Même si on a eu peur, Metallica a démontré au Sportpaleis qu’en matière de metal lourd, il faut toujours compter sur eux !

Pour les fans de métal, l’évènement majeur de ce mois de novembre en Belgique était indiscutablement le rendez-vous avec Metallica au Sportpaleis d’Anvers dans le cadre de leur WorldWired Tour. Le groupe y a donné deux concerts archi-soldout et c’est donc perdu dans une foule nombreuse et impatiente que je me suis retrouvé ce 1er novembre sur l’esplanade de la salle anversoise.

Metallica©Jean-Pierre Vanderlinden

Lorsque je pénètre dans la salle c’est le très prometteur jeune groupe norvégien Kvelertak qui est sur les planches en guise de première partie. Mal servi par un son pourri, on a du mal à apprécier (ou pas) ce combo qui visiblement se donne à fond devant une foule un peu amorphe. Dommage, car sur disque les norvégiens proposent un metal assez convainquant qui méritait mieux que ça. On sait que le Sportpaleis n’est pas une salle réputée pour la qualité du son, mais de nos jours il est tout à fait possible d’offrir au public une qualité sonore tout à fait potable même dans une salle compliquée. Bref, le son n’y est pas et ce sera malheureusement encore le cas pendant une bonne partie du concert de Metallica. 

Metallica©Jean-Pierre Vanderlinden

Il est 21h20 lorsque la musique d’Ennio Morricone retentit et des dizaines d’écrans s’allument sur scène. Entourés de leurs gardes du corps, les Four Horsemen traversent la foule ,montent sur scène et balancent leurs riffs sur « Hardware » et « Atlas Rise ! « . Le son est réellement mauvais, les basses vous remuent les tripes et les aigus semblent sortir d’un baffle semblable à un dé à coudre poussé au maximum. Pas d’amplitude, des riffs métalliques confus dans lesquels se perd la voix inaudible de James. Bref c’est une catastrophe sonore et les bouchons d’oreilles bien utiles dans pareil cas servent à rétablir quelque peu une audition correcte. Comment peut-on offrir un son pareil à son public quand on possède les moyens financiers et techniques de Metallica?

Sur les écrans suspendus dans le vide au-dessus du band on distingue Lars Ulrich, Kirk Hammett, Robert Trujillo et James Hetfield qui semblent assurer comme des robots au coeur de ce chaos musical. Durant chaque titre, les musiciens changent systématiquement de place sur la scène centrale afin d’être visible de tous,ce qui donne lieu à un ballet orchestré et peu spontané.

Heureusement, les choses vont s’arranger petit à petit au cours d’un concert de 2h30 qui ira crescendo tant sur le plan du son que sur celui de la qualité du set. « Now That We’re Dead » sera prétexte à un solo de percussions qui verra les quatre membres frapper leurs futs avec enthousiasme même si ce petit intermède n’apporte pas grand chose au show et qu’on aurait pu largement s’en passer. Comme dans chaque ville le groupe y va aussi de sa petite reprise locale, et ce soir nous avons droit à « This Is Rock N’ Roll » du groupe punk belge The Kids. Un clin d’oeil sympathique.

Metallica©Jean-Pierre Vanderlinden

Sur scène ça bastonne toujours aussi lourd mais le son s’est amélioré, et on commence enfin à ressentir la motivation du groupe de faire de ce show un souvenir impérissable pour les fans. Car vu les prix élevés des tickets ( 99€ dans la fosse) et l’attitude mécanique du combo en début de concert on a eu quelques craintes d’assister à une prestation sans âme de multimillionnaires qui cachetonnent. Mais les dieux du metal ont repris les choses en main et le concert et l’ambiance iront crescendo jusqu’au sprint final et grandiose composé de « Creeping Death », « Moth Into Flame », « Sad But True », « One » et « Master of Puppets » ! Là on retrouve le Metallica qu’on aime, qui envoie du metal lourd sans concessions. 

Metallica © Jean Pierre Vanderlinden

En rappel, la succession de « Nothing Else Matters » et  » Enter Sandman »  dantesque mettra tout le monde à genoux. Finalement, Metallica a tenu son rang et a démontré qu’ils avaient encore la passion et qu’en matière de metal lourd on pouvait toujours compter sur eux. Ouf ! On a eu peur !

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCKBRUXELLES THE DARK FEATHER

Setlist Metallica – 1/11/2017.

* The Ecstasy of Gold 
(Ennio Morricone song)
* Hardwired Intro
* Hardwired
* Atlas, Rise!
* Seek & Destroy
* Through the Never
* Fade to Black
* Now That We’re Dead 
(with extended middle drum solo with all members of the band)
* Confusion
* For Whom the Bell Tolls
* Halo on Fire 
(followed by Kirk & Rob’s… more )
* Whiskey in the Jar 
([traditional] cover)
* Creeping Death
* Moth Into Flame
* Sad but True
* One
* Master of Puppets
* Encore:
* Damage, Inc.

Encore:
* Nothing Else Matters
* Enter Sandman 
(with ‘The Frayed Ends of Sanity’ outro)

Le concert en images…

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