Nyankees nous permet de vivre de manière « chat..crément humaine » comportements, rivalités et amours félins

Ils vivent en bandes et en marge de la société. Comme tous les délinquants qui se respectent, ils sont prêts à tout pour défendre leur territoire face aux intrus, et ne refusent jamais une bonne baston. Mais ces durs à cuire ne sont pas tout à fait comme vous l’imaginez… Ce sont des chats de gouttière bien teigneux!

Résumé: Tout juste débarqué à Nekonaki. Ryûsei, un chat balafré, part en quête d’un boss tricolore. Et c’est tout un quartier qui va s’embraser… Et si en plein combat, les chats étaient représentés comme des Fûryô, ces loubards japonais?

Les chats nous fascinent depuis la nuit des temps. Leur façon de bouger et s’étendre ont inspiré beaucoup d’entre nous, d’ailleurs ne dit-on pas que les postures du yoga viennent de leur observation ?

Ici, un chat baroudeur s’installe dans un quartier pour retrouver un de ses congénères avec qui il a partagé une de ces 9 vies. Voyant un intrus sur leur territoire, les matous du coin veulent le transformer vite fait en descente de lit. Mais est-ce que ce félin balafré est vraiment à leur portée? On s’attend à avoir la réponse mais pour pimenter l’histoire, nous basculons sur une transposition humaine. Nous observons alors la scène comme s’il ne s’agissait pas d’une bataille de minets mais d’affrontements urbains entre loubards! Les scènes sorties du contexte animalier nous proposent des scènes de combats remplies de « chats…taîgnes » et de la drague « chat…oyante ».

On doit ce manga particulier et décalé à un mangaka japonais: Atsushi Okada. Il est également le créateur du manga Benny’s Knuckle paru en 2007.

Sur le plan graphique, Atsushi fait de l’excellent travail. Son trait est précis et rigoureux tout le long de l’album. Le character design des personnages/chats est très approprié. La ressemblance est frappante et permet de bien se repérer quand on passe du mode Cat’s au mode Zonards. Les dessins lors des combats sont très dynamiques et magnifiés dans les double-pages. Les décors urbains sont peu nombreux, finalement, pour ne pas encombrer les cases, mais sont très bien détaillés quand ils sont employés. De quoi suivre au plus près les parcours, les territoires et les lieux de prédilection des chats de gouttière. Poubelles de restaurants, parc, ruelles de la ville, tout est bien exploité.

Pour ce qui est du fond, le scénario est très engageant. On suit des chats en les comparant à des bandes organisées de loubards. Les comportements félins reproduits par les hommes donnent un décalage intéressant et rafraîchissant. Je ne peux m’empêcher de penser au film « Didier » de Alain Chabat et la phrase culte: « on ne sent pas le cul Didier… ». Le point de vue varie et les choses non plus tout à fait le même sens, contexte ou connotation. C’est très sympa. L’histoire est assez classique pour l’instant. Un baroudeur arrive seul dans une ville à la recherche de son ennemi juré dans un esprit de vengeance. On verra comment notre mangaka va faire évoluer sa série mais ce n’est pas dérangeant car l’association chat/loubard est aussi importante que l’histoire proprement dite.

Bref, c’est une belle série divertissante qui commence dans l’univers des félins et des bandes urbaines tokyoïtes. L’aventure démarre très classiquement mais je suis sûr qu’elle nous promet quelques rebondissements. On apprend aussi un peu plus sur les Fûryô , leur manière de vivre ou leur hiérarchie. Ayant déjà publié le manga « Félin pour l’autre », les éditions Doki Doki publient pour notre plus grande joie l’oeuvre de Atsushi Okada. La mise en page est aussi soignée que l’impression.

Titre: Nyankees Tome 1

Scénario et Dessin: Atsushi Okada

Genre: Manga/nekketsu/félin

Éditeur: Doki-Doki

Traduction: Julien Pouly

Nbre de pages: 180

Prix: 7,50 €

Date de sortie: 12 février 2020

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