David Boriau : « Peu importe le degré de fantaisie, d’improbable, il faut tout faire pour qu’on y croie! »

Dès les prémisses, de la relecture fantastique du destin de Robert Johnson aux aventures d’une bande de gamins dans les passages secrets d’une ville fantastique, on savait qu’il fallait suivre de très près les récits de David Boriau et de son équipe formidable de dessinateurs. Goum, d’abord, puis Grelin, José Garcia, Oto-San et bientôt Steven Dhondt (pour un miraculeux Obscurcia dont les premières images sont stupéfiantes) ou encore Ricardo Terciò dans des récits qui risquent bien de surprendre leur monde. Au coeur du premier semestre 2017, David Boriau a vu trois de ses créations naître. Trois albums qui partagent des thèmes, une vision du monde et de la famille et ne néglige jamais un élément plus ou moins fantastique qui joue les troubles-fêtes. À la fête, le lecteur l’est pourtant toujours immanquablement face à la générosité de l’auteur et au rendu graphique et cartoonesque de ses collaborateurs. Cela nécessitait une interview !

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Death Road © David Boriau/Jose Garcia chez Ankama

Bonjour David, avant toute chose, qui êtes-vous ?

David : Çela fait vingt ans que j’essaie de faire de la BD. Et trois-quatre ans que je suis arrivé à mes fins, à être publié. Il y a plein de raisons du pourquoi un album marche ou pas. Et si l’éditions génère du chiffre, tu deviens bankable plus vite. C’est une des raisons qui explique, pour moi, l’appauvrissement du monde de la BD au niveau de ses bons scénaristes. On voit de plus en plus souvent les mêmes têtes, obligées de pondre assez de scénario que pour s’assurer un train de vie convenable.

Passages Secrets © David Boriau/Goum

Après, parfois, avec un peu de chance, vous avez l’idée coup de coeur, celle qui va être défendable et défendue par un éditeur qui y croit. C’est cette idée que je traque.

Du coup, comment concevez-vous une histoire ?

Quand j’étais jeune, je dessinais et j’ai grandi avec cette envie de raconter des histoires qui soient assez fortes que pour mettre le lecteur en situation. Quand j’avais cinq ou six ans, je me servais de mon vaste jardin pour le transformer en pseudo-cimetière dans lequel j’entraînais mon petit frère. Peu importe le degré de fantaisie, d’improbable, il fallait tout faire pour qu’on y croie.

Harlem sur la route du diable © David Boriau/Goum chez Physalis

La base ?

L’IAD, des études de cinéma. Je voulais contrôler tout de ce type d’art, de la narration à la vitesse. Le cinéma permet ce contrôle, mais tout n’est pas possible à réaliser. Et pour faire une histoire de science-fiction, inévitablement, il faut plus d’argent. Et plus il y a d’argent, plus les producteurs veulent intervenir et moins tu es maître de ton oeuvre.

Du cinéma, me reste, pour le moment, les clips que je réalise pour mon frère, Cendre. J’aime les concepts forts, à des lieues de ce qui se fait majoritairement dans l’industrie du clip à la française qui fonctionne aux clichés sans chercher l’originalité. J’ai, par exemple, réalisé un clip de Cendre en un plan fixe focalisé sur le personnage principal. Nous sommes dans un salle d’autopsie et le personnage ne cligne une fois des yeux sur la durée du clip. Je trouvais l’idée force.

Sinon, il y a bien un projet de série animée, dans la veine de Bob l’éponge. J’ai eu l’idée mais le projet vit désormais sa vie sans moi, j’en ai très peu de retours. La faute à un producteur. L’idée était très cartoon, l’histoire se passait dans le fond du chapeau d’un magicien avec des lapins magiques capables de se transformer en ce qu’ils veulent, tout en attendant la main…

… comme les aliens de Toy Story avec le grappin ?

Oui, c’est un peu ça et donc on suivait les pérégrinations de deux lapins incapables de se transformer.

