
Après avoir revisité Boris Vian, Don Quichotte, Le fantôme de l’opéra ou encore L’enfer de Dante, les jumeaux Gaëtan et Paul Brizzi s’attaquent à du Shakespeare. Le sang attire le sang… le talent aussi.
Résumé de Macbeth par les Éditions Daniel Maghen: La dérive dramatique d’une ambition destructrice et obsessionnelle.

L’Écosse des chevaliers, des forêts, des vieilles pierres mais aussi des sorcières. Suivi comme son ombre par le fidèle Banquo, Macbeth revient chez lui, victorieux et un peu plus auréolé. Il gravit les échelons, à la droite du King Duncan. Place confortable si ce n’est que sur le chemin du retour, les Soeurs du Destin lui prédisent qu’il peut voir plus grand, plus puissant. Macbeth n’y croit pas trop mais l’idée fait son chemin dans la tête de son épouse qui les entraîne dans une spirale infernale et hypnotique.


De plus en plus forts. Du cinéma d’animation à la bande dessinée, les frères prodiges ont gardé leur patte, leur dynamisme, leur folie créatrice. Sidérant le lecteur comme les tristes héros qui voient leur complot devenir plus grand et méchant qu’eux.


Après Marcelé ou Sorel, les Brizzi scellent le destin (im)mortel des Macbeth façon storyboard, au crayon, partageant les grandes pages, en gaufrier ou en pleine (double) page entre l’ombre (le noir) et la lumière (le blanc) mais aussi le sang (le rouge) qui s’invite pour trahir les tourments intérieurs, hallucinatoires des amants devenus diaboliques. C’est fascinant, terrible dans l’intime comme le champ de bataille final. Un bijou. Shakespearien, l’expression est passée à la postérité, on pourrait aussi consacrer celle-ci: c’est Brizzien!


Et pour la suite, place à Gargantua de Rabelais. On ne change pas une équipe qui marque!
À lire aux Éditions Daniel Maghen.







