Transylvania de Nicolas Beuglet présente les qualités et les défauts habituels des livres de l’auteur. Et pourtant, on y retourne à chaque nouvelle sortie. Pourquoi me direz-vous ? Parce qu’on est certain d’être diverti. Parce que l’auteur a la capacité, comme personne d’autre dans ce secteur littéraire, d’intégrer ses romans dans la grande histoire. Ici, il s’appuie sur les contes des frères Grimm et plonge son enquête au coeur de ce qui les a inspirés, dans une Allemagne remplie de forêts, de petits villages, de châteaux inspirants et de mines désaffectées. Bien sûr, comme dans beaucoup de romans de l’auteur, il y a des invraisemblances, des réactions de personnages peu crédibles et des situations irréalistes… Mais, finalement, comme on connaît ce risque dès le commencement, on l’accepte et on profite. Parce que lire un Beuglet, c’est aussi profiter d’un voyage captivant. Et une fois de plus, l’auteur réussit le pari de traiter, dans son thriller captivant, une problématique sociétale actuelle. Il nous interroge, de manière indirecte, sur notre dépendance au numérique et à l’intelligence artificielle. Beuglet est un as dans la capacité à nous faire cogiter sur un sujet profond en nous divertissant. Permettre au lecteur de sortir plus réfléchi d’une lecture distrayante, au sein d’un suspens qui nous apprend des éléments factuels sur les frères Grimm, suffit à justifier ce pourquoi il faut lire Transylvania.
Résumé de XO Éditions : Il était une fois… Encore aujourd’hui, on prétend que le château de Bran, en Transylvanie, était la propriété du conte Dracula. Rare sont ceux qui s’arrêtent dans cet hôtel reculé, cerné par la neige et la glace. L’endroit paraît habité par des fantômes depuis la nuit des temps. C’est là que la jeune inspectrice Mina Dragan est envoyée pour enquêter sur un meurtre étrange. Un cadavre gît dans une chambre. Celui de l’unique client de l’établissement. A ses côtés traîne une vieille malle verrouillée. Avant de disparaître, l’assassin a inscrit un tatouage énigmatique sur la main de sa victime. Mina Dragan ne le sait pas mais c’est pour elle le début d’un jeu de piste terrifiant qui lui fera découvrir la face cachée et peut-être pas si imaginaire des contes de fées de notre enfance. Et si la clé de tous ces mystères se trouvait dans un seul livre ? Un livre fondateur. Il était une fois Transylvania…. Dans ce thriller qui plonge dans les profondeurs de notre subconscient, Nicolas Beuglet explore, une fois de plus, les ombres du passé pour éclairer l’avenir. Haletant. Vertigineux. Passionnant.
Ancien scénariste, Nicolas Beuglet est devenu en quelques années l’une des plus grandes plumes du thriller français, avec plus de deux millions d’exemplaires vendus. Chez XO Editions, il a publié Le Cri, Complot, L’île du Diable, Le Dernier Message, Le Passager sans visage, L’Archipel des oubliés et L’Ultime Avertissement. Sa capacité à questionner, au travers d’un thriller, les grandes énigmes de l’Humanité est régulièrement saluée par la presse.
Un meurtre a eu lieu dans un château retiré au milieu du territoire légendaire de Dracula. Un homme est mort, seul dans sa chambre d’hôtel sans aucun témoin. La région est couverte par la neige, les routes sont coupées et le château inaccessible. Pourtant, ce riche industriel a été tué, tatoué et mis en scène. La nouvellement inspectrice Mina Dragan est chargée de l’enquête et va suivre, tel le Petit Poucet, les indices que le meurtrier à laissé derrière lui.
Une intrigue intéressante, captivante, une course poursuite dans différents pays d’Europe, des liens avec les contes des frères Grimm… Comme toujours, Nicolas Beuglet nous régale avec ses histoires...
Mais comme souvent, il truffe son récit d’incohérences et de réactions inappropriées. Notre inspectrice Mina, très soucieuse des règles, étrangle une policière allemande pour l’endormir et fuir la région afin de conserver la priorité sur l’enquête en cours. Mina Dragan, toujours elle, choisi de prendre des risques pour sa vie, des risques à laisser l’assassin s’échapper, pour arrêter elle-même le tueur. Le commissaire au téléphone la félicite de son attitude et la soutien dans toutes les démarches entreprises… Seule contre tous, telle une justicière de comics ! Un petit mot aussi du médecin légiste qui est imbu de lui-même, prétentieux et méprisant puis, change d’attitude et devient séducteur et pressant auprès de Mina… Par contre, soit une ligne m’a échappée, soit l’auteur ne s’est pas expliqué… Mais je n’ai pas compris l’utilité de ce trait de caractère ni la raison de ce revirement.
Mais au-delà de ces scènes et situations irréalistes, Beuglet choisit de nous questionner sur l’impact de l’évolution des nouvelles technologies sur chaque individu et sur la société. Que devient notre capacité à réfléchir, argumenter lorsque le temps moyen dévolu à la lecture diminue proportionnellement à l’augmentation du temps consacré aux écrans. Lorsqu’on substitue à la réflexion et l’étude le recours aux IA? Que deviennent les individus dans ce monde de moins en moins humanisé ? Et ça, il n’y a pas à dire, c’est la réelle force de Nicolas Beuglet. Nous divertir en nous questionnant sur des sujets sérieux. Et vous connaissez maintenant ma position sur le sujet, lorsqu’un roman divertissant permet de se poser des questions, de réfléchir, de sortir de la lecture plus intelligent qu’en y entrant… Alors ce livre est réussi. Et c’est le cas avec Transylvania.
Auteur : Nicolas Beuglet
Titre : Transylvania
Editions : XO Editions
Sorti le 18 septembre 2025
349 pages
Prix : 21, 90 €




