saga Morie qui nous avaient tant séduits. Ces femmes fortes, ces femmes libres qui, de manière explicite ou plus discrète, nagent à contre-courant. Ces femmes qui font rêver par leur évolution. Ces femmes qui font trembler par leurs émotions. J’adore Sarah Lark et c’est un plaisir immense que de retrouver cet univers quelle sait si bien conter. De plus, Fleurs de feu s’inspire de faits historiques. C’est l’occasion de se documenter avec passions et aventures. On tremble, on espère, on s’étonne, on apprend, on se languit, on s’impatiente, on se questionne, on se passionne…. Tout est dans ce roman !

« 1837. L’espoir d’une vie meilleure pousse Ida et ses parents à partir à l’autre bout du monde, en Nouvelle-Zélande. Quand leur navire, accoste enfin au sud de l’île, les colons s’installent dans un village de pêcheurs. Et Ida déchante. Non seulement est-elle mariée de force à un homme qui se révèle brutal, mais la vie aus ein de cette communauté rigoriste, y est tout aussi dure qu’en Europe. Par chance, Ida se lie avec Cat, qui n’a pas non plus été épargnée par le destin. Les deux jeunes femmes vont dès lors se soutenir. Et, qui sait, trouver enfin le bonheur… Le premier volet de cette nouvelle saga n’est pas sans rappeler Le Pays du nuage blanc, l’immense succès de Sarah Lark. »

C’est dans une communauté luthérienne non réformée que démarre cette histoire. Ceux qui connaissent un peu le sujet, imaginent aisément qu’on n’y rit pas tous les jours. Ida est une jeune écolière qui est très douée pour l’apprentissage mais qui devra bientôt abandonner sa scolarité parce que les filles ne doivent pas en savoir trop… Et parce que son rôle est de tenir le ménage de son père, éduquer ses frères et soeurs et épouser le bon luthérien qu’on aura choisit pour elle.

Mais Ida est secrètement amoureuse de Karl, un journalier sans le sou. Et quand son père décide d’émigrer, avec une grande partie de sa communauté religieuse, en Nouvelle-Zélande, Ida glisse un prospectus publicitaire sous la porte de Karl… En espérant que ce dernier trouve un moyen pour embarquer sur le navire qui les attend à Hambourg.

Arrivés sur l’île du sud, les nouveaux colons attendent qu’on leur attribue une terre, comme cela était convenu avec la New Zealand Company. Mais rien ne se passe comme prévu. L’aventure commence alors et on tremble avec les héroïnes et les héros créés pour nous par Sarah Lark.

Pourquoi j’aime autant ces romans d’aventures, classés souvent comme « de la littérature pour bonnes femmes »? Parce qu’il y a tellement d’éléments à l’intérieur. Les combats et les parcours de plusieurs personnages, les sentiments, les déboires, la manière dont ils choisissent de se relever ou de contourner un obstacle. L’évolution de ces colons entre leur vie européenne et ce qu’ils deviennent. Le temps qui passe et un pays qui se construit. L’histoire de ce peuple Maori qui m’intrigue, qui m’inspire. L’histoire de ce pays situé à l’autre bout de la terre et qui nous ressemble par bien des aspects. La force de ce pays, des éléments et de ces femmes et hommes qui ont choisi de partir loin de chez eux. Les grands espaces. La liberté de ces femmes qui est plus forte que l’époque. Les caractères et le fait que certains personnages restent « mauvais » jusqu’au bout….

Je ne connais pas d’autre auteure qui rende aussi bien l’ambiance d’un siècle, d’une époque et les libertés, les enjeux que vont devoir surmonter les personnages. C’est à la fois historique et romantique, aventureux et passionnant, un drame et une épopée. Bref, j’adore le style de Sarah Lark qui nous livre ici un roman à la hauteur de ses plus grands succès.

Une fois de plus, c’est une réussite et le seul regret qui vient avec cette lecture est de devoir attendre plusieurs mois avant de pouvoir prolonger la compagnie d’Ida, Cat, Karl et Chris…au-delà du temps et de l’espace. J’ai adoré, j’ai tremblé, j’ai espéré, j’ai aimé, … pleinement !

Chroniqué de la même auteure sur Branchés Culture :

Une trilogie pour s’évader, Sarah Lark en guise d’éclaireuse.

Passions, amours et grands espaces : deux romans de femmes d’ailleurs : Les fleurs sauvages des bougainvilliers et Les rives de la terre lointaine

Encore un peu de bonheur, de Nouvelle-Zélande, de femmes libres et passionnées avec Sarah Lark.

Comme un adieu à Lizzie, Michael et la Nouvelle-Zélande, guidé par Sarah Lark dans Les larmes de la déesse Maorie.

L’île aux mille émotions, aux milles sources de Sarah Lark

Voyage au 18ème siècle sur l’île d’Hispagnola avec Sarah Lark pour guide.

Auteure : Sarah Lark

Titre : Fleurs de feu

Editions : L’Archipel

Sorti le 12 mai 2021

Nbre de pages : 640

Prix : 24 €

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