Le projet a été montré à des producteurs, il a plu, c’était le délire. Canal + était à fond dessus. Mais le producteur a voulu voir seul les producteurs et on s’est rendu compte qu’il vendait ses propres productions. Abracadabra, c’est le nom de la série, est développé par une boîte de production néerlandaise. Le projet démarre enfin mais sans Goum et moi qui en étions pourtant la base.

Et finalement, comment viennent-elles ces histoires ?

Une bonne idée ne suffit pas, il faut qu’elle reste, qu’elle soit costaude avec une réelle trame narrative, qu’elle donne lieu à un scénario qui fait que… Je ne supporte pas ces romans graphiques minimalistes qui donnent l’impression d’être seulement beaux mais de ne rien raconter. J’en suis incapable.

Inferni © David Boriau/Grelin chez Jungle

Comme dans Double.Me qui nous fait entrer dans la vie de deux copines dont l’une d’elle va mourir mais pas tant que ça puisqu’une application va permettre à son amie de continuer à discuter avec elle (ou plutôt une intelligence artificielle) de manière totalement virtuelle.

L’idée de Double.Me, je n’oublierai pas de sitôt la manière dont elle m’est arrivée. J’étais couché dans mon lit et je regardais les derniers messages reçus d’un ami décédé peu de temps auparavant. Notre conversation s’était arrêtée net et pourtant je brûlais d’envie de lui répondre, de lui envoyer un ultime message. À la suite de cette idée irréelle, j’ai eu un flash, le concept est arrivé entraînant tous les autres ingrédients qui sont venus s’y ajouter : l’envie d’y intégrer un psychopathe, de prendre le cadre du Japon.

Double.Me © David Boriau/Oto-San chez Ankama

Mon éditeur voulait un Shojo, une histoire d’amour, mais j’aurais été incapable de développé que le sentiment amoureux sur 200 pages. Alors c’est aussi devenu un seinen. L’idée a plu à Élise Storme qui l’a poussée et m’a accompagné, elle s’occupe de tout. C’est elle qui m’a incité à conclure les chapitres sur une saynète un peu gag ou qui a voulu faire un prix de lancement à 5€ de la série.

Et pourquoi avoir opté pour ce pseudonyme : Miki Makasu ?

Par respect pour le manga et ce qu’il représente pour moi. En fait, j’ai utilisé les deux prénoms de mon fils de trois ans : Mika Marcus. Je l’ai traduit et ça m’a donné mon identité manga. Quant à Oto-San, c’est aussi son premier manga même s’il a déjà collaboré et eu des projets pour Dargaud et Kana, c’est un surdoué !

Bien avant le manga, il y a eu de la bande dessinée franco-belge. Chez Casterman.

Oui, j’ai signé un album chez Casterman, Passages Secrets, avec Goum. Mais j’ai bien vite déchanté quand Charlotte Gallimard est arrivée et a restructuré la maison d’édition. Soi-disant, « il y avait trop de combats dans ce que tu écris. » Depuis, il n’y a plus aucune trace de cet album et de mon passage sur leur site internet, comme si je n’avais jamais publié chez eux.

Passages Secrets ©David Boriau/Goum

De la BD de genre ?

Clairement, je ne fais que reprendre les grands classiques. Alors, naturellement, on m’a dit que je n’étais pas « post-Tardi réaliste ». Sans doute. Moi, toute proportion gardée, j’arrive comme Spielberg ou Cameron et avec un bagage fait de ce qui m’a marqué quand j’étais enfant : Les Gremlins, Les Goonies, Retour vers le futur.

Death Road © David Boriau/Jose Garcia chez Ankama

Avec une empreinte fantastique et souvent des fantômes.

La mort me poursuit. Ma maman est décédée lorsque j’avais dix ans. J’étais l’aîné de mes deux frères, je me souviens de notre petit groupe, des aventures pour lesquelles on partait. Avec ça, je suis obsédé par le lien enfants-parent, l’absence des parents, la séparation, ce qu’il se passe quand ils sont confrontés à eux-mêmes.

