Bugz, Même pas peur, il y a une vie après les manipulateurs

Plus que n’importe où ailleurs, la vie des héros de BD est incroyable. Dans ce qu’ils sont et peuvent devenir (sauf quand ils sont cadenassés par des héritiers) dans le fruit de la liberté artistique. C’est ainsi que quelques années après avoir décrypté l’art, les armes et le désarroi des manipulations en tous genres matérialisés par des animaux des bois (Manipulator chez Les Arènes), Makyo et Toldac font ressortir leurs musaraignes du bois et reviennent à cet univers dans un autre format, avec des couleurs et un ton résolument plus jeunesse.

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Résumé de l’éditeur : Au pays des Muzarins, le Muzaroi a fort à faire pour assurer une paix durable avec les Hystérichats, les Pulmocrapauds et autres espèces belliqueuses qui convoitent son trône. L’âge avançant, il lui est de plus en plus difficile de faire régner la bienveillance et l’harmonie sur son royaume. Heureusement, le Muzaroi détient seul un pouvoir mystérieux qui lui permet encore et toujours de repousser les ardeurs de ses ennemis. Mais il sent peu à peu ses forces le quitter. L’heure est venue pour lui de transmettre son secret.

© Makyo/Toldac/Dottori chez Kennes

L’aspect docu-didactique de Manipulator est ici dégagé même si tout n’est pas gratuit pour autant et qu’il est aussi question de harcèlement et de phobie de l’autre. Dans un contexte de menace par un ennemi plus imposant et plus fort que soir, façon David contre Gol…cat, les musaraignes ont eu la chance de voir leur roi piqué par une mouche insaisissable, lui conférant un pouvoir incroyable mais indescriptible.

© Makyo/Toldac/Dottori chez Kennes

Dans n’importe quelles circonstances périlleuses, il suffit d’un claquement de doigt au musaroi pour neutraliser son opposant. Mais son talon d’Achille, c’est aussi sa force: une piqûre de mouche. Il faut dire qu’il y a plusieurs espèces de cet insecte, et que toutes ne donnent pas des super-pouvoirs, loin de là. C’est pourquoi, là où certains ne quittent pas leur flingue, leur lasso, leur couteau… l’arme ultime de nos héros est une tapette !

© Makyo/Toldac/Dottori chez Kennes
© Makyo/Toldac/Dottori chez Kennes

Un peu Schtroumpf, un peu Animaux du bois d’quat sous, beaucoup Makyo/Toldac, ce premier tome de Bugz, Même pas peur, présente un monde intéressant, bien ficelé et loufoque. Avec son vocabulaire, ses lubies et son humour qui fait… (non, on ne va pas la faire celle-là 😁).

© Makyo/Toldac/Dottori chez Kennes

Pourtant, la présentation s’éternise et ce premier tome instaure l’univers sans aller beaucoup plus loin que le résumé (c’est pourquoi je n’aime pas les lire) fourni par l’éditeur qui spoile un peu trop l’affaire (on l’a d’ailleurs amoindri dans le présent article). Il faudra donc attendre le second tome pour entrer dans le vif du sujet.

© Makyo/Toldac/Dottori chez Kennes

Série : Bugz

Tome : 1 – Même pas peur

Scénario : Makyo et Toldac

Dessin : Makyo

Couleurs : Alessandra Dottori

Genre : Anthropomorphe, Aventure, Jeunesse

Éditeur : Kennes

Nbre de pages : 48

Prix : 13,95€

Date de sortie : le 22/08/2018

Extraits : 

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