Voyage au 18ème siècle sur l’île d’Hispaniola avec Sarah Lark pour guide

Après L’île aux milles sources et sa Jamaïque, c’est au tour de l’île voisine d’Hipaniola d’accueillir les protagonistes de l’histoire racontée pour nous par Sarah Lark. C’est avec un plaisir immense que l’on retrouve Nora et Doug, mais au second plan de cette histoire qui s’ancre dans le présent de Deirdre, le petite fille devenue femme. Comme toutes les sagas de Sarah Lark, chaque tome est l’occasion de faire plus ample connaissance avec la génération suivante, sans jamais perdre de vue celle que nous avions précédemment tant aimée. C’est encore une réussite, un sans-faute pour l’auteure qui a le don et le talent de nous emporter dans les lieux et des époques si lointaines. Un deuxième tome plus lumineux aussi.

« Jamaïque, 1753. Deirdre, la fille de Nora et de l’ancien esclave Akwasi, vit dans la plantation de sa mère et de son beau-père. Les garçons de l’île, fascinés par la jeune métisse, ne cessent de lui tourner autour. Mais Deirdre n’a d’yeux que pour un seul homme, le Dr Victor Dufresne… 

Après l’île aux mille sources, Sarah Lark entraîne de nouveau ses héroïnes dans les décors enchanteurs des îles caribéennes. Mais, sous les tropiques, le temps comme le destin se montrent parfois capricieux… »

Il n’est pas indispensable, ni nécessaire, d’avoir lu le premier tome (L’île aux mille sources) pour savourer le plaisir et la compréhension de l’histoire de Deirdre. Mais je ne peux que vous conseiller de vous y plonger, avant ou après la lecture de L’île de la Mangrove rouge. Si non, ce serait vous priver du talent de l’auteure, de l’évasion qu’elle vous propose et de la rencontre avec Nora et Doug.

Mais parlons de l’île de la Mangrove rouge qui fait l’objet de cette chronique. Deirdre est plus libre que sa mère Nora. Elle est volontaire, habituée au luxe mais aussi passionnée. Et le récit en est d’autant plus lumineux.

Bien sûr, l’histoire se déroule dans le climat de tension précédant la rébellion des esclaves et la libération de ceux-ci. Révolution qui intervint en 1794. Nous sommes donc dans les années où les empoisonnements sont légion, où les esclaves fomentent diverses attaques et résistance envers leurs maîtres et où Deirdre et Victor, son époux, ne peuvent partager les opinions des autres blancs. Mais, malgré la rudesse des traitements dans les plantations et dans les maisons, l’espoir est présent. Comme une lumière qui inonde les pages. La lecture est donc plus légère que pour le premier tome, plus sombre.

Et puis l’auteure nous raconte aussi des histoires d’amour, des histoires de passion, des histoires de pirates. Oui, vous avez bien lu, des pirates. Mais pour en savoir plus sur Black Ceasar et Bobbie le canonnier, sur les abordages et les trésors, il vous faudra le découvrir par vous-même.

C’est un super roman pour l’été, confiné ou non. Ne passez pas à côté. De toute façon, je suis une inconditionnelle de Sarah Lark, je ne pourrais vous écrire autre chose. D’autant qu’avec ce récit, elle confirme, une fois de plus, son talent pour narrer des histoires historiques.

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Auteure : Sarah Lark

Titre : L’île de la mangrove rouge

Editions : L’Archipel (roman)

Sorti en juin 2020

464 pages

Prix : 23 €

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