À 64 balais, Uli Jon Roth le magicien à la sky guitar fait encore des miracles !

Après avoir accueilli Lost Angels il y a peu, un supergroupe de pointures qui y a donné un concert de feu, le Zik Zak à Ittre programmait la semaine dernière un des géants de la six cordes : Uli Jon Roth !

Tout amateur de hard rock qui se respecte connait Uli Jon Roth qui fut, à la première heure, le flamboyant guitariste solo des Scorpions.

© Jean-Pierre Vanderlinden

Ma première rencontre avec lui se déroula le 11mai 1975 lors d’un concert des Scorpions au Casino de Tervuren pour lequel nous avions payé alors cent francs belges (2,5€ !)

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Ne croyez pas que Tervuren possédait en son temps un temple du jeu caché dans une de ses ruelles, il s’agissait tout simplement d’un café pourvu d’une petite salle à l’étage à laquelle on accédait par un simple escalier de bois. Scorpions était venu y défendre son album Fly To The Rainbow et nous étions tout au plus une soixantaine à avoir répondu présents. Un concert incroyable qui augurait déjà de la carrière phénoménale que ferait le groupe allemand durant plusieurs décennies.

Ce jour-là, dans ce qui servait de loges aux musiciens, nous avons témoigné, mon ami Rudi Vervoort et moi (oui oui, l’actuel ministre président est fan de hard rock ), aux membres du groupe tout l’enthousiasme que nous ressentions à l’écoute de ces premiers titres formidables.

© Jean-Pierre Vanderlinden

Quelques années plus tard, le 27 février 1976 à l’Auditoire Paul Emile Janson (à l’époque on organisait des concerts rock dans cet auditoire célèbre de l’ULB), Scorpions allait donner devant une salle comble ( les gens étaient même assis sur la scène) un concert d’anthologie, un de ses meilleurs sur le sol belge. Ulrich Roth fut irrésistible, faisant hurler sa guitare tandis que Rudolph Schenker en position du scorpion (une position en trépied durant lequel il agitait une de ses jambes tel un dard de scorpion prêt à frapper) captivait le regard et que la voix inégalable de Klaus Meine sublimait des titres irrésistibles comme « Fly To The Rainbow », « Speedy’s Coming », « In Trance », « Life’s Like a River », « Virgin Killer », « Crying Days » ou « Robot Man ». Du lourd, du très lourd…

Quelques années plus tard en 1977 après voir participé encore au formidable album live Tokyo Tapes,  Uli Jon Roth allait quitter le groupe et voler ensuite de ses propres ailes et créer Electric Sun.

© Jean-Pierre Vanderlinden

La suite fait partie de l’histoire du rock…

Ce soir, c’est un Uli Jon fatigué que nous retrouvons sur la scène du Zik Zak, où il n’a plus à démontrer son immense talent. Mis en retard par des soucis inhérents à la vie en tournée (une clé cassée dans la serrure d’un local contenant les instruments du groupe) notre homme est arrivé au Zik Zak avec trois heures de retard et visiblement usé par sa journée.  Résultat des courses, pas de séance officielle de dédicaces ni de rdv avec la presse (ma séance de photos backstage est donc annulée), notre homme est fatigué et se contentera d’assurer le show avec maestria entouré d’un groupe qui, lui, m’a un peu laissé sur ma faim. Quand on a eu la chance de voir Ulrich Roth en action à l’époque bénie des Scorpions il n’est pas simple d’entendre ces titres légendaires chantés par une bonne chanteuse certes, mais qui n’arrive pas à la cheville d’un Klaus Meine décidément inimitable.

Ceci dit, il est toujours agréable de réentendre ces vieux titres que les Scorpions ne jouent quasi plus actuellement, et on passe malgré tout un bon moment à réentendre des titres comme  » In Trance » ,  » Indian Dawn » ,  » Fly To the Rainbow » ,  » Picture Life » ,  » Dark Lady »  ou  » Sails of Charon » pour n’en citer que quelques uns de mémoire. Uli Jon a parfois tendance à en faire trop comme beaucoup de virtuoses, mais le plaisir est toujours là et après un concert d’environ deux heures il laissera un public satisfait et heureux de sa soirée.

© Jean-Pierre Vanderlinden

Du haut de sa sky guitar impressionnante et malgré quelques contrariétés, le magicien de Düsseldorf de soixante quatre balais, a une fois de plus fait des miracles…

Jean-Pierre Vanderlinden

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