Une Sarah Vaughan décevante qui nous propose l’anatomie désastreuse d’un tout petit scandale de piètre qualité

C’est encore tellement emplie d’une déception profonde que je rédige cette chronique. Sarah Vaughan, je l’avais adorée dans La ferme du bout du monde. J’avais été subjuguée par cette histoire de femmes, de famille, de transmission… par ce vent de Cornouailles, par cette histoire d’amour tellement délicate et décrite avec finesse. Ensuite, j’avais déjà été plus réservée sur La meilleure d’entre nous, mais ce premier roman lui apportait les circonstances atténuantes. Anatomie d’un scandale est, quant à lui, truffé de longueurs, absolument et totalement insatisfaisant. Une intrigue qui n’en est pas, des personnages qui passent plus de temps à réfléchir à ce qu’ils (elles) pourraient (peut-être-éventuellement-dans un futur lointain) faire et un suspense inexistant. 

À lire de la même auteure : Absolument magnifique et bouleversante que cette « ferme du bout du monde » , avec tous ses secrets.

À lire aussi : La meilleure d’entre nous… ou l’apprentissage du bonheur.

« Kate vient de se voir confier l’affaire de sa vie, celle qui accuse l’un des hommes les plus proches du pouvoir d’un terrible crime. Kate doit faire condamner James Whitehouse. Sophie adore son mari, James. Elle est prête à tout pour l’aider et préserver sa famille. Sophie doit trouver la force de continuer comme avant. Comme avant, vraiment ? Quels sombres secrets dissimule le scandale, et à quel jeu se livrent réellement ces deux femmes et cet homme ?

ELLE VEUT LE DÉTRUIRE. ELLE VEUT LE SAUVER. LA VÉRITÉ EST UNE CHOSE DANGEREUSE.

Best-seller international, Anatomie d’un scandale est un thriller psychologique et domestique sulfureux qui mêle radiographie d’un mariage et décryptage des arcanes du monde politique. Un roman ténébreux et puissant. »

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Ce n’est pas un thriller psychologique, c’est une affaire judiciaire que l’on suit, de ses débuts jusqu’au verdict. Tantôt dans la peau de l’épouse du suspect – un éminent politicien accusé de viol sur l’une de ses assistante – tantôt dans la tête de l’avocate de l’accusation. Mais c’est d’un ennui, d’une longueur. Il y a beaucoup (trop) de pensées internes des personnages, de cogitations stériles et d’inactivité de ces derniers. Dans ce livre, la réflexion personnelle des protagonistes prend complètement le pas sur les actes, les actions, les dialogues.

Les actions sont menées sans surprises après évaluation des risques préalables et des pages durant…. Je ne perçois pas où se situe le thriller psychologique qualifié de sulfureux en quatrième de couverture. Ce n’est pas un thriller, il n’y a aucun suspense: tout se dessine quelques centaines de pages à l’avance. Ce n’est guère plus psychologique qu’une vengeance de pacotille envisagée après 4 gin-tonic au comptoir d’un bar crasseux. Et un épisode de New-York, police criminelle est bien plus sulfureux que ce qu’on lit entre ces pages.

Oh que c’est décevant de la part de l’auteure de La ferme du bout du monde, ce roman magnifique et tout en finesse. Ici, ennui et lourdeur des réflexions remplacent le talent attribué précédemment à Sarah Vaughan… Mais quel désappointement !

Visiblement, d’autres avis de lecteurs divergent radicalement sur le net… N’hésitez pas à les lire et vous faire votre propre opinion… De notre côté, impossible de le recommander !

Auteure : Sarah Vaughan

Titre : Anatomie d’un scandale

Editions : Préludes

Sorti le 9 janvier 2019

439 pages

Prix : 16,90 €

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