David Boriau et l’odyssée d’Obscurcia : « Si j’avais fait Toy Story, certains jouets ne bougeraient plus tellement on les a laissés à l’abandon »

En huit mois et trois chapitres (qui prennent vraiment supplément de sens et d’âme avec le dernier), la saga d’Obscurcia a été bouclée, peut-être trop vite à notre goût tant la porte était ouverte à bien des aventures et explorations du monde pensé par David Boriau et Steven Dhondt. Mais en levant un coin du voile sur un monde fantaisiste qui s’inspire pourtant diablement et redoutablement du nôtre et de notre rapport aux choses, aux objets, aux jouets, cette trilogie nous a submergés. Fidèle à ses démons et aspirations, David Boriau livre une fantastique odyssée qui vous changera peut-être à jamais. Nous l’avons rencontré.

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© Boriau/Dhondt/Guillo chez Delcourt

Bonjour David, la conclusion d’Obscurcia est parue il y a quelques jours. Mais, pour vous, c’est une longue histoire qui nous ramène il y a longtemps, chez un autre éditeur.

Chez Casterman. C’est sous l’égide de Didier Borg, qu’est né Obscurcia, dans une collection qui devait être liée au Last Man de Bastien Vivès et compagnie. Il devait y avoir trois albums, à la base, plus gros mais dans un format plus petit et en noir et blanc. Le premier album contenait l’équivalent des deux premiers tomes parus, ici, chez Delcourt. L’essence était de concevoir un projet hybride entre manga et franco-belge alliant un aspect cross-média.

La couverture du premier projet Obscurcia chez Casterman, selon le modèle de Last Man, volumineux et en noir et blanc. © Boriau/Stedho

C’est à dire qu’avant même de savoir si nos albums auraient du succès, nous en développions l’univers sur différents médias : un dessin animé, un jeu vidéo et un projet de long-métrage. Finalement, l’arrivée de Charlotte Gallimard à la tête de Casterman a remis en cause une série de projet, dont le nôtre. De la collection, seul Last Man a été développé, avec le succès que l’on sait.

Un développement graphique qui ne verra jamais la concrétisation © Boriau/Dhondt

En ce qui concerne Obscurcia, le projet a été stoppé net, alors qu’il était terminé et validé, que les libraires avaient eu des premières vues dessus. Mais il n’est jamais arrivé à l’imprimerie. Du coup, j’ai proposé le projet à d’autres éditeurs comme Delcourt et Glénat. Delcourt m’a suivi mais en revoyant la structure de la série : le premier tome devait être divisé en deux et un troisième tome clôturerait l’histoire. J’ai dû changer mon fusil d’épaule mais je suis vraiment content de ma trouvaille pour clôturer en étant cohérent avec l’ADN.

© Boriau/Dhondt/Guillo chez Delcourt

Quelle évolution devait suivre Obscurcia ?

Dans l’approche, de discussion avec Didier Borg. Nous voulions développer un univers riche. Un jeu vidéo pour smartphone dont le héros n’était pas forcément le héros de la bande dessinée mais un doudou. Quelques images doivent toujours traîner sur internet.

© Boriau/Dhondt

En série animée, nous avions évoqué l’aventure d’une jeune fille qui serait partie à la recherche de son père au pays des cauchemars. Une bande-annonce avait été réalisée par le Studio L’Enclume.

Quant au cinéma, nous nous serions raccrochés à la BD et intéressés à Nina, la soeur d’Alex, notre héros. Là où la série ciblait plus la jeunesse, ce récit aurait été une version plus sombre de l’univers. Le synopsis était prêt.

Même si le projet se concrétise, différemment, ça doit être frustrant de vous être arrêté à deux doigts d’un truc énorme, non ?

La frustration, j’y suis habitué. J’ai vécu pareil avec Inferni avec Grelin et Death Road avec José Garcia. Pour chacune de ces séries, le premier tome est paru. Il n’y aura pas de suite. Pour les deux, le storyboard était prêt. Pour Inferni, c’est dommage, je continue d’avoir des retours, il y a eu des conférences, des prix gagnés. Mais les chiffres ont parlé, trop faible que pour continuer.

Les BD tout public sont achetées par les parents. S’ils ne connaissent pas le projet, le visuel doit être rassurant… que le libraire, à son tour, confirme. Ou alors, pour contourner le problème et faire connaître le projet, le confirmer, il y a les magazines, comme Spirou. De moins en moins nombreux.

© Boriau/Grelin chez Jungle

Puis, il y a les prix. Inferni a reçu le prix Keranbulles 2018, attribué par quelque 250 collégiens issus de deux collèges brestois. Le public qui aurait pu acheter l’album. Mais ce ne sont pas eux qui l’ont acheté. Le monde de la bande dessinée jeunesse est très compliqué, il faut se placer.

