Les dernières heures du 36, Quai des Orfèvres dans les premiers pas de Cristal 417, sang froid pour les cold case et scènes de crime à chaud

© Eacersall/Scala/Golzio chez Glénat

Après un épatant GoSt 111, Mark Eacersall et Henri Scala se retrouvent pour Cristal 417. Le scénariste venu de l’audiovisuel pour réussir tous ses coups jusqu’ici en BD, et le commissaire de la police nationale spécialisé dans l’investigation n’ont rien perdu de leur maîtrise du scénario policier, sous perfusion du réel, du vécu du second. La preuve avec Pauline qui a réussi son concours et se retrouve, le premier jour de sa nouvelle vie sous l’uniforme, face à celui-ci. Le lecteur retient son souffle, elle l’enfile et va être témoin des derniers jours de ce qu’on appelait le 36, Quai des Orfèvres. Sacrée faune.

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Résumé de Glénat pour Cristal 417 : 2015. Recrutée à la Brigade criminelle, une jeune policière provinciale débarque au prestigieux 36, quai des Orfèvres, à Paris. À 25 ans, elle découvre le travail propre aux homicides, les affaires en cours, les responsabilités qui semblent insurmontables, le prestige, les tâches ingrates, l’émulation, la solitude francilienne, etc. : le métier. Confrontée à des crimes extraordinaires comme à la banalité du mal, entourée de ceux qu’elle considère comme l’élite de la police, la jeune recrue va devoir grandir vite, très vite.

WIP © Eacersall/Scala/Golzio

Pas évident de débarquer dans une équipe, peut-être encore plus dans un milieu aussi singulier que la police judiciaire parisienne et sa crim’. Pauline va devoir faire ses armes, ses preuves, son caractère face à une faune très diversifiée, avec des alliés et d’autres qui n’attendent que son premier faux pas, dans un métier toujours fait de balbutiements.

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Même des années après l’ouverture d’un dossier. Prenons ce tronc de femme retrouvé dans un terrain vague à proximité d’un échangeur d’autoroute… à Aulnay-sous-Bois. Avec si peu d’éléments, ne fût-ce que d’identification, les limiers n’avaient pas réussi à percer le mystère de cette pauvre dame. Peut-être un coup de bol, la chance de la débutante ou l’acharnement des jeunes premières permettra-t-il à l’affaire d’avancée? C’est en tout cas sur ce cold case que Pauline est branchée, reprenant tout à zéro et tendant ses lignes (téléphoniques) dans toutes les directions. Sans jamais cessée non plus de devoir lever son nez de ce vieux dossier pour aller sur des scènes de crime toutes chaudes.

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Eacesall et Scala emmènent Boris Golzio, dans un style plus réaliste que Marion Mousse sur GoSt 111, dans les arcanes, l’apprentissage du métier. Pas de faux-semblant, de reconstitution chiqué, on sent le métier qui rentre. Par un vocabulaire spécifique, aussi, des abréviations, le tout expliqué par astérisques. « Entendre » comment les gens parlent, c’est comprendre comment ils travaillent. Puis, il y a les scènes de crime, ces cases qui s’agrandissent sur l’horreur, terriblement impactantes. Et tous les interstices qui permettent de montrer au lecteur les à-côtés de la vie de Pauline. Si son téléphone est susceptible de retentir à tous moments, elle n’est pas policière non-stop, elle a une vie à côté, forcément influencée par la manière dont la journée s’est passée, avec les joies et les déconvenues. Ces dernières qui prendront peut-être le dessus malgré l’efficacité de cette jeune recrue. Le cinéma a Polisse, L627, la BD a Cristal 417, une réussite imparable, foisonnante, passionnante, trouvant l’équilibre chirurgical entre les certitudes et l’instinct.

© Eacersall/Scala/Golzio chez Glénat

À lire chez Glénat dans la collection 1000 Feuilles.

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