
En matière de titres de livres, certains auteurs aiment faire court et d’autres à rallonge, sans forcément que ce soit gage de plaisir. Avec Le premier chat dans l’espace a mangé de la pizza, les hurluberlus Mac Barnett et Shawn Harris signent une odyssée totalement à l’ouest et irrésistible.
Résumé du Premier chat dans l’espace a mangé de la pizza par Albin Michel: Quelque chose de terrible se passe dans le ciel : les rats mangent la LUNE ! Un seul héros peut sauver la Terre, une bête audacieuse et redoutable, un héros téméraire et amateur de pizza. Et ce héros est… …un chat. Secondé par la reine de la Lune et par Loz 4000, un robot coupe-ongles, parviendra-t-il à arrêter les rats à temps ?

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Avec une image en gros plan, un peu floue et illustrant en toute redondance le titre, on ne peut pas dire que la couverture face mouche. Elle est même un peu inquiétante. Si notre héros, qui finalement sera relégué à jouer les seconds rôles, croque à pleines dents dans sa pizza, les saveurs ne se développent vraiment qu’une fois la première page tournée.
C’est parti pour l’aventure, et si l’on parle depuis qu’on l’a découverte de la face cachée de la lune, il faut désormais se faire à une troisième face, celle mangée, rongée, comme une tarte salée. Résolument, les scientifiques de la planète bleue sont en alerte et décident d’y envoyer un chat dont le langage universel se résume à un « miaou ». Car les coupables de cette disparition lunaire sont des… rats! Des extrats-terrestres. Décollage immédiat.


Si cet album riche en péripéties et en rencontres – la Lune est bien plus habitée qu’on le croit -, dure plus de 300 planches, on ne les voit pas passer. Avec de courts chapitres, des images fortes et hilarantes et une galerie de personnages dingue (dont un héros qui peut mettre la pâtée mais aussi se faire avoir dans un piège à rats, un robot qui cherche sa place dans l’univers, une baleine, une reine de la Lune, etc.), le tandem réussit un petit album qui mèle les genres, les décors, les délires (ah ces chansons écrites par le duo lui-même et que ne refuserait pas un Philippe Katerine) tout en proposant une aventure space-opera totalement assumée et addictive. De quoi faire ronronner de plaisir les très jeunes lecteurs comme les plus grands. Miaou.



Notons que les auteurs ont adapté leur oeuvre sous diverses formes (musique, t-shirts, dessins animés) et lui ont donné une suite: Soup of doom.

À lire chez Albin Michel.
Cet album, initialement publié chez Harper & Collins, dispose de son propre site internet.


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