L’appel du Néant : une succession de claques distribuées par Maxime Chattam pour approcher un peu plus l’essence du mal

Première claque à la page 13, deuxième claque à la page 17. J’ai ouvert L’appel du Néant il y a à peine quelques minutes et Maxime Chattam m’a déjà mise KO. Un très grand Chattam est dans mes mains, une sensation intense de lecture… Voilà longtemps que je n’avais plus été scotchée par mon auteur fétiche. Oh p…. que c’est bon !

Je ne dévoilerai rien de l’intrigue car j’ai eu le plaisir qu’on me laisse ce bonheur intact. Alors que dire pour vous convaincre…

On retrouve avec beaucoup d’attente, de plaisir et réconfort Ludivine Vancker (héroïne de deux précédents opus de Maxime Chattam : La Conjuration Primitive et La patience du diable). Mais Maxime le dit lui-même: elle a évolué.  Sa nouvelle vie, son mariage, son épouse, le bonheur de la vie de couple ont influencé notre Ludivine Vancker. Elle est toujours téméraire, toujours sexy, toujours intelligente et perspicace mais elle prend de l’épaisseur. Elle est plus humaine, accepte ses failles, développe des liens solides avec son environnement. Ludivine n’en devient que meilleur. Le plaisir des moments partagés aussi. En s’humanisant, Ludivine crédibilise encore plus l’histoire proposée par Maxime Chattam.

L’intrigue est posée dans la France actuelle. Celle qui a tellement changé depuis les attentats de Charlie Hebdo et du Bataclan. Mais Chattam n’est pas un voyeur, il n’est pas non plus de ces auteurs qui utilisent des drames pour une notoriété personnelle. Cet ouvrage a été commencé avant les deux événements terribles précités et à chaque fois, elle collait trop avec la réalité. Alors, plutôt que de céder à la facilité de la publicité, Maxime est reparti d’une feuille blanche pour un peu plus s’éloigner de ce quotidien que nous vivons tous. Cela nous permet donc de plonger entièrement dans cette enquête terrible et complexe sans le sentiment malsain qui pourrait nous étreindre si les références aux tueries de masse étaient trop évidentes. Cette France mutée ne sert qu’à développer la trame que Maxime explore depuis ses débuts : l’essence du Mal.

L’intrigue est solide, le tueur impalpable. On suit les avancées de l’enquête, on espère dénicher des infos avant le prochain meurtre, on cherche, on s’interroge… Mais Chattam est un maître en la matière et nous ballade où bon lui semble au fil des pages. Il fait de nous ce qu’il veut… Et on en redemande…

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En résumé, c’est du TRÈS GRAND CHATTAM, après deux ouvrages moins convaincants (Que ta volonté soit faite et le Coma des mortels), Maxime Chattam renoue avec ce qu’il fait de mieux. Et quelle réussite. Un thriller très bien construit, une intrigue prenante, dévorante, des meurtres de tordu comme Chattam seul sait les inventer, mais une recherche de la noirceur de l’âme humaine et des personnages complexes, non stéréotypés.

Bref, c’est LE LIVRE à lire en cette fin d’année !

L’appel du Néant

AUTEUR : Maxime Chattam

EDITIONS : Albin Michel

Date de sortie : le 08/11/2017

ISBN : 978-2-226-31947-0

516 pages

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