
Le casque et la flèche de Magellan, suite et fin dans le huitième tome de Tango, dont le titre évoque Corto: Ballade de la mer de Sulu. Sur un autre rythme que la première partie, pleine de quiétude, historique et un peu philosophique, Tango et Mario continuent de visiter l’autre côté du Pacifique pour achever leur chasse au trésor et, de nouveau, tromper la mort mafieuse.


Résumé du tome 8 de Tango par Le Lombard: Bornéo, océan Pacifique. Tango et Mario, désormais flanqués de leur ami philippin Crisanto et de l’envoûtante Lani, courent toujours après le casque de Magellan. Un baroudeur anglais leur apporte les pièces manquantes du puzzle. Escroc ou vrai chasseur de trésors ? C’est au moment de toucher au but que les choses se compliquent sérieusement…


Après Manille, Bornéo, au fil de l’eau, mais avec des remous bien plus malsains. Si le tome 7 de Tango a pu dérouter certains (ce n’était pas notre cas), le tome 8 retrouve du pur Tango, avec des auteurs qui, malicieusement, vont bien nous mener en bateau, et les héros avec nous.


Car si vous vous attendiez à une quête à la Indiana Jones, détrompez-vous. Le temps que le duo devienne un quatuor (avec l’irrésistible Lani et un ami archéologue qui semble posséder la pièce manquante du puzzle) et une plongée plus tard, le trésor est déjà remonté à la surface. Nous sommes à la 16e page sur 64, ce qui n’était finalement qu’une formalité va déboucher sur des événements troubles et criminels. Les redoutables triades locales montent à bord et pas pour prendre l’apéro.


Plus que jamais, et s’ils l’avaient oublié, Tango et Mario ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Et les alliés ne sont pas forcément ceux qu’on croit. Avec moins de ressources encore que quand ils étaient perdus dans le désert, les deux amis s’en sortiront-ils cette fois-ci, encore? Peut-être pas indemnes. Matz et Philippe Xavier réussissent une conclusion ouverte (pour y revenir un peu plus tard) et créent peut-être là leur Olrik. Affaire à suivre, en attendant, voilà un nouvel album palpitant, dans des décors sublimes (Jérôme Maffre sait y faire, lui aussi, dans les couleurs, les nuances de bleu et de sang) et dans lesquels, pourtant, doivent bronzer bien des cadavres (selon l’expression chère à Manchette) et sombrer l’humanité pourvu qu’il y ait du profit à faire. Toujours brillant!


Tango mettra un peu de temps à revenir (2026) puisqu’en 2025 Matz et Philippe Xavier vont donner suite à leur album de la collection Signé: Le serpent et le coyote.
À lire chez Le Lombard.
