La gazette du BIFFF #9 : lettres rouges incitant au meurtre, thriller captivant dans une morgue, taxi insolite surnaturel, slasher déjanté et humoristique et film surréaliste extra ordinaire , le BIFFF entame sa dernière ligne droite mais ne faiblit pas

Salut les accros du BIFFF ! Vous qui aimez frémir, trembler, vous agripper à votre siège, le cœur battant et les tempes en sueur tandis que l’hémoglobine coule à flot sur l’écran et que votre héroïne préférée se fait trucider par un psychopathe, ne ratez pas notre rendez-vous (quasi) quotidien de la gazette du BIFFF. Tout, vous saurez tout sur le 37e festival international du film fantastique de Bruxelles. Critiques de films, impressions, anecdotes, coups de coeur et déceptions, par ici m’sieurs dames suivez le guide !

Aujourd’hui on commence par le Ciné 1 avec BODIES AT REST de Renny Harlin.

Synopsis : S’il y a bien un endroit où on peut bosser peinard sans se faire emm…, c’est une morgue. Plus calme, tu meurs (blague de médecin légiste). Mais un soir, alors que Chan et son assistant viennent de recoudre les derniers sacs à viande de leur to-do list, nos deux experts vont avoir droit à une visite surprise particulièrement musclée… Trois criminels armés jusqu’aux dents font irruption dans leur chambre froide avec une demande bien spécifique : récupérer une bastos logée dans le corps d’un des nombreux pensionnaires de la morgue. Un travail à priori simple et sans danger, la victime concernée étant déjà morte. Mais, alors que notre trio de criminels tente désespérément de cacher leur véritable identité, Chan va se retrouver dans un merdier impensable lorsque son passé va le rattraper par hasard. Et au pire moment…

Voilà un thriller qui nous vient de Hong Kong qui tient toutes ses promesses. Bien filmé et interprété ce film se laisse regarder sans aucun temps mort. Scénario intelligent, action, retournements de situations inattendus, on retrouve ici tout le savoir faire du cinéma asiatique qui lorsqu’il veut nous en mettre plein les yeux est d’un redoutable efficacité. Un très bon thriller qui ravira les amateurs du genre.

Note 17/20

Année 2019
Réalisateur Renny Harlin
Cast Nick Cheung,
Richie Jen,
Zi Yang
Distributeur Media Asia Film Dist. (HK) Ltd.
Genre thriller
Audience ENA
Running time 94′
Pays Chine, Hong Kong
Audio O.V. Cantonais
Sous-Titres Anglais, Français, Néerlandais

Toujours au Ciné 1 à 22h30 les amateurs de slashers ont fait le déplacement pour YOU MIGHT BE THE KILLER.

Synopsis : Tout avait pourtant si bien commencé au camp d’été de Clear Lake… Sam, boyscout en chef et bonne gueule de mormon qui dégaine tous les 36 de l’an, avait réuni tous les moniteurs au bord du lac pour un peu de bon temps avant l’arrivée des mioches. Au programme ? Roucoulades enfants admis, bières sans alcool et histoires effrayantes au coin du feu. Mais tous les connaisseurs de VENDREDI 13 et SLEEPAWAY CAMP savent que ça va très vite partir en sucette, et le plus souvent avec un tueur sanguinaire qui débarque à la fête sans y être invité. Un joli carnage plus tard, Sam finit par trouver un abri plus ou moins sûr, sans savoir qui dans son équipe est encore en un seul morceau. Après avoir laissé un message d’urgence au vieux shérif du coin qui ne décroche plus après 21 heures, Sam appelle son amie Chuck : fan irréductible des slashers, cette dernière pourra lui dire dans quel ordre – selon les clichés du genre – ils vont être tués…

Film parodique tourné sur le ton de la comédie , You Might Be THe Killer accumule volontairement tous les clichés du genre dans le but d’en rire le tout accompagné de quelques scènes gore du plus bel effet. Tout est vu du point de vue du tueur lui même désemparé, et c’est ce qui fait l’originalité de ce petit film. C’est potache, amusant par moment mais parfois téléphoné, et le personnage principal un peu nunuche ne porte pas toujours à la sympathie.

Certains adoreront de genre de délire, d’autres comme moi trouveront le film  anecdotique et lui préféreront Sream Girl appelé aussi The Final Girls de Todd Strauss Schulson sorti en 2015, qui traite plus ou moins du même sujet mais avec beaucoup plus d’humour. Bref un film sympa mais sans plus.

Note: 12/20

Année 2018
Réalisateur Brett Simmons
Cast Alyson Hannigan,
Fran Kranz
Distributeur Screen Media
Genre black comedy, horreur
Audience ENA
Running time 92′
Pays USA
Audio O.V. Anglais
Sous-Titres Français, Néerlandais
Première Première Belge

Vendredi 19/04, RED LETTER DAY est à l’affiche du Ciné 2.

Synopsis : En ces temps de criminalité galopante, Melanie Edwards est très heureuse de pouvoir élever ses deux enfants dans une communauté bourgeoise, qui ressemble à s’y méprendre à celle du TRUMAN SHOW. Tout y est calme et serein, comme englué dans un bonheur de carte postale, jusqu’à ce que tous les habitants reçoivent une mystérieuse lettre rouge… Dedans, des instructions tellement glauques que cela en devient ridicule : à savoir, le nom précis d’un voisin qu’il faut tuer. Forcément, au début, ça fait sourire Melanie mais, pourtant, la paranoïa va très vite s’installer : elle pense à ce voisin qui lui en veut d’avoir fait abattre ses arbres pour son solarium plein sud, à l’autre rombière du cours de Pilates à qui elle a piqué la place de parking, l’autre intégriste du gazon nickel qui ne supporte pas de voir le chien de Melanie y poser sa pêche tranquillou. Bref, à tous ces sociopathes en puissance qui l’entourent et qui meublent leur cerveau à coups de télévision sensationnaliste lorsque, soudain, un premier coup de feu retentit dans le voisinage. Il semblerait que le jeu macabre ait fini par commencer…

Ce petit film canadien assez court (il dure 76 minutes) de Cameron Macgowan est basé sur une très bonne idée de départ qui nous rappelle un peu The Purge sur un ton de comédie noire. On suit avec amusement les péripéties de cette famille sans histoire, qui vu les circonstances se transforme en meurtriers prêts à tout pour sauver leurs vies. Le film atteint son but qui est de nous divertir sans aucune autre prétention, et se laisse regarder avec un plaisir très juvénile comme à la lecture de bons comics du genre.

Note : 11,5/20

Année 2019
Réalisateur Cameron Macgowan
Cast Dawn Van De Schoot,
Hailey Foss,
Kaeleb Zain Gartner,
Peter Strand Rumpel,
Roger LeBlanc,
Tiffany Helm
Distributeur Cameron Macgowan
Genre horreur
Audience ENA
Running time 76′
Pays Canada
Audio O.V. Anglais
Sous-Titres Français, Néerlandais
Première Première Européenne

On enchaîne avec THE FARE de D.C. Hamilton.

Synopsis : C’est la nuit, en plein désert. Harris conduit son taxi vers sa prochaine course au milieu de nulle part. Une femme monte à bord. Ils discutent de tout et de rien. Elle dit s’appeler Penny. Un éclair plus tard, elle disparaît de la banquette arrière… C’est la nuit, en plein désert. Harris conduit son taxi vers sa prochaine course au milieu de nulle part. Une femme monte à bord. Ils discutent de tout et de rien. Elle dit s’appeler Penny. Un éclair plus tard, elle disparaît de la banquette arrière… C’est la nuit, en plein désert. Harris conduit son taxi vers sa prochaine course au milieu de nulle part. Une femme monte à bord. Ils discutent de tout et de rien. Puis, Harris freine brusquement et crie le nom de « Penny ! ». Alors même qu’elle ne s’était pas encore présentée. Penny le regarde intensément et lui dit : « ça y est ! Tu te souviens enfin ! », avant de disparaître dans un éclair… C’est la nuit, en plein désert. Harris conduit son taxi mais, cette fois, les souvenirs remontent petit à petit.

Ce film assez étonnant en provenance des USA ressemble à un mix entre Un Jour Sans Fin et un épisode de La Quatrième Dimension. L’unité de lieu et de temps ( tout se passe dans le taxi) et le coté très verbeux des 2/3 du film lassent un peu sur la durée, avant que la fin du film ne dévoile enfin réellement à quoi le réalisateur voulait en venir. Un film intéressant et bien interprété, à voir au moins une fois, mais qui ne nous encourage pas à plusieurs visions vu son rythme lent, sa musique souvent envahissante, et l’importance de ne pas connaitre la fin du film pour l’apprécier réellement.

Note : 12/20

Année 2018
Réalisateur D.C. Hamilton
Cast Brinna Kelly,
Gino Anthony Pesi,
Jason Stuart
Distributeur Devilworks Ltd.
Genre fantasy, mystery
Audience ENA
Running time 80′
Pays USA
Audio O.V. Anglais
Sous-Titres Français, Néerlandais
Première Première Belge

Direction le Ciné 1 pour la projection DOORLOCK de Kwon Lee.

Synopsis : Employée de banque timide, Kyung-min vit dans un petit studio au sixième étage d’un immeuble sécurisé. Un soir, alors qu’elle revient de son travail, Kyung-min découvre que le loquet de son digicode est relevé. Par mesure de sécurité, elle change le code avant d’aller faire un gros dodo bien mérité. Mais, alors qu’elle est plongée dans un délicieux rêve où elle vit carrément dans un deux-pièces, elle se fait réveiller par un bruit très inquiétant… Celui de sa poignée de porte malmenée par un inconnu, suivi d’un son encore plus terrifiant : « bip, bip, bip… Vous avez tapé le mauvais code ».

Aussitôt appelés, les flics semblent s’en foutre royalement : il n’y a pas eu effraction et c’est probablement un cuitard un peu top vendangé qui s’est trompé de porte. Vlà pour le diagnostic. Kyung-min aura beau rabaisser avec une angoisse grandissante la cuvette des WC à plusieurs reprises, il faudra qu’un meurtre ait lieu à l’intérieur de son studio, pour qu’on la prenne au sérieux : quelqu’un se trouve chez elle, et il n’est pas là pour faire les poussières…

Ce film coréen très efficace et bien réalisé va sans doute séduire L’amateur de thriller lambda. Son seul défaut : être le remake d’un petit chef d’oeuvre du genre sorti en  2011 intitulé Sleep Tight de Jaume Balaguero et Alberto Marini interprété par un monstrueux Luis Tosar qui avait littéralement marqué le film de son empreinte. Difficile après avoir vu ce chef d’oeuvre de ne pas faire la comparaison avec ce film coréen certes bien efficace mais nettement moins flippant. Doorlock reste néanmoins un bon métrage palpitant à visionner sans hésiter si vous aimer les thrillers bien torchés.

Note : 13,5/20

Année 2018
Réalisateur Kwon Lee
Cast Hyo-jin Kong,
Sung-oh Kim,
Ye-won Kim
Distributeur Filmax intl
Genre thriller
Audience ENA
Running time 102′
Pays Corée du Sud
Audio O.V. Coréen
Sous-Titres Anglais, Français, Néerlandais
Première Première Européenne

Il est 22h30 et c’est la grosse foule Pour EXTRA ORDINARY de Enda Loughman et Mike Ahern.

Synopsis : Monitrice d’auto-école dans un petit patelin tranquille d’Irlande, Rose est surtout connue des autres habitants pour un don héréditaire : elle parle aux fantômes. Sauf que, depuis la mort accidentelle de son père à cause d’une formule qu’elle a prononcée en bouffant toutes les voyelles, elle préfère renier ses facultés surnaturelles.

Il n’empêche : sa boîte vocale est constamment remplie d’appels pour des poubelles hantées ou des grille-pains possédés… Tous essuient un refus catégorique, jusqu’à ce que Rose tombe sur l’appel désespéré de la jeune Sarah, dont le père – charmant veuf au demeurant – est harcelé quotidiennement par feu sa femme monomaniaque. Au même moment, non loin de là, Christian Winter – une rock star has been à un single valable – tente par tous les moyens de renouer avec le succès. Conscient que le talent est une option inenvisageable dans son cas, il se tourne tout naturellement vers le plan B le plus évident : le sacrifice d’une vierge…

Jonathan Lenaerts déclarait à propos du film que si Extra Ordinary n’obtenait pas une récompense il quitterait le BIFFF ! Espérons de tout coeur que ce film complètement déjanté soit dans les lauréats, car Jonathan est indispensable au festival mais aussi car il faut bien reconnaître que le délire que nous propose ce film est jubilatoire et que je ne peux que recommander ce métrage qui parodie intelligemment mais au prix d’un humour corrosif et irrésistible l’univers du paranormal. Vraiment excellent !

Note 17,5 /20

Année 2019
Réalisateur Enda Loughman, Mike Ahern
Cast Barry Ward,
Claudia O’Doherty,
Emma Coleman,
Jamie Beamish,
Maeve Higgins,
Risteard Cooper,
Will Forte
Distributeur Epic Pictures
Genre comedy, ghost movie
Audience ENA
Running time 93′
Pays Belgique, Irlande
Audio O.V. Anglais
Sous-Titres Français, Néerlandais
Première Première Européenne

Voilà c’est fini pour cette 9e gazette du BIFFF, rendez- vous très bientôt pour la 10e et dernière consacrée au dernier jour du festival et à la clôture, ici même dans les colonnes de Branchés Culture !

Jean-Pierre Vanderlinden

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