Les Danger Girl, sous leurs talons aiguille d’espionnes, font rouler la mappemonde hors des pattes des vilains

Les héroïnes poumonées et sexy ont la vie longue, nées en 1997 de l’imagination de J. Scott Campbell et Andy Hartnell, les Danger Girl continuent leur route dans le paysage comicsophile francophone. Ces héroïnes qui ne manquent pas d’air sont à cheval sur les références allant de James Bond à Lara Croft, des Drôles de Dames à Indiana Jones, pour conquérir le monde, et surtout le sauver. Y compris quand le mal incarné a mis la main sur la clé qui permet de prendre le contrôle sur toutes les armes nucléaires all around the world.

© Hartnell/Bradshaw/Charalampidis chez WildStorm

Résumé de l’éditeur : Abbey, Sydney et la Danger Girl Team se lancent dans un tour du monde, à la recherche de la mythique “Maître clé”, clé de contrôle universelle de toutes les armes nucléaires… Si elles échouent, le monde sera détruit, à commencer par les États-Unis… Traîtres, psychopathes, jeux de dupes, romance et hightech, un menu de rêve servi par nos agentes “top” secrètes plus belles et efficaces que jamais !

© Hartnell/Bradshaw/Charalampidis chez WildStorm

De Yokohama à Madagascar en passant par Florence ou la Maison Blanche, leur terrain de jeu est aussi XXL que dans un Mission: Impossible ou un Jason Bourne, il faut dire que de leurs talons aiguilles, elles peuvent faire rouler plusieurs fois la mappemonde. En tenue classe ou en tenue militaire, le plus souvent moulante, Abbey, Sydney et l’équipage du Danger Yacht ne sont jamais en reste d’un billet d’avion pour aller à l’autre bout du monde et le sauver.

© Hartnell/Bradshaw/Charalampidis chez WildStorm

Cette fois plus que jamais, tout risque de péter puisqu’un drôle de zigue, mercenaire, a pris possession de l’objet le plus destroy de l’univers. Problème, différents personnages peuvent l’incarner et il semble compliqué d’identifier la base depuis laquelle il officie à raser tout. L’enquête se double d’une course-contre-la-montre (avec juste l’une ou l’autre pause pour mieux profiter des plaisirs charnels de la vie, on n’est pas des bêtes… quoique) de tous les dangers et de tous les pièges. Les héroïnes étant tellement acculées que même le Président des States devra se sacrifier.

© Hartnell/Bradshaw/Charalampidis chez WildStorm

L’histoire, quoique jouant un peu trop du budget voyage, est réjouissante mais quelque chose m’a empêché d’entrer complètement dans ce recueil des quatre épisodes de Body Shots (soit Tir aux pigeons en français). Sur certaines planches, j’avais ainsi l’impression d’être sur un dessin animé sur pause, avec des traits tremblants voire flous e des couleurs passées. Un petit tour sur quelques planches originales disponibles sur le Web m’a permis de déterminer que le dessin de Nick Bradshaw (secondé par Jonboy Meyers et Billy Dallas Patton), déjà vu sur Evil Dead, très dynamique et justement très animé n’était pas en cause. Ni même les couleurs très accordées de Jim Charalampidis. Problème d’impression? Une mauvaise version de travail ? Toujours est-il que c’est perturbant et que ça gâche un peu le plaisir.

© Hartnell/Bradshaw/Charalampidis chez WildStorm

Un plaisir pourtant coupable et agréable tant Andy Hartnell profite à fond de ses divines créatures et de leur caractère (faut pas les chercher) pour les entraîner dans un mix d’espionnage, d’action et d’aventure sans régulation. Toutes les vannes sont ouvertes et on passe un excellent moment, assez addictif. De quoi donner l’envie de se procurer le reste de la série en cours de réédition, donc, aux Éditions Graph Zeppelin.

Série : Danger Girl

Tome : Tir aux pigeons

Scénario : Andy Hartnell

Dessin : Nick Bradshaw, Jonboy Meyers et Billy Dallas Patton

Couleurs : Jim Charalampadis

Genre : Action, Espionnage

Éditeur : Graph Zeppelin

Nbre de pages : 104

Prix : 18€

Date de sortie : le 29/11/2019

Extraits : 

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