Protégeant ses mangues et son secret, le vieil homme qui plantait des cactus allait être piqué au vif par une petite fille pleine de ruse

© Courgeon/Hié chez Rue du Monde

Que ne ferait-on pas pour préserver sa récolte. Tous les coups sont permis face à l’adversité même s’il est possible que la récolte puisse contenter tout le monde. Ici, les taupes, les limaces et les oiseaux. Là-bas, sous d’autres latitudes, ce sont plutôt les perroquets, les makis et… les enfants.

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Résumé de L’homme qui plantait des cactus par Rue Du Monde : Comme le vieux Bacoco pique plus qu’un cactus, la petite Hasna lui apprend à lire et cela va le rendre plus ouvert aux autres et aux enfants qui adorent les fruits de son manguier ! Pour motiver ceux qui démarrent la rude épreuve de l’apprentissage de la lecture ! Courage !

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« Imaginez une mer bleue turquoise, au milieu de ce bleu, une île, sur cette île, une colline, au sommet de cette colline, une cabane, un vieil homme et un manguier. » Ce n’est pas dit dans le livre mais après une petite enquête de votre serviteur, nous voilà transportés à Mayotte. Car là-bas, on appelle les vieux bacoco! Et celui-là, vous allez nous en dire des nouvelles. Renfermé dans son pré carré et certainement pas prêt à s’ouvrir, à la faune qui prédate ses fruits, animaux ou humains.

© Courgeon/Hié chez Rue du Monde
© Courgeon/Hié chez Rue du Monde

Si les tentatives des premiers sont facilement court-circuitables, un épouvantail par-là, des cloches qui font diling diling par-ci; la deuxième catégorie va donner du fil à retordre à notre bacoco. Encore plus la petite Asna, têtue et risque-tout mais aussi très sociable, qui risque bien de percer la carapace et le secret de l’ancêtre. En attendant, il a établi autour de son manguier sacré un véritable labyrinthe de cactus. Aïe, ouille. 

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Voilà une histoire qui commence et finit par quasiment les mêmes mots, la même invitation à rêver, à voyager. Et pourtant, entre les deux, quelque chose aura changé. Rémi Courgeon a imaginé un récit qui ne manque pas de piquant, forcément, mais aussi de tendresse. Une mangue, ça nourrit bien le corps, mais quid de l’âme? Sur ce conte, Vanessa Hié pose des images hybrides, vivantes et dépaysantes. Des ombres, des personnages-marionnettes (les animaux sont craquants!), des décors collages et des yeux qui expriment tellement bien les émotions qui traversent ce livre original et fun.

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À lire chez Rue Du Monde.

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