Emportée dans une dernière valse avec Mathilda

La dernière valse de Mathilda est le premier succès de Tamara McKinley. L’envie de le découvrir m’est venue après la lecture de La route de Savannah wind que j’avais apprécié. Cet univers du bout du monde, de l’outback australien, de la sécheresse et du vent chaud… Tout y est, avec un petit quelque chose en plus qui émeut et qui oblige à tourner les pages. Très belle lecture, joli univers. Une évasion australienne de qualité.

A lire aussi de la même auteure : La route de Savannah Winds ou l’outback australien offert par Tamara MCKinley.

« Dans la chaleur étouffante du bush australien, Mathilda, treize ans, fait ses adieux à sa mère. Dans le petit cimetière familial, quelques voisins sont rassemblés pour rendre un dernier hommage à cette femme courageuse.

Un peu à l’écart, le père de Mathilda n’a qu’une hâte : que tout cela se termine pour qu’il puisse vendre le domaine de Churinga. Sur son visage, nulle émotion. Mathilda comprend que les choses ne seront jamais plus comme avant. Elle sait que la vie, déjà dure dans ce coin sauvage et reculé, va mettre son courage et sa détermination à rude épreuve…

Cinquante ans plus tard, Jenny découvre le journal intime de Mathilda. A mesure que progresse sa lecture, l’angoisse l’assaille… A-t-elle bien fait de venir à Churinga?

Par son atmosphère envoûtante, la force de ses personnages, cette saga australienne s’inscrit dans la lignée des chefs-d’oeuvre de Colleen McCullough ».

Avec ce roman, on retrouve l’univers des auteurs australiennes que j’affectionne tant. Anna Romer avec Les secrets de Thornwood house proposait une intrigue utilisant le même ressort que la Valse de Mathilda, à savoir, deux histoires de femme qui se croisent par le biais d’un journal intime. Karen Viggers dont le Murmure du vent nous bouleversait dans le bush australien ou encore le Bruissement des feuilles sorti il y a quelques semaines.

Comme chez Karen Viggers, le vent est un personnage important de ce livre. Son odeur et son souffle accompagnent la lecture. Plus je découvre l’univers de ces auteures, plus j’ai envie de m’y plonger. Tamara McKinley ne fait pas exception avec la Dernière valse de Mathilda.

C’est à nouveau un décor de terres rouges, de gommiers fantômes et de vents soufflés par la chaleur écrasante de l’été. On repart avec plaisir au milieu de l’outback australien, cette plaine de colons rudes, éleveurs de moutons, où les domaines agricoles s’étirent à perte de vue.

Le voisin le plus proche se situe à plus de trois heures de route que l’on parcours dans la poussière du petit matin afin d’éviter le soleil cuisant. C’est un univers dur, où les hommes et les femmes, surtout, luttent avec acharnement contre le climat, la sécheresse pour la survie et la prospérité de leur domaine.

Mathilda est une jeune fille de 13 ans lorsqu’elle écrit ses premiers témoignages dans ses carnets. Elle vient de perdre sa mère et l’on apprend très vite à détester avec elle, cet alcoolique qui lui sert de père. Comme Jenny, on est avide de lire le témoignage qu’elle a laissé. Parce qu’on s’attache à sa force, à son caractère. Parce qu’on admire sa volonté, sa rudesse, ses failles qu’elle dissimule au mieux.

Parce qu’on a envie de l’avoir pour amie, de la prendre en exemple. Mais aussi parce que son histoire est celle du domaine de Churinga et qu’on est séduit encore plus vite par cette terre que par ses personnages pourtant très attachants.

On respire avec Mathilda et Jenny, dont les histoires se confondent à 50 ans d’écart, on se retient de pleurer quand les drames qu’elles traversent semblent insurmontables, on est emporté par leurs éclats de rire et leur cœurs qui s’enflamment… On espère à leur côté et on rêve, nous aussi, de poser nos valises dans une des pièces de la vieille ferme. Churinga sonne un peu comme le chant du rêve qui nous emporte avec lui, dans une valse dont on espère qu’elle ne se termine jamais.

Auteure : Tamara McKinley

Titre : La dernière valse de Mathilda

Editions : L’Archipel et Archipoche

Sorti en 2007 chez Archipoche

Nbre de pages: 567 pages

Prix : 8,65 €

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