Puis, j’ai mis aussi de ma fille de 15 ans dans Double.Me et Death Road. Dans Double.Me, avec ce rapport aux nouvelles technologies et à la rapidité avec laquelle une info, une image, un dialogue passe. C’est sans filtre et ça m’effraie. Sans compter le nombre de choses monstrueuses qui peuvent survenir… mais qui sont devenues naturelles pourtant. Aujourd’hui, ils parlent de la mort comme ils disent qu’ils vont pisser. Cela va paraître un peu old school, mais il n’y a plus non plus de respect des anciens, on est tous d’égal à égal. On peut intervenir n’importe quand n’importe où, face à n’importe qui.

Double.Me © David Boriau/Oto-San chez Ankama

Même les stars font partie de nos vies. Et c’est ahurissant de voir à quel point on peut tricher avec ça. On est dans l’ère des sociopathes. Les émotions ont été remplacées par des smileys qui ont une vraie force, celle de nous figer dans nos émotions. C’est un combat face à l’intelligence artificielle. On acquiert beaucoup plus vite mais on ne se rend pas compte de tout ce qu’on détruit, énormément. Il y a une perte de la réalité. Et certains ne s’aperçoivent pas qu’il y a une grande différence entre connaître quelque chose par le virtuel et le fait de le vivre. Tout est faussé.

Et justement, comment les avez-vous approchés vos personnages ?

J’ai « triché », cette fois. J’ai écrit l’histoire comme un roman. Mes personnages ont un historique. Si, au début de l’histoire, on les choppe à un tel moment, je sais où ils en sont. C’est un prélude qui m’appartient et que je distillerai au fur et à mesure.

Je suis très à l’aise avec l’écriture de Double.me, j’ai plus de difficulté à développer de longue scène d’action… Mais les « combats psychologique » sont ma tasse de thé!

Avec une dose de paranormal…

Surtout cette idée d’être confronté, tôt ou tard, au diable sous différentes formes et facettes. Mais oui, le fantastique et la science-fiction reviennent souvent dans mes projets et récits. Le diable fait partie de ma « culture chrétienne » et je suis fasciné par cette idée de le dissocier de l’homme: un être maléfique qui viendrait nous tenter…Alors qu’il fait partie de nous!

Recherches de personnages pour Obscurcia ©David Boriau/Steven Dhondt

De là à faire un pacte avec lui ?

Si j’en avais l’occasion, oui (il rit)! Pour avoir le pouvoir de « jouer » avec le temps (futur et passé) et pouvoir modifier les vies de certaines personnes…mais après ma mort, je ne laisserais au diable que la moitié de mon âme…ce qui reviendrait à ce que l’on vit sur terre.

Death Road © David Boriau/Jose Garcia chez Ankama

Sinon, beaucoup de concepts reviennent.

Je mets beaucoup de concepts qui me tiennent à coeur dans mes histoires mais quand ils se développent, je ne veux pas que tout devienne basique, le fun doit prédominer.

Puis, parfois, je m’impose des lignes de conduite. Comme cette histoire d’amour à venir chez Dargaud. Une trilogie qui nous plongera dans le romantisme pur, sans gadget, sans même que les deux êtres ne se rencontrent.

Plus loin, avec Delcourt, j’ai Obscurcia en préparation. Au départ, ça devait être une oeuvre hybride entre comics et manga, présentant un petit garçon tueur de cauchemars. Sa soeur étant en danger, il va devoir aller la rechercher dans le monde des rêves. Cela se fait avec Stedho (Steven Dhondt), un dessinateur néerlandophone bourré de talent. C’est dommage que ce marché flamand soit tellement en autarcie que ses auteurs ne ressentent pas le besoin de s’exporter. Pour Obscurcia, j’ai un arc de trois tomes, je suis très content de la fin. Si ce sera du cross-média, je ne sais pas, mais on n’a pas perdu le matériel de départ.

À destination des adultes, donc. Mais vous visez aussi les enfants, avec Inferni, par exemple, cette histoire d’un petit garçon dont les parents sont en pleine séparation et qui va débouler dans le manoir de sa tante et se rendre compte qu’il est l’héritier d’un monde secret. 

Mais ce n’est pas évident de viser la jeunesse. Quand tu publies une bande dessinée, tu restes dans un marché, avec des chiffres. Du coup, ce que je ressens être la stratégie des éditeurs en matière de jeunesse, c’est une volonté de plaire aux parents… pas aux enfants. Car ce ne sont pas eux qui choisissent, parce qu’un enfant de huit ans ne débarque pas dans une librairie avec son portefeuille. Mais voilà… C’est dommage, parce que les plus beaux échos, ils me sont venus d’enfants de 8-10 ans. Pour Inferni, je me suis fait plaisir et j’ai oublié les parents.

Inferni © David Boriau/Grelin chez Jungle

Quel est votre rapport aux dessinateurs ?

Cela doit être un mariage, une symbiose. Et quand ça l’est du point de vue humain, c’est parfait. Mais il faut que le dessin soit en osmose, complémentaire avec les mots.

Avec Goum, ce fut un coup de foudre. Sur Passages Secrets, il est arrivé à instaurer une grandeur, un espace, un monde sous-terre rempli de tunnels dont je n’aurais pu rêver mieux. Alors, on s’est accordé l’un à l’autre, mais il y avait des évidences. Goom savait redoutablement quoi faire.

Alors, je fais attention à la personne avec qui je suis, je lui adapte mon histoire. Puis, parfois, il arrive qu’un dessinateur vienne vers moi. Comme Grelin qui m’a demandé de lui concocter un récit jeunesse. Je lui ai fait du sur-mesure… en laissant éclater les coutures pour qu’il impose sa marque.

Je fais directement un storyboard en fait, assez précis, en donnant des indications sur les cases. Mais bon, le dessinateur en fait ce qu’il veut. Car sa signature doit être là. D’ailleurs, une fois qu’il tient les personnages, il me les montre et j’essaie d’en être le plus proche.

Inferni © David Boriau/Grelin

Ils sont souvent cartoonesques vos dessinateurs, jusqu’ici ?

Au niveau du découpage, je veux offrir de l’animé, du ciné.

Comme dans Death Road. Cette cavale folle d’un père camionneur qui doit retrouver le fantôme de sa fille, tout juste renversée, avant qu’elle ne prenne la route des enfers.

C’est dommage, ce premier tome d’une trilogie a un peu de mal à trouver son public. Entre comics et manga encore une fois, il a été dessiné et mis en couleurs par le Mexicain José Garcia. Alors, il y a mis sa culture, ses codes de couleurs. C’est pourquoi la manière dont les personnages réagissent, leurs attitudes, peut sembler très spécial. Le tome 2 est sur la bonne voie.

Un extrait du tome 2 de Death Road © David Boriau/Jose Garcia

Mais vous parliez d’un besoin de tout contrôler. Vous disiez savoir dessiner.

Oui mais j’ai besoin d’un partage comme un réalisateur le fait avec son dialoguiste, son directeur photo… Tout comme je serais incapable d’écrire un roman.

Mais qu’est-ce qui fait votre culture BD et manga ?

Récré A2, d’abord. J’ai été baigné dans l’animé japonais avec Albator, par exemple. Côté BD, chez mes parents, il y avait les classique du tout public, Astérix, Tintin, Gaston Lagaffe… Bon, il m’a manqué de culture comics, mais ce n’était pas le genre de ma famille.

Vous vous êtes rattrapé ?

Plus par le manga que par la BD franco-belge. Le manga, c’est une mélodie, un rythme, une chanson, avec un équilibre unique en son genre. Il n’y a qu’à voir Rêves d’enfants de Katsuhiro Otomo. En s’immergeant dans la réalité des immeubles sociaux, il ne souligne aucun bruit et pourtant, on entend tout : les gens qui rentrent, les enfants qui jouent… C’est impressionnant et pourtant tout est basé sur le dessin, juste des lignes et des cadrages. Ce fut une révélation, il avait tout compris. La force de la mise en scène créait du son. Tu le vois ou l’entend.

© Otomo

Dans la BD franco-belge, je vois plus un jeu intellectuel, de l’humour. J’ai été impressionné, et le suis toujours, par Calvin et Hobbes de Bill Waterson. Il arrive en trois cases à glisser un épilogue. Mais comment ??? C’est exceptionnel. Pour son côté mécanique et sa férocité, je ne me lasse pas du Green Manor de Fabien Vehlmann et Denis Bodart. c’est super-agréable à lire et les chutes viennent toujours surprendre.

© Bill Waterson

Qu’est-ce qui distingue l’écriture d’un manga de celle d’une bd, selon vous ?

Ce n’est pas du tout le même processus.

En BD, il y a cette règle des 180° qui vous oblige à situer l’univers dans l’espace, de veiller à ce que le personnage sorte toujours du même côté. Puis, il faut offrir un statut de spectateur aux lecteurs. Enfin, c’est une sorte de pièce de théâtre. On ne peut pas se permettre le voyage, il faut que l’écriture suive la narration et on ne ne peut pas offrir (sauf exception) un long moment de sensation. Tout doit être compréhensible et avancer.

Double.Me © David Boriau/Oto-San

Dans le manga, tout est beaucoup plus sensitif. Tu peux permettre le ressenti et faire durer un déplacement sur plusieurs planches. À la limite, tu peux même focaliser tes 200 pages sur un type qui marche, qui se meut dans l’espace, les ambiances. Il y aura de la vie, quoiqu’il en soit. Le manga met le lecteur dans une posture beaucoup plus active. C’est bien simple, dans la cours de récré, on ne se prendra jamais pour Cédric… mais pour Naruto, bien ! Seuls quelques grands classiques de la BD ont réussi à trouver cette envie de rencontre : les Schtroumpfs, Astérix… Mais maintenant ? Alors, que One Piece, bien sûr qu’on a envie de le transposer dans la réalité et de se retrouver à déconner sur ce bateau avec des potes.

Le dernier Mad Max, c’est du manga, dans sa structure, ses couleurs, ce stress permanent. Ça parle manga même si le scénario ne tient sur rien et qu’on sait ce qu’il va se passer.

Vous avez bossé sur des projets cross-média comme ça devient de plus en plus la mode. Aujourd’hui, la BD doit-elle voir plus loin que son format de prédilection, multiplier les collaborations avec d’autres supports (télé, internet…) ?

Ce n’est pas obligatoire de penser la BD (ou une œuvre) à travers plusieurs média…Mais si l’œuvre développe un univers riche, le cross média est un développement intelligent et un vrai plus pour l’œuvre!

On le voit, vous fourmillez de projets, non ? Obligatoire quand on veut gagner sa vie ?

Aujourd’hui, je ne fais que ça. Je fournis beaucoup en me disant bien que tout peut s’arrêter. En tant que scénariste de BD, on est obligé d’accumuler. En espérant que ces projets soient acceptés et qu’ils rencontrent ensuite leur public. Car sans succès, pas de contrat. J’essaie donc de placer huit projets par an.

Un projet avec Ricardo Terciò

Série : Death Road

Tome : 1

Scénario : David Boriau

Dessin et couleurs : José Garcia

Genre : Fantastique, Action

Éditeur : Ankama

Nbre de pages : 64

Prix : 13,90€

Date de sortie : 21/04/2017

Extraits : 

Série : Double.Me

Tome : 1

Scénario : Miki Makasu

Dessin : Oto-San

Genre : Thriller, Drame, Seinen

Éditeur : Ankama

Nbre de pages : 192

Prix : 5 €

Date de sortie : 16/06/2017

Extraits : 

Série : Inferni

Tome : 1 – Héritage

Scénario : David Boriau

Dessin et couleurs : Grelin

Genre : Fantastique, Aventure

Éditeur : Jungle

Nbre de pages : 72

Prix : 12,95€

Date de sortie : le 22/03/2017

Extraits : 

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