Quand la science joue avec la génétique, c’est la cata, c’est Gataca qui emmène Sharko et Henebelle, Runberg et Brahy de la préhistoire à la jungle moderne

© Runberg/Brahy/Facio chez Philéas

Ils se sont trouvés dans des circonstances dramatiques, et ce n’est pas près de s’arranger. Après avoir conquis le lectorat des romans de Franck Thilliez (et avant le petit écran, sur TF1, avec Vincent Elbaz et Jennifer Decker, entourés d’Emmanuelle Béart, Kool Shen, Michèle Bernier, Richard Bohringer… sous la houlette de Mathieu Misoffe), Sharko et Lucie Henebelle sont bien partis pour avoir une longue vie en BD. Avec Gataca, voilà déjà le deuxième tome de leurs aventures  bientôt  soutenues et dont on sort difficilement indemne tant elles appellent aux plus bas instincts de l’être humain, même s’il a parfois des bonnes intentions.

À lire aussi | Des adaptations BD oui mais des polars #3: les débuts de Philéas, gravés dans le sable ou sur la rétine par le Syndrome [E]

À lire aussi | Le thriller cliffhanger de Franck Thilliez : Le syndrome [E]

À lire aussi | Plongée passionnante et romancée dans l’univers du biohacking en compagnie de Franck Thilliez : LUCA

À lire aussi | ANGOR de Franck Thilliez : un thriller moyen mais des personnages qu’on adore

© Runberg/Brahychez Philéas
© Runberg/Brahy/Facio

Résumé de l’éditeur : Quel lien entre onze psychopathes gauchers et l’homme de Cro-Magnon ? Alors que Lucie Henebelle peine à se remettre de ses traumatismes, l’ex-commissaire Sharko se voit relégué à des enquêtes de seconde zone. Telle la découverte du corps de cette jeune scientifique, battue à mort par un grand singe. À nouveau réunis pour le pire, les deux flics plongent aux origines de la violence, là où le génome humain détermine son avenir : l’extinction.
Bienvenue à GATACA…

© Runberg/Brahy/Facio chez Philéas

Il était écrit que Franck Sharko et Lucie Henebelle se retrouveraient. Oh, pas de gaieté de coeur a priori pour la première, qui doit se remettre de la mort de ses deux filles tout en ayant du mal à ne pas voir le lieutenant comme responsable. C’est absurde, mais s’il n’avait pas été là sur cette plage où l’enfer a commencé, alors que leur histoire d’amour débutait, le drame aurait été évité. Le meurtrier a bien été mis sous les verrous, mais comment voulez-vous effacer la douleur d’une mère. Encore plus quand cet homme fou à lier… s’ôte la vie, décision facile… mais cachant un lourd héritage? Datant de la préhistoire.

© Runberg/Brahy/Facio chez Philéas

Car dans la conjonction des éléments suspects et criminels, la mort d’une jeune chercheuse s’intéressant aux gauchers et le vol violent du corps d’un homme de Cro-Magnon, il semble qu’un serial killer soit passé à l’action. Pour qui, pour quoi? C’est ce que le duo d’enquêteurs fragilisés (Sharko, toujours accompagné de son amie imaginaire, matérialisant pour la BD son dédoublement de personnalités, excellente trouvaille) va tenter de percer, de la France à la jungle amazonienne.

© Runberg/Brahy/Facio chez Philéas

Dans la lignée de leur premier opus et l’ambiance glauque procurée par Hugo S. Facio, Sylvain Runberg et Luc Brahy continuent leur travail de sape de certitudes et des émotions mises à rude épreuves des deux héros d’un Thilliez parfait pour tirer les ficelles en mêlant sciences, ésotérisme et psychologie. Et en pesant le meilleur et le pire pouvant se produire d’actes désespérés pour faire avancer la recherche. Quitte à ce qu’il y ait des victimes collatérales. Les mines sont défaites, l’action fracassante. Le résultat est solide et rondement mené, alors qu’un troisième tome est déjà dans les tuyaux : Atomka.

Recherches © Brahy
Crayonnés © Brahy

Titre : Gataca

D’après le roman de Franck Thilliez

Scénario : Sylvain Runberg

Dessin : Luc Brahy

Couleurs : Hugo S. Facio

Genre : Enquête, Horreur, Thriller

Éditeur : Philéas

Nbre de pages : 104

Prix : 17,90€

Date de sortie : le 16/09/2021

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.