Avec Death Road, j’ai fait une erreur monumentale. Mélanger comics et manga, ce n’était pas le bon choix. Je ne le referais pas. Maintenant que je sais ça, quand un projet me semble abouti, j’essaie de trouver la meilleure maison d’édition, celle qui sera en adéquation avec ce que raconte mon album. Et moi, j’essaie de tout lier le plus intelligemment possible. L’important, c’est d’aller au coup de coeur, à la passion, de révéler un univers qui soit assez riche et prometteur que pour les enfants y soient bien. Qu’ils aient envie d’y aller.

Comment est né Obscurcia, dans votre esprit.

C’est un de mes thèmes de prédilection. Dans ma famille, nous sommes une fratrie de cinq. Je suis le grand, celui qui protège ses petits-frères. L’histoire m’est venue de cette manière : un grand-frère qui doit chasser les cauchemars, les tuer même, de ses benjamins. Au début, je voyais quelque chose de réaliste. Chaque nuit, le héros se réveillait, jouait les justiciers même s’il n’y avait aucun cauchemar dans les parages. C’était trop écrit, pas assez visuel. J’ai été plus loin.

© Boriau/Dhondt
© Boriau/Dhondt

Comment ?

En pensant au projet crossmédia de Didier Borg et Jean-Philippe Thivet et en imaginant que, lorsqu’on rêve, des objets restent au pays des cauchemars. En fonction de l’attachement qu’on éprouve ou pas pour eux, les choses se passent différemment. Les objets prennent vie de différentes façons. J’ai fait se rejoindre ma première idée avec celle-là, Obscurcia prenait corps.

© Boriau/Dhondt/Guillo chez Delcourt
© Boriau/Dhondt/Guillo chez Delcourt

Des objets et, surtout, des doudous. Ceux-là que les enfants laissent tomber un beau jour.

Oui, je n’ai pas mis le doudou que j’avais quand j’étais enfant. J’y ai pensé, cela dit. J’ai surtout mis les doudous avec lesquels je racontais des histoires à mes frères.

© Boriaud/Dhondt/Guillo chez Delcourt

Certains sont bien réels, d’autres sont inventés ?

Certains sont évidents comme le petit singe qui est un Monchhichi. Un Pierrot fait aussi partie du casting. Puis, il y a cet ours super-géant qui se révèle être complètement obsédé. Mais, en réalité… je ne vous en dis pas plus, vous découvrirez pourquoi. Au fil de cette trilogie, le lecteur verra comment chaque objet conçoit son lien avec l’humain. Inutile de vous dire aussi que l’importance accordée à certains objets peut être dangereuse.

© Boriaud/Dhondt/Guillo chez Delcourt

Steven Dhondt a aussi beaucoup inventé par rapport aux besoins de l’histoire. Nous avions déjà réalisé une histoire ensemble pour feu Lanfeust Mag. Son style, j’y ai tout de suite adhéré.

Des personnages qui resteront inédits © Boriau/Dhondt

Il y a un peu de Toy Story, non, dans cette histoire ?

Toy Story étudie aussi le rapport aux jouets, c’est vrai, mais surtout dans l’amitié. Moi, j’ai poussé le délire dans des contrées plus psychologiques, en mettant ces jouets en lien direct avec ce qu’ils ont vécu, le lien avec leur propriétaire. Si j’avais fait Toy Story, certains jouets ne bougeraient plus tellement ils n’ont plus été utilisés, laissés à l’abandon. Le lien est générateur d’énergie, de magie.

© Boriau/Dhondt/Guillo chez Delcourt

Avec aussi un chat-zombie ?

C’est lui qui fait le lien entre notre monde et Obscurcia. Il me fallait quelque chose qui ne soit ni objet, ni humain et qui va trouver une explication dans le troisième tome.

Un chat qui se transforme en guerrière.

Je voulais approcher les codes du manga et des combattants qu’on y voit. Mais je voulais que ce soit une fille sexy redoutable, qui frappe fort! Il y a aussi des monstres, des kaijus. Mais aussi une conception européenne des choses. Cette guerrière m’est apparue mais je ne voulais pas en faire un pur cliché. C’est une femme de décision et d’action, à aucun moment elle ne se sert de sa féminité.

Puis, le grand méchant, du moins des deux premiers tomes, Bidibidou.

Là encore, c’est un jouet que nous n’avons pas eu besoin de créer, qui existait dans la réalité. Un culbuto, ce genre de personnage sur une base sphérique qui se remet toujours en place, dans un mouvement de balancier, incontrôlable. Avec un certain effet hypnotique, pas sain. Comme les serpents, une vague. J’ai toujours trouvé ça effrayant, très film d’horreur. Ça faisait un bon méchant.

