Toute la lumière sur Les Nuits Botanique 2019 avec les coups de coeur de la rédaction !

L’heure est au printemps, la nature refleurit et les festivaliers encore engourdis par l’hiver se préparent tout doucement à un été échelonné de festivals. Pour démarrer en grande pompe la saison estivale, les Nuits Botanique font chaque année office de rendez-vous incontournable. Nous vous livrons nos coups de cœur à l’aube de ce festival éclectique qui a tout pour séduire. Alizée s’y est collée avec Alexis, Manugo et Régis.

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Georgio, 25 ans et toute la vi(b)e

Du jeu de balles à la tombe, des rêves d’enfant confrontés à un monde de grands qui ne les ont pas pris au sérieux, Georgio s’offre pour ses 25 ans (et 12 en tant que rappeur) un troisième album baptisé XX5. Dix-huit sons denses et intenses rythmés par différentes sonorités et un rappeur (qu’on avait connu avec Fauve pour Voyou) qui a déjà vécu beaucoup de choses et très attentif à ce qu’il se passe autour de lui. Le tout d’une plume bien trempée, posée, poète et réaliste. Qui sonne life et live.

Georgio sous le chapiteau, le mercredi 24 avril

Lysistrata, l’art d’être ascensionnel ou sensationnel à la fois

Voilà un premier coup de cœur placé sous l’égide du rock. Lysistrata est un jeune trio français à l’énergie débordante et à la musique explosive. Chacune de leur prestation est d’un dynamisme à faire pâlir les groupes les plus expérimentés. Leur rock est né de la fusion du post-punk, du noise, de l’indie pop, le tout secoué dans tous les sens et sans frontière pour donner lieu à un cocktail subtilement jouissif. C’est en juin 2017, que les zouaves originaires de Saintes, sortent leur premier album « The Thread ». Enregistré en prise live, le groupe réussit le tour de force de retranscrire à la perfection l’entité passionnée et merveilleuse qui les habite une fois sur scène.

Lysistrata embrasera la scène de l’Orangerie le jeudi 25 avril

David Numwami, le gladiateur de la pop sorti du Colisée

David Numwami, ce nom ne vous dit peut-être rien, mais son charisme ne vous sera pas étranger si vous avez vécu la folle épopée du Colisée dont il était le frontman. Un magnifique ouvrage psychédélique, indescriptible et francophile qui s’était ébréché bien malgré lui, suite au vol d’un sac à dos contenant la matière d’un album, entre autres trésors. C’était en 2016, Le Colisée avait continué à tourner avant de laisser place à David qui désormais chante entre pop et expériences ébouriffantes ou totalement cool.

David Numwami envoûtera la scène du Grand salon le jeudi 26 avril et le 27 avril (à 11h) en mode Bota Kids.

The Feather, poésie et onirisme à l’heure de l’introspection

On vous a déjà parlé de Dan San par ici, The Feather ne cache pas sa filiation au groupe liégeois puisqu’il est porté par nul autre que Thomas Médard, chanteur et guitariste du groupe. En 2013, il sort un premier album né d’une démarche introspective ; il réalise tout de A à Z, des mélodies, aux textes en passant par la production, l’enregistrement et le mixage. En artiste accompli, il ne s’arrête pas là et réalise les photographies et la pochette de l’album. Thomas Médard nous emmène dans son univers entre douce rêverie et pop mélancolique. Un délice !

The Feather envoûtera le Grand Salon le samedi 27 avril

Ebbène et ses punchlines tout en douceur

Voilà un artiste qu’on ne peut qu’adorer, un conteur d’histoires passionnées, j’ai nommé Ébbène, aussi connu sous le nom de Ben Baillieux (celui-là même qui officiait en maître de cérémonie chez les Tellers il y a quelques années). Ébbène sort tout juste son premier album, « Début de Soirée », une incursion en poésie francophile ; ça balance tout et sur tout, de l’amour au conformisme, dans des punchlines dignes des poètes les plus doués. Bref, Ébbène, ce sera sans aucun doute l’une des plus belles et attendues révélations de ces Nuits Botanique. À noter qu’il jouera en bonne compagnie, puisque Lou Doillon et Cléa Vincent se produiront le même soir ! Une belle soirée en perspective…

Ébbène se révélera sous le Chapiteau, le lundi 29 avril

Mustii, rendez-vous intimiste avec un garçon du 21e siècle

Son 1er album « 21 st Century Boy » est sorti le 18 octobre dernier et ça claque ! Dans un style électro- pop, cet artiste encense la scène, prend possession des lieux. Il a besoin de communion pour donner le meilleur de lui-même lors de ses concerts. Nul doute que Mustii qui aime tant être proche de son public, le sera encore plus dans un lieu intimiste comme l’Orangerie au Botanique. J’ai hâte d’y être avant la saison des festivals de cet été où il sera également bien présent. (ManuGo)

Mustii habitera l’Orangerie le 29 avril 

Cléa Vincent pour des nuits sur le dancefloor, sans sommeil

Porte-étendard de la nouvelle vague pop française, Cléa Vincent compte à son actif trois EP et un album, « Retiens mon désir », sorti en 2016. Avant-gardiste et inspirée, elle livre une musique imparable, romantique et sensuelle qui l’a déjà emmenée jouer aux quatre coins du monde. Son dernier single « Nuits sans sommeil » offre une pop nocturne pour dancefloor qui incite à se laisser aller sur la piste de danse.

Cléa Vincent fera danser le Chapiteau le lundi 29 avril

Bertrand Belin, le retour du dandy rockeur

Bertrand Belin, c’est une voix, grave, douce et entêtante. Une voix simple qui fuit la grandiloquence pour séduire, lentement, mais durablement. Bertrand Belin, ce sont aussi des mots justes et beaux, et des mélodies élégantes. Singulier, Bertrand Belin a su s’imposer au fil des albums comme une valeur sûre de la scène française musicale et littéraire, car il est aussi auteur. Cette année, Bertrand Belin revient avec un nouvel album et une tournée qui pour notre plus grand bonheur, fera escale aux Nuits.

Bertand Belin poétisera l’Orangerie le 30 avril

Aurel, ou comment vaincre les chagrins nocturnes

Aurel, c’est le pseudo qui cache Aurelio Mattern, un artiste bien connu de la scène musicale belge ayant fait partie des groupes Lucy ! Lucy !, Paon et plus récemment Sonnfjord. Cette fois, c’est en solo que Aurel prend son envol avec un premier EP prometteur qui débarquera au printemps. Sa pop est flottante, rappelant Nicolas Michaux, Flavien Berger ou même Voyou.

Aurel se découvrira sous le Chapiteau, le mardi 30 avril

Atome, pour voyager au septième ciel

À lire aussi | De la Belgique aux confins de la galaxie, un rayon stellaire nommé Atome !

Un voyage intergalactique, atomique (forcément), kaléidoscopique, voilà ce que nous propose Atome dans son premier disque. Le plus beau voyage de ta vie, peut-être pas, mais une bien plaisante odyssée, sans aucun doute ! C’est une délicieuse atmosphère enivrante et colorée qui plane autour de leur premier album ovniesque qui tantôt rappelle Moodoïd ou même Sébastien Tellier tout en créant de toute pièce sa propre galaxie musicale, nous offrant la jouissance de paroles en français en accord avec une musique grisante. Sur scène, l’épopée est grisante, nul doute qu’Atome saura faire décoller le merveilleux vaisseau du Botanique.

Atome fera léviter