Au Théâtre du Parc la saison se conclut avec un Chevalier d’Eon léger et divertissant, qui ravira tous les publics

Pour terminer sa saison, Le Théâtre du Parc nous propose Le Chevalier d’Eon de Thierry Debroux. Les aventures de celui que les historiens qualifient de premier James Bond en jupons permettent à la metteuse en scène Daphné D’Heur de revisiter l’esthétique du 18e siècle et à Thierry Debroux de surfer avec brio sur le style comédie de cape et d’épée en mode farce aux relents burlesques, parsemée d’humour et de sensibilité. Un spectacle divertissant qui ravira tous les publics.

© Zvonock

Agent secret sous Louis XV, le Chevalier d’Eon se déguise en femme afin de mener à bien une mission périlleuse en Russie : il doit gagner la confiance de la tsarine Elisabeth, à l’insu de son entourage, afin de conclure un traité d’alliance pour rétablir les relations diplomatiques entre la France et la Russie. Mission qu’il réussira avec brio sous les traits de Lia de Beaumont.

C’est Julien Besure que l’on retrouve dans le rôle de d’Eon cet agent secret qui passa quarante neuf ans de sa vie en homme et trente trois en femme. Percutant et drôle, le comédien s’acquitte avec brio de ce rôle, tandis qu’autour de lui d’autres comédiens sont parfaits comme Fabian Finkels et Didier Colfs dans leurs rôles respectifs de Ministre Lebel-Vice chancelier Voronstov et de Duc de Nivernais-Prince Narychkine.

Maroine Amimi, très drôle, tire lui aussi avec talent son épingle du jeu en campant un Lubin turbulent et espiègle dans un rôle très physique. Mention spéciale également aux rôles féminins campés par Petra Urbanyi, Laurence d’Amélio, Laurie Degand et Perrine Delers en tsarine tout à fait convaincante.

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L’intrigue de la pièce amuse, et l’auteur ne se prive pas de passer de l’humour à l’action ( quelques jolis duels à l’épée), le tout porté par des comédiens qui virevoltent dans un joli décor pivotant magnifiquement mis en lumière, tout en jouant par moment la carte d’un sentimentalisme parfois légèrement excessif. On est ici en présence d’un théâtre récréatif dont le but premier est de divertir un maximum de spectateurs – n’y cherchez donc pas autre chose – et dont il faut saluer la tenue et l’efficacité

Avec Le Chevalier d’Eon, l’actuelle saison du Théâtre du Parc se conclut avec une pièce plaisante et légère, à mille lieues de la gravité de 1984 adapté également par Thierry Debroux et joué il y a peu ici même et dont le souvenir exaltant et la force du propos resteront encore longtemps gravés dans nos mémoires.

© Zvonock

Le moins qu’on puisse dire c’est qu’au Parc on propose du théâtre pour tous les goûts, et on ne peut que s’en féliciter. Vivement la saison 2019/2020 !

Le Chevalier d’Eon est à l’affiche du Théâtre Royal du Parc jusqu’au 25 mai 2019.

Réservations : https://www.theatreduparc.be

Jean-Pierre Vanderlinden

Le Chevalier d’Eon de Thierry Debroux

Mise en scène : Daphné D’Heur
Scénographie : Vincent Bresmal
Chorégraphie des combats : Jacques Cappelle
Costumes : Anne Guillera
Avec : Maroine Amimi, Mickey Boccar, Julien Besure, William Clobus, Didier Colfs, Laurence D’Amelio, Laurie Degand, Perrine Delers, Baptiste Denuit, Fabian Finkels, Jonas Jans, Nicolas Janssens, Marc Laurent, Anthony Molina-Diaz, Petra Urbányi et Valentin Vanstechelman.
Une coproduction du Théâtre Royal du Parc et de La Coop asbl.
Avec le soutien du Tax Shelter du Gouvernement fédéral belge.

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