© Boriau/Dhondt/Guillo chez Delcourt

Et si tout le monde veut devenir un cat, lui veut devenir humain. Et collectionne tout ce qui s’y rapporte. Quitte à le faire de manière superficielle.

Bidibidou est un personnage qui accumule les richesses. C’est un énorme collectionneur d’objets mais aussi d’expressions bien humaines…

… et parfois sans queue ni tête : « Je me nomme Bidibou Tous droits réservés, je suis là pour vous offrir un service garanti de qualité », « Satisfait ou remboursé », « Prime time », « J’aimerais voir le musclé, sculpté avec tablettes de chocolat » ou encore « Passez une agréable nuit 4 étoiles ».

Il a fait siennes ces expressions. Il est tellement fan qu’il est obsédé. Il a récupéré tout ce qu’il voulait voir dans les magazines: des gens très beaux, sculpturaux. Sa vie, c’est une pub.

© Boriau/Dhondt

Et tant qu’à parler de pub, parlons couleurs. Il a fallu en ajouter pour la parution chez Delcourt.

Et Yoann Guillo a réussi à mettre une dimension festive à ce truc glauque qu’est Obscurcia.

© Boriau/Dhondt/Guillo chez Delcourt

Une série complètement refermée en trois tomes ?

Les critiques sont positives, les lecteurs ont aimé l’aspect thriller. La suite, ça dépendra des chiffres. Si c’est un big succès, une suite sera envisageable, mais je ne suis pas sûr que ce soit le cas.

Toujours est-il que je suis content de la manière dont j’ai bouclé cette trilogie. Ce n’est pas un gadget, ça amène une vraie profondeur. La surprise est présente depuis le début, tout était là, posé dans l’attente de se révéler. Ce n’était pas du tout une conclusion que j’avais prévue en initiant cette aventure.

Récemment, Zima Blue, de Robert Valley, un épisode de la série d’anthologie Love, Death & Robots sur Netflix de David Fincher et Tim Miller, a créé le choc. Poétique et profond. On a mis le doigt sur quelque chose, j’y repense souvent. Si je pouvais faire la même chose avec mes albums.

Finalement, quel est votre rapport aux jouets ?

En écrivant Obscurcia, je me suis souvenu de tous ces jouets que je voulais, quand j’étais enfant, et que je n’ai pas eu. Les Musclor, Transformers et les Mask Kenner. Quand mon fils, Mika est né, c’était délirant, mais j’ai retrouvé et commencé à acheter sur des sites ces jouets qui ne se font plus. J’ai aussi découvert le monde des collectionneurs. Bon, je n’ai pas été pris de la folie de Bidibidou : quand Mika a été en âge de jouer avec, j’ai ouvert les boîtes – sacrilège pour bon nombre de collectionneurs – et je lui ai tout donné. Je dois être le pire des collectionneurs !

© Boriau/Dhondt
© Boriau/Dhondt

Dans un autre style, il y a Double.Me, dont nous avions déjà parlé.

Oui, un manga dont le tome 3 vient de sortir. Les gens suivent bien, ça se vend correctement. Mais il n’y aura que cinq tomes. Il aurait pu y en avoir un sixième. Mais, vu le thème abordé, il me fallait une vraie fin. Et cinq tomes me semblaient assez pour faire le tour de ce que je voulais dire du sujet. Ce n’est pas le cas d’Obscurcia, il y a assez de matos pour faire une longue série.

Oto-San dessine Double.me. Il a envie d’aller plus loin, il booste les choses, recherche. Il joue avec le noir, tente des choses, s’oriente vers un dessin plus extrême et expressif.

Dans votre fratrie, tous sont artistes ?

Disons qu’on est quatre barrés et un stable. Dans la famille, il y a un chanteur : Alex, alias Cendre, qui enregistre de nouvelles chansons dans un studio parisien.

Il y a JP, acteur en Angleterre, qui est à l’affiche d’un film que l’équipe tente de présenter à Cannes et qui sera sûrement sur Netflix.

Gaëtan, lui, voyage, il passe beaucoup de temps au Japon. Quant à Damien il est aussi musicien, et bâtisseur, il adore agrandir et modifier sa maison. On essaie de lier les choses quand le besoin et l’envie s’en font ressentir.

Comment travaillez-vous ?

Avec Jessica Maertens, ma compagne, on travaille dans notre salon, l’un à côté de l’autre, la plupart du temps. Elle est illustratrice. Nous avons un fils de 4 ans et demi. Le matin, je le dépose à l’école puis je vais me poser dans un tea-room de Tamines. J’y travaille la matinée, sur papier, en storyboardant directement des séquences. J’y teste le rythme, le visuel, veille à ce que ce soit cohérent.

Storyboard du tome 3 Obscurcia © David Boriau/Stedho

Un prochain projet ?

Entre d’autres, il y a La fabrique des rêves chez Le Lombard. C’est l’histoire d’un gamin narcoleptique qui passe dans le monde des rêves, une grande fabrique gérée par Sandman, le marchand de sable. Un monde dans lequel chaque rêve est une bulle. Notre héros va découvrir l’usine en tâchant de ne pas se faire repérer. C’est Le Goum qui aura la tâcher de faire virevolter ce projet au dessin. Le but ? Ne pas rester spectateur, que ce soit immersif au possible. Si tout se passe bien, nous serions partis sur une série. Pour le moment, nous planchons sur trois tomes.

© Boriau/Le Goum chez Le Lombard

Il y a aussi un one-shot prévu chez Glénat avec Nuno Plati qui vient du comics et de l’univers Disney. Ça s’appelle Métanoïde, c’est un roman graphique de science-fiction. Il habite une ville perdue, dans un coin reculé du Canada, au milieu des forêt et en quasi-autarcie, basée sur la passion de ses habitants pour la chasse. Cette ville, personne ne la connaîtrait, si elle ne possédait pas un observatoire réputé. Là encore, notre héros sera un enfant en chaise roulante, passionné par l’astronomie. Jusqu’au jour où un signal extra-terrestre est détecté. Un engin fonce sur l’observatoire et l’écrase. Les seuls rescapés sont le héros et son frère. Et quelque chose s’est accroché à sa chaise roulante : il est désormais capable de marcher. Avec des conséquences. 132 pages en noir et blanc. Nuno Plati est portugais, il apporte un travail plus ligne claire, plus léger, il apporte un autre cadrage.

Chaque dessinateur a sa particularité, sa façon de sentir et de visualiser les choses, de mettre en place l’émotion. Oto-San, dans un style manga où souvent les expressions sont exacerbées, réussit des caricatures sans être kitsch.

Sinon, des projets, il y en a beaucoup d’autres pour lesquels des éditeurs ont marqué leur intérêt et qui sont en attente. Un chez Dupuis, un chez Dargaud, un chez Delcourt et un chez Ankama. Des projets avec Stivo Chopin, Ricardo Tércio mais aussi Grelin.

Grelin, j’ai travaillé avec lui sur Inferni. Avec Dos Santos, il a adapté le dessin animé Marblegen (une histoire de billes, un peu sur le même principe que Pokémon) en manga chez Kana. Là encore, un modèle cross-média. Désormais, Grelin ne faire que ça, du manga. Du Shonen. Nous envisageons un projet, chez Kana.

Il y a aussi Harlem, sur la route du diable. Un premier tome était sorti, magnifique, et la suite ?

On a récupéré les droits. Qui sait, si on devient des stars, Goum et moi, peut-être qu’on pourra le refaire (rires). Plus sérieusement, je pense qu’on a fait une erreur en puisant un thème dans une culture qui n’était pas la nôtre : la culture américaine. Les gens ne pouvaient pas forcément s’y identifier.

© Boriau/Le Goum chez Physalis

Pour Golem aussi, nous avons récupéré les droits que détenait Casterman. Mais, au moment où nous avons eu l’occasion de le terminer, personne n’a suivi.

Et Coco, là-dedans ?

Pixar nous inspire, sans nul doute. J’ai donc envoyé l’album, une fois paru, à John Lasseter. Nous n’avons pas eu de retour de sa part mais il s’est juste servi. Il lui fallait une clé pour débloquer, faire déclic, le projet Coco. Il manquait à Pixar un élément. La guitare, la musique et le fantôme qui s’en échappe. Harlem disait tout ça dès la couverture.

Même si cela a été remanié pour le film, nous avons bien fait le lien. Quand on entre dans l’atelier du Goum, qu’on furette sur Internet, c’est dingue le nombre de projets que vous nourrissez ensemble. Quitte à ce qu’ils ne se concrétisent jamais.

Si nous mettions tous nos concepts en application, il nous faudrait plus d’une vie. Alors, on choisit les projets qui nous correspondent le mieux. Benjamin a un style organique, il fonctionne au coup de coeur, va chercher ce qui lui rappelle son enfance. Il peut se permettre beaucoup de choses. Dans La fabrique des rêves, chaque rêve aura un style différent.

© Boriau/Le Goum chez Le Lombard

Pourvu qu’il continue, ce rêve ! Merci David et vivement la suite ! 

Série : Obscurcia

Trois chapitres

Scénario  : David Boriau

Dessin : Steven Dhondt

Couleurs : Yoann Guillo

Genre: Drame, Fantastique, Heroïc-Fantasy

Éditeur: Delcourt

Nbre de pages: 104

Prix: 15,95€

Date de sortie: le 12/09/2018, le 16/01/2019 et le 10/04/2019

Quelques images de ce projet entre ce qui est effectivement paru, ce qu’il aurait pu être et les phases de son élaboration (merci à Steven Dhondt pour ce trésor):

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