Superbe hommage à Pierrot Rapsat au Palais 12 pour les vingt ans de sa disparition, en compagnie des excellents Brasero-tribute to Pierre Rapsat !

Pierre Rapsat !  Vingt ans qu’il nous a quitté, bien trop tôt, et son nom sonne désormais comme celui d’un artiste belge devenu culte, une véritable icône qui, vingt ans après sa disparition, reste toujours présent dans le coeur des Belges, et de ses fans. Car entre Pierrot et son public c’est une véritable histoire d’amour qui n’en finit pas. Personne d’autre que Brasero,  » le » tribute officiel de Rapsat, n’était mieux placé pour faire revivre sa musique lors de quatre shows prestigieux en Belgique dont le dernier a eu lieu samedi au Palais 12 à Bruxelles devant un public plus qu’enthousiaste et conquis.

(c) JP Vanderlinden

Quelques minutes avant 20h, sur l’écran géant qui trône en fond de scène, une photo de Pierrot toise les spectateurs, l’oeil malicieux et le sourire aux lèvres.

Ce soir, c’est environ mille spectateurs qui remplissent les gradins du Palais 12 en configuration théâtre.

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(c) JP Vanderlinden

Quelques instants plus tard, les lumières s’éteignent et, seul à la guitare acoustique, Olivier Fivet lance les premiers accords d’un concert de cent cinquante minutes qui se révèlera en tous points magique.

Il faut reconnaître qu’Olivier Fivet incarne réellement Rapsat tant au niveau du chant où il se pose en formidable sosie vocal qu’au niveau du tempérament de feu qu’il déploie sur scène à l’instar de son illustre modèle. Je n’avais jamais vu Brasero sur scène, on m’en avait dit énormément de bien, mais là, moi qui ai assisté à plus de 2.500 concerts dans ma vie, j’ai rarement vu un tribute band aussi bluffant de mimétisme musical et aussi époustouflant dans la maîtrise de ce qu’il propose. C’est simple, c’est parfait !

(c) JP Vanderlinden

Il suffit de fermer les yeux et on se croit revenu plus de vingt ans en arrière à un des multiples concerts de Pierrot auxquels j’ai eu la chance d’assister. Car Brasero ne se contente pas d’interpréter les titres de Rapsat, il les sublime par la qualité de ses musiciens exceptionnels et par le charisme naturel que dégage son frontman , qui transpire Rapsat par tous ses pores et l’incarne à la perfection.

(c) JP Vanderlinden

D’ailleurs, le public ne s’y trompe pas et réserve un accueil formidable au band qu’il acclame autant pour les titres de Pierrot que pour sa propre performance d’artiste, et bien vite l’ambiance se transforme en ambiance de feu ! On ressent entre Brasero et les spectateurs l’expression de ce même capital affectif qui existait et perdure toujours entre Pierre Rapsat et son public.

(c) JP Vanderlinden

Bien entendu, on a droit à quasi tous les titres importants de la carrière du natif d’Ixelles, adoré à Verviers, comme « Soleil Noir », « Illusions », « L’Enfant du 92ème », « Brasero », « Judy & Cie », « Tous les rêves », « Passager de la Nuit », « Lâchez les Fauves », « New York », « Elle m’appelle », « Aurore », « Où vas tu Julian? », « Ensemble », « J’attends le soleil », « C’est toujours un mystère », etc… Impossible de les citer tous tant ils sont nombreux.

(c) JP Vanderlinden

Et puis il y a cet instant de pure émotion où Thomas TarOne, le fils de Pierre Rapsat, rejoint le groupe sur scène et prend le micro aux côtés d’Olivier pour nous proposer quelques duos magnifiques et touchants, ainsi qu’un superbe hommage à son père déclamé en solo. Superbe !

« Je salue l’homme, l’artiste, le père ! Je salue l’homme, l’artiste, le père ! Je salue l’homme, l’artiste…le père ! »

( Thomas Raepsaet)

Ensuite, cerise sur le gâteau que la participation exceptionnelle du Brassband de Xhoffraix venu en renfort sur plusieurs titres littéralement boostés par cet apport des cuivres.

(c) JP Vanderlinden

Le public est debout et s’est agglutiné contre la scène, totalement en osmose avec le groupe, savourant le bonheur de retrouver en live tous ces titres merveilleux qui souvent nous mettent la larme à l’oeil. Car Rapsat c’était un rocker, doublé d’un poète au coeur tendre.

Et puis il y a ce final qui voit la photo de Pierrot, celle qui nous a accueilli avant le concert, réapparaitre sur l’écran en fond de scène, avant de monter lentement vers le ciel en se désagrégeant sous nos yeux humides. Magnifique.

(c) JP Vanderlinden

Cette soirée fut énorme à plus d’un titre, musicalement, émotionnellement et passionnément. Ce fut sans doute le plus bel hommage qu’on pouvait rendre à cet artiste immortel et indispensable qui, de là-haut, devait lui aussi écraser une larme de bonheur en constatant qu’aujourd’hui encore il est écouté et adulé par plusieurs générations.

Bravo l’artiste, et puis salut Pierrot ! Tu resteras toi aussi pour toujours, un brasero qui brûle dans la nuit !

Jean-Pierre Vanderlinden

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