You want the best you got the best, the hottest band in the world : KISS !!!! Focus sur deux dates européennes du End of the Road World Tour: Amsterdam & Iffezheim

« You want the best you got the best, the hottest band in the world : KISS !!!! » Le mythique groupe de hard rock fait actuellement sa tournée d’adieu et il n’en fallait pas plus au fan de la première heure que je suis que pour aller à la rencontre de mes héros sur deux dates européennes aux Pays Bas et en Allemagne. Suivez le guide !

Kiss fait sa dernière tournée mais le monde de la BD fait revenir le groupe aux sources et perpétue le mythe avec Vampirella ou Ash d’Evil Dead.

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KISS Iffezheim

C’est au Ziggodome d’Amsterdam, le 25 juin dernier, qu’a eu lieu ma première rencontre avec le groupe sur le End of The Road World Tour. Cette salle d’une capacité de 17.000 personnes, et qui affiche sold out ce soir, est un exemple de technologie et d’organisation parfaite à la hollandaise. À commencer par les agent(e)s de sécurité aimables qui vous demandent poliment si ils (elles) peuvent vous toucher pour la fouille (seuls les policiers sont autorisés à fouiller au corps, les agents de sécurité ne peuvent que regarder dans vos sacs et les palper) et vous souhaitent ensuite un bon concert. Certains sbires patibulaires qui oeuvrent en Belgique devraient en prendre de la graine, on peut être vigilant sans être désagréable.

Deuxième point positif, la salle ultra moderne qui est équipée d’escalators qui vous emmènent au niveau prévu en fonction de vos places. Pas de files trop longues aux bars très bien organisés, des toilettes en suffisance et une acoustique irréprochable pour une salle de cette taille. Bref, des conditions idéales pour assister à un concert, et ce soir celui que KISS a donné à Amsterdam fut en tout point mémorable.

David Garibaldi © JP Vanderlinden

C’est David Garibaldi, artiste peintre de son état qui fait office de première partie et réalise en direct des portraits de stars du rock sur fond musical de l’artiste qu’il dessine. Une performance bluffante qui se termine bien sûr par un portrait/tableau de nos quatre héros agrémenté du nom de la ville d’Amsterdam. Bluffant !

Le temps d’aller un peu se dégourdir les jambes et dévaliser le merchandising et ce sont les premières mesures du  » Rock n’ Roll  » de Led Zeppelin qui résonnent dans les enceintes de la salle. Les fans le savent, ce titre annonce l’arrivée imminente de KISS on stage.

Les écrans géants nous montrent le groupe backstage, puis qui se dirige vers la scène et, quelques instants plus tard, après que la phrase mythique ait été reprise en choeur par la foule, le rideau noir tombe et dévoile une scène énorme où trônent les quatre musiciens sur des plateformes élévatrices. Les accords de « Detroit Rock City » mettent le feu au dôme et la pyrotechnie fait le reste, même du haut des places assises on sent les flammes nous réchauffer le front.

Le groupe le plus chaud du monde est là dans la place et, nous, la KISS Army, nous sommes aux anges !

Ce soir comme tous les soirs, on aura droit bien sûr à tout ce qui fait le charme d’un concert de KISS depuis des décennies : une osmose totale avec le public, des titres intemporels repris en choeur par les fans et bien évidemment le show avec le feu et le sang crachés par Gene, les flammes qui montent vers le ciel, le survol de la foule par Paul vers une plus petite scène centrale, les tirs de guitare pyrotechniques de Tommy et la batterie impressionnante d’Eric. KISS c’est du grand guignol ultra professionnel d’une efficacité redoutable qui vous met la chair de poule à de multiples occasions, et puis c’est se plonger dans un rêve (hard) rock éveillé.

Comment ne pas aimer ces personnages qui ont bercé notre jeunesse et qui encore aujourd’hui parviennent à nous faire rêver. La magie du maquillage et des personnages ont perpétué le mythe des décennies durant, et il faut voir encore aujourd’hui le plaisir que prennent à un concert  (qui est sans doute leur premier) ces gamins et gamines de moins de quinze ans maquillés et arborant fièrement les t-shirts de leurs idoles.

La magie de KISS réside dans ces prestations intemporelles qui traversent le temps.

Alors j’en entends déjà qui diront que ces types-là sont des hommes d’affaires qui ne pensent qu’au pognon, et que tout ça c’est du business, et gna gna gna… À ça, je répondrai que ces types-là ne trichent jamais et que même s’ils ont parallèlement à leur musique créé l’empire KISS qu’ils gèrent en effet comme des hommes d’affaires, ils ont toujours donné le maximum à leurs fans avec des prestations au top. On peut être artiste et savoir gérer son blé, ce n’est pas incompatible, si au bout du compte qualité et plaisir sont partagés. On ne trompe pas un public pendant des décennies: s’il vous reste fidèle c’est que vous le méritez !

Alors au terme d’un concert de deux heures où les hits se sont entrechoqués pour notre plus grand plaisir, où les ballons ont volé vers la foule durant  » Crazy Crazy Nights  » ,  où les confettis ont inondé la salle tandis que les flammes et les explosions rajoutaient une dimension dantesque au show, Gene Simmons, Paul Stanley et Tommy Thayer survolent la foule sur des passerelles aux bras articulés pendant  » Rock and Roll All Nite  » . Le groupe salue la foule, la messe est dite et bien dite. Ce fut le concert parfait de bout en bout et c’est le sourire au lèvres que nous quittons la salle amstellodamoise.

Le God of Thunder a eu de la concurrence à Iffezheim, de l’art de miser ou pas sur le bon cheval

Quelques jours plus tard c’est à Iffezheim en Allemagne que nous avons rendez vous avec KISS pour un concert en plein air qui, cette fois, a lieu sur l’hippodrome Rennplatz. Environ 13 000 personnes se sont données rendez-vous pour dire adieu au Hottest Band in the World. Le soleil brille, il fait 31 degrés et tout est réuni pour que nous puissions vivre un concert mémorable d’autant plus que, placés dans le golden circle, nous sommes à 20 mètres du groupe.

Il est 21h lorsque le show en tout points similaire à celui du Ziggodome, bras articulés en moins, démarre. Un barnum pareil ça ne s’improvise pas et les concerts en plein air sont légèrement allégés au niveau de l’infrastructure scénique. Paul est très en voix et le son est nickel, clair et puissant.

D’emblée, le public adhère au show comme un seul homme et l’ambiance monte d’un cran. Tout se passe formidablement bien malgré quelques gouttes de pluie pas bien méchantes qui nous rafraichissent un peu durant « Lick it Up »,  lorsque soudain, au terme de  » Calling Dr Love » , légèrement abrégé par Gene qui montre quelques signes d’inquiétude, Paul annonce : « We must stop the show ! », et le band quitte la scène.

Derrière nous, le ciel s’est obscurci et un nuage noir qui semble toucher le sol s’approche rapidement de la plaine alors que la pluie redouble d’intensité et que le vent se met à souffler.

Une voix annonce un message urgent en allemand et on comprend au comportement d’une majorité du public qu’il nous est donné l’ordre de quitter rapidement la plaine et d’aller nous mettre à l’abri sous les tribunes couvertes.

Un petit mouvement de panique gagne la foule et c’est en courant qu’on se dirige finalement vers un bâtiment en dur surveillé par une dame badgée qui, vu l’urgence de la chose, nous y laisse pénétrer. Dehors, une pluie torrentielle s’abat sur le site et des éclairs strient le ciel. Nous sommes finalement moins d’une dizaine à nous être réfugiés dans ce qui s’avèrera vite être le QG du management et le bâtiment normalement interdit au public qui sert de loges au groupe.

Au terme d’ une demi-heure d’attente, un officiel qui passait par là nous annonce que la police a décidé d’annuler définitivement le show pour des raisons évidentes de sécurité et, vu notre déception, il nous file quelques pics. Dehors c’est toujours le déluge, et il nous faudra patienter encore de longues minutes avant de pouvoir regagner notre voiture dans un parking transformé en pédiluve de piscine.

Mais au moment où nous décidons de rejoindre notre carosse nous remarquons un petit groupe d’individus qui entourent un van noir aux vitres teintées. On se rapproche discrètement, et là, surprise, Paul, Tommy, Gene et Eric sortent du bâtiment et se dirigent vers le véhicule. On leur lance quelques « Hello Gene ! », « Hello Paul ! » et ils nous répondent par de petits gestes, Paul montrant qu’il est désolé de la tournure des évènements. Gene, lui, nous fait signe et passe à quelques mètres de nous une serviette blanche sur la tête avant de s’engouffrer dans le van qui démarre aussitôt escorté par quatre motards.

Gene Simmons rentre dans le van

Ce soir nous n’aurons eu droit qu’à neuf titres sur les vingt proposés normalement par KISS et nous aurons roulés plus de 900 km aller-retour pour voir notre groupe favori, mais au final on rentre au pays plein de souvenirs dans la tête, et avec la satisfaction d’avoir vu un début de concert très prometteur et encore meilleur que celui d’Amsterdam. Bien sûr, une certaine frustration est présente, surtout qu’il s’agit d’un final tour, et beaucoup espèrent que le groupe reviendra pour un concert complet compensatoire pour ceux qui étaient présents ce soir et qui n’ont pas pu dire au revoir au groupe comme ils étaient en droit de l’attendre.

Qui vivra verra…

Une chose est certaine KISS a beau avoir la présence du God Of Thunder sur scène et déclencher la foudre à de maintes reprises en la maîtrisant parfaitement, on ne lutte pas contre la nature lorsqu’elle reprend ses droits.

Jean-Pierre Vanderlinden

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