Jenny Finn: comment ça, il n’est pas frais mon poisson ?

Cette fin d’année 2019 aura sonné l’heure du revival mignolesque chez Delcourt. Après avoir dégainé Dracula avec de nouvelles couleurs, c’est Jenny Finn, une oeuvre initialement parue en noir et blanc à laquelle l’éditeur redonne sa chance. Et nous met l’eau, salée, à la bouche.

© Mignola/Nixey/Stewart chez Delcourt

Résumé de l’éditeur : Londres. Ère victorienne. Dans le quartier des docks, la population fait face à une double menace : une peste qui laisse des cadavres couverts de tentacules et un éventreur qui assassine des femmes. Un homme a bien été arrêté et exécuté pour ces meurtres, mais il ne les a pas commis. Lorsque les enquêteurs tombent sur une fille née en mer, porteuse d’une malédiction, les choses ne font qu’empirer…

© Mignola/Nixey/Stewart chez Delcourt

Détrompez-vous. Si Mike Mignola signe la couverture de cette nouvelle édition d’une oeuvre de jeunesse (ou du moins, ante-Hellboy), ce n’est pas lui qui est à la barre du dessin. Au scénario de cette histoire en quatre épisodes avec Troy Nixey, le récit a été dessiné aux trois quarts par ce dernier, avant que Farel Dalrymple ne lui succède pour la dernière partie. Et que des lustres plus tard Dave Stewart y fasse glisser ses couleurs.

Jenny Finn, entre Les Misérables, Jack L’éventreur, la partie continentale de l’Île au trésor et Miss Peregrine, c’est une histoire taillée pour la caméra de Tim Burton. Aussi étrange qu’envoûtante, quitte à faire perdre les pédales et pieds au lecteur. Prenant ce que l’ère victorienne a de plus effrayant et guère reluisant, les auteurs tissent une fable macabre menée par la vengeance du large et la malédiction du peuple humain.

© Mignola/Nixey/Stewart chez Delcourt

Jenny Finn, c’est une enquête compliquée, à la recherche d’un monstre qui n’est pas celui qu’on croit et dont le surnaturel vient complètement rabattre les cartes pour accomplir un destin encore plus terrifiant que présumé. Avec un bestiaire complètement fou, entre des hommes qui deviennent des monstres et des monstres qui deviennent des hommes (et des femmes), Mignola,  Nixey et Dalrymphe livrent une oeuvre déconcertante mais malade, ne donnant pas toutes les clés de ses mystères et laissant un goût d’inachevé.

© Mignola/Nixey/Stewart chez Delcourt

Titre : Jenny Finn

Récit complet (4 issues)

Scénario : Mike Mignola et Troy Nixey

Dessin : Troy Nixey et Farel Dalrymple

Couleurs : Dave Stewart

Genre : Drame, Fantastique, Horreur

Éditeur : Delcourt

Collection : Contrebande

Nbre de pages : 94

Prix : 15,95€

Date de sortie : le 16/10/2019

Extraits : 

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