La première gazette désarmée: dans ce comic Boucq, les idées noires se travestissent en burlesque haut-en-couleur et tout le monde peut être un super-héros

© Boucq aux Éditions I

François Boucq ! Inénarrable auteur de BD dont nous avons déjà eu l’occasion de vous parler à diverses occasions – l’homme produit beaucoup, toujours avec qualité et inspiration -, François Boucq revient avec ce qui n’est pas tout à fait une revue ni un album, plutôt un écrin de tous les possibles et délires, élucubrations et réinventions. Voilà La gazette désarmée, la revue de la stratégie du désespoir.

© Boucq aux Éditions I

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Résumé des Éditions I pour Forces du mal à (re)vendre : Vous aussi rejoignez le Parti de la Figuration Narrative (FN) et partez en guerre contre les Forces du Mal. Soutenez Jérôme Moucherot, gagnez de l’assurance dans votre quotidien et dites avec lui : « La Mal ne passera pas par moi ! ». De forme parodique, entre la revue d’époque et l’art book, cet ouvrage insolite et inattendu réunit bandes dessinées inédites, dessins, jeux, courriers des électeurs et contributions diverses et variées. À peine plus ou moins sorti de la crise du COVID, Jérôme Moucherot, le personnage fétiche de Boucq, part en guerre contre les Forces du Mal à travers une grande histoire inédite et un ensemble de planches de bd et de dessins, certains parus sur le site du Monde et sa page Facebook, dans lesquelles il tacle avec humour les dérives qu’on vient (et continue, voire risque prochainement) de vivre.

© Boucq aux Éditions I
© Boucq aux Éditions I

La mort, Jérôme Moucherot et tous les autres ou presque. Les personnages emblématiques de Boucq et quelques autres sont au rendez-vous d’un programme sans queue ni tête mais bourré d’esprit, comme on ne les a jamais vus. Car, sans trop avoir d’indices sur la manière dont ces pages foutraques ont été créées, et dans quelles circonstances – on voit que certaines sont très récentes, post-Covid et pendant-Trump -, toutes sont inédites. Et offrent un beau panorama de tout ce dont est capable ce diable de Boucq : dessin de presse, (fausse-) pub, jeu (à relier), caricature, petites annonces. Le tout tout-terrain et à travers-genres, avec un malin plaisir de l’écriture, dans les mots, le graphisme, les courbes rentrantes et les lignes (noires) de fuite.

© Boucq aux Éditions I
© Boucq aux Éditions I

Cette parution, c’est du tout en un, rythmé par une thématique universelle et donc actuelle. Les forces du mal. C’est quoi, c’est qui, c’est en chacun de nous, de manière pragmatique ou complètement burlesque (après tout l’affaire de la cocotte tueuse vaut tout autant son pesant de cacahuètes que l’attaque de la moussaka géante), De l’onirique au cauchemardesque – « les rêves ont une fin, pas le mal » -, Boucq parle de monsieur et madame tout le monde comme des super-héros réincarnés (après tout, l’auteur a bien prêté vie à Super Dupont) et livre un essai complètement délirant. Annoncé comme le « premier numéro d’une nouvelle revue, La Revue désarmée, au concept et à l’avenir aléatoires, alternant parodies, délires et provocations dans un esprit Charlie-hebdo revu façon Hara-Kiri. »

© Boucq aux Éditions I
© Boucq aux Éditions I

À lire aux Éditions I.

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