Branchés BIFFF volume#2: les chroniques d’Émilie

On se retrouve pour cette deuxième salve de chroniques garanties sans spoilers, avec cette fois un équilibre entre pépites et déceptions. Mais qu’à cela ne tienne, il n’est pas dit que mes déceptions ne seront pas vos coups de cœur, aussi étrange que cela puisse être ! En route donc pour 8 longs et 2 courts…

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On commence par le court Migrations, de Jerome Peters, avec notamment Jan Debski ! Une bonne surprise, moi qui ne suis habituellement pas en recherche de ce type de format, j’ai pris plaisir à me laisser porter par cet humour typiquement belge durant 14 minutes.

On reste en Belgique et en court avec T’es morte Hélène, de Michiel Blanchart. Une très belle surprise, un scénario bien ficelé, une histoire qui tient la route de bout en bout, de l’humour et de l’émotion à la pelle. Tout est bien pensé, bref, à voir, parce que c’est à la fois drôle, émouvant, effrayant et beau.

Il y a des courts mais aussi des films qui sont beaucoup de choses, et puis il y a Cyst, de Tyler Russel. J’aurais pu me laisser porter par le côté série Z assumé, j’ai malgré tout trouvé qu’il manquait de pas mal de choses dans ce film, notamment de personnages un peu plus charismatiques, davantage poussés dans le côté « trop », de blagues un peu plus drôles (ok, mention pas mal pour le running gag du vieux qui attend, mais c’est guère le seul). Bref, trop peu de tout, et une déception pour moi.

Pas envie d’un kyste en doudou pour vous tenir compagnie le soir, alors que diriez-vous d’un lapin creepy, ou d’un harnais qui vous enchaine depuis la cave ? Dans ce cas, rendez-vous dans Caveat, de Damian McCarthy. C’est pas passé loin, une très bonne ambiance, un concept sympa, des personnages angoissants et malaisants, une maison qui fout les jetons et des séquences très prenantes. J’ai accroché à une majorité du film, mais pour moi la fin tombe à plat, il me manque une explication. Les choses arrivent tout à coup et certaines interrogations restent sans réponse. Moi qui aime les fins ouvertes, pour le coup j’ai presque l’impression qu’ils ont oublié de tourner les dernières scènes ! À la fois une bonne et une mauvaise surprise, donc.

Parlant de surprise, et de très bonne cette fois, on passe à Hitman, de Won-sub Choi. Gros coup de cœur avec ce film qui mélange tout ce que j’aime, à savoir le milieu de l’édition et de l’illustration, des personnages qui se complètent, une histoire bien menée de bout en bout (même si le début m’a fait peur, les liens sont bien tissés par la suite), des blagues qui m’ont valu pas mal de fous rires (mention spéciale à la compagne qui castagne du mafieux !).

On passe d’une histoire à l’Histoire, avec Horror noire : a history of black horror, de Xavier Burgin. Un documentaire très intéressant sur la représentation des personnages afro-américains dans les films de genre, une rétro depuis Naissance d’une Nation jusqu’à Get out, en passant par de nombreux classiques. De quoi remettre en perspective pas mal de films, de clichés et de personnages qu’on finit par ne même plus voir. Oui la société a évolué, et oui il reste des choses à dire et à faire.

En parlant de choses à faire, ou à ne pas faire, c’est parti pour Violation, de Dusty Mancinelli & Madeleine Sims-Fewer. Coup de cœur également pour ce film qui permet de susciter un débat intéressant, selon les niveaux de lecture et les intentions qu’on prête non seulement au film mais aussi aux personnages qui y évoluent. L’occasion de rappeler que non, l’adage « qui ne dit mot consent » ne s’applique pas partout et tout le temps.

Un couple qui après 14 ans continue de filer le parfait amour, de s’allumer à coup d’œillades enflammées et de s’envoyer en l’air à la moindre occasion, c’est beau, c’est unique, et c’est surtout chiant pour les gens qui les entourent ! Bienvenue dans Happily, de BenDavid Grabinski. Plusieurs couples d’amis passent un weekend ensemble dans une villa de rêve, mais rien ne va se passer comme prévu. Un film qui partait vraiment sur de bonnes bases, drôles, propre, divertissant. Mais il m’a manqué quelque chose dans cette histoire, un manque couplé à une explication qui tombe un peu à plat et à une fin qui n’aime pas la vraisemblance.

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Si vous aimez quand il manque quelque chose, alors en route pour Bloody Hell, d’Alister Grierson, mais on n’en dira pas plus à propos de ce morceau manquant, pour éviter de vous gâcher la surprise. Un personnage charismatique et bien barré rencontre une famille encore plus cinglée que lui. Alors forcément, même en Finlande, ça fait des étincelles ! Drôle, sans pour autant susciter de francs fous rires, ça reste un très bon divertissement, satisfaisant dans le sens noble du terme, bref, un bon moment.

Et si on passait à une infinité de moments, de deux minutes exactement ? Voilà Beyond the infinite two minutes, de Junta Yamagushi. Petite pépite que ce film, au scénario presque parfait, aux moyens minimalistes et pourtant sans aucune fausse note. On se laisse emporter dès les premières minutes (dès les deux premières minutes pour être exacte !) et on ne ressort pas indemne de ce voyage !

Si je devais en pointer trois essentiels qui m’ont marquée et à retenir parmi tous ceux là, je dirai T’es morte Hélène qui est très beau, Hitman qui est très drôle et Violation qui est très intéressant.

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On se retrouve bientôt pour le 3ème et dernier volume des chroniques !

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