Brasero, en concert intime à Gelbressée pour deux soirs, a rendu un magnifique hommage à Pierre Rapsat

Pierre Rapsat reste toujours vingt ans après sa disparition un artiste adulé par un public fidèle qui ne l’a pas oublié, et demeurera pour longtemps encore une figure emblématique du paysage rock belge.

Vendredi et samedi derniers à Gelbressée les fans s’étaient donnés rendez-vous pour deux soirées intimistes.

Le seul nom de Rapsat attire encore un large public qui se déplace en nombre aux nombreux concerts hommages proposés aujourd’hui par le seul tribute band officiel adoubé par la famille et les fans du chanteur verviétois : Brasero.

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Brasero, emmené par le talentueux Olivier Fivet, clone vocal parfait de notre regretté Pierrot, qui ce vendredi soir après avoir donné une série de concerts prestigieux dans des grandes salles, dont le Palais 12 à Bruxelles se produisait en version duo pour deux soirées complètes depuis belle lurette dans la sympathique salle La Gelbressée exploitée par le dynamique Jean-Luc Gillard et située dans le village du même nom, à quelques encablures de Namur.

Un hommage intimiste et passionnant qui nous a permis de redécouvrir les chansons de Pierre Rapsat dans des versions plus intimes, près de l’os, mais qui n’en gardent pas moins leur extraordinaire et intemporel pouvoir de séduction.

Le concert se décline en deux parties d’environ une heure chacune, durant les lesquelles Olivier Fivet à la guitare acoustique et au chant et Thierry Vingre aux claviers et aux backing vocals vont installer une réelle complicité entre les artistes et le public. Et très vite la magie opère.

Au menu de la première partie des titres comme « Où es tu julian? », « Elle m’appelle », « Adeu », « Cover girl » et « Jardin Secret », avant que  » Passagers de la nuit  » et  » Ecris ton nom » fassent monter la température dans la salle.  » Rien qu’une chanson « ,  » Comme un brasero  » et un medley concluent ce premier set avec brio.

Nous profitons alors d’environ une vingtaine de minutes de pause, histoire d’aller goûter une Orval ou quelques breuvages locaux, avant de retrouver notre duo sur scène pour un deuxième set qui démarre avec  » Feu Sacré  » et « Judy & Cie », qui nous rappelle que Pierre Rapsat avait défendu les couleurs de la Belgique à l’Eurovision avec cette chanson en 1976.

Tout ça avant « Aurore » qui a droit à la première grosse ovation de la soirée.

Ensuite l’ambiance monte d’un cran avec « J’attends le soleil », » Illusions « ,  » Soleil noir « ,  » Ensemble « ,  » C’est toujours un mystère  » et l’incontournable  » L’Enfant du 92ème  » qui déclenche une grosse salve d’applaudissements de la part d’un public séduit qui en veut plus.

Les deux hommes reviennent alors pour un premier rappel, et interprètent « Les artistes d’eau douce », chanson magnifique, et enchainent avec  » Les rêves sont en nous « , titre avec lequel Pierrot aimait terminer ses shows.

Et puis, surprise du chef, rappelé encore par le public, Olivier monte seul sur les planches nous livrer une version très personnelle à la sauce Rapsat du   » Plat pays  » de Jacques Brel.

Un très beau moment musical, qui clôturait en beauté une soirée superbe de bout en bout et gorgée d’émotions. Bravo Brasero !

Le 20 avril 2002 la scène belge était en deuil; le pays avait perdu l’un de ses plus grands ambassadeurs, le milieu artistique pleurait, et les fans étaient abasourdis.

Vingt ans plus tard, en écoutant sa superbe discographie et au son des concerts live de Brasero pour perpétuer le mythe, la vie continue.

Comme disait Pierrot, tous les rêves sont en nous…

Jean-Pierre Vanderlinden

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