Presque mort dans les chutes de Reichenbach, Steampunk Sherlock revient pour affronter une nouvelle fois son ennemi mortel

Un zeste de Conan Doyle, un soupçon de steampunk et voila une série qui démarre sur les chapeaux de roues ou de zeppelins. M.O.R.I.A.R.T.Y, une ambiance à la mesure de son oeuvre d’origine.

Résumé: Dans une fumerie d’opium londonienne, un monstre est abattu par la police de 7 balles dans le corps. Au club Diogène, un enquêteur et son partenaire contrecarrent les plans machiavéliques d’un automate joueur de cartes. Ce soir-là, l’alter ego du monstre sortira indemne de l’hôpital et l’enquêteur sera chargé d’une nouvelle affaire. Ils s’appellent respectivement docteur Jekyll et Sherlock Holmes. La messe est dite…

Après sa « résurrection », notre enquêteur préféré est de retour au premier plan. Appelé pour enquêter sur un mystérieux joueur de carte, notre duo Holmes et Watson va être confronté au fabuleux docteur Jekyll. Mais quel virus permet de faire muter des individus de la sorte?  Qui se cache derrière cette recrudescence de méfaits mêlant la science et les nouvelles technologies? Comment attraper l’insaisissable? Son ennemi jurée serait-il lui aussi revenu d’entre les morts?

Nous devons l’intrigue de cette révision à un duo de scénaristes, Jean-Pierre Pécau et Fred Duval, et le dessin est l’oeuvre de Stevan Subic. Le scénario très classique reprend les thèmes fondamentaux de l’univers de Conan Doyle, y compris son ennemi juré, le Professeur Moriarty. Tout est à sa place et l’ensemble est très cohérent. Ce qui est agréable, c’est le côté steampunk et le dynamisme dans les cases. On a par moments l’impression de suivre une aventure du Saint ou de James Bond. L’intervention du Dr Jekyll remet une couche un peu mystérieuse et on pourrait voir certains petits clins d’oeil à la ligue des Gentlemen Extraordinaires.

Les couleurs ajustent parfaitement l’histoire dans l’époque victorienne et ajoutent également une atmosphère particulière. Les décors sont à la fois sublimes et riches. Par contre, il y a un souci sur certaines proportions des corps et visages de certains personnages. Cela provoque parfois une incompréhension de lecture et un petit inconfort visuel.

Mais, pour moi, ce qui fait de cet album une oeuvre intéressante, c’est le dynamisme qui court tout le long de ces pages et le monde steampunk qui y est exposé. On se plait à contempler des objets volants fonctionnant à la vapeur et d’autres machines, ultra présentes. L’histoire de ce premier tome aurait mérité aussi peut-être un peu plus d’originalité mais elle a le mérite de coller parfaitement à Sherlock Holmes et à sa pugnacité.

Cette aventure étant un diptyque. Le deuxième volet rassure encore un peu, conforte les forces du premier opus et  nous réserve de belles surprises avec une fin très originale. On reste sur la même base où le steampunk prend encore plus d’ampleur. Comme l’horreur. Les éditions Delcourt ont réalisé un beau travail de mise en valeur des superbes couvertures dessinées par Nicolas Siner.

Le prochain dyptique est dessiné par l’imparable Gess. On vous l’avait déjà dit non ?

© Duval/Blanchard/Gess

Titre: M.O.R.I.A.R.T.Y Empire Mécanique T1

Scénario: Jean-Pierre Pécau  Fred Duval

Dessin: Stevan Subic

Couleurs: Scarlett Smulkowski

Lettrage: Laurence Grateau

Couverture: Nicolas Siner

Genre: Policier/Steampunk

Éditeur: Delcourt

Nbre de pages: 62

Prix: 15,50€

Date de sortie: 29 août 2018

 

Titre: M.O.R.I.A.R.T.Y Empire Mécanique T2

Scénario: Jean-Pierre Pécau  Fred Duval

Dessin: Stevan Subic

Couleurs: Scarlett Smulkowski

Lettrage: Laurence Grateau

Couverture: Nicolas Siner

Genre: Policier/Steampunk

Éditeur: Delcourt

Nbre de pages: 62

Prix: 15,50€

Date de sortie: 9 mai 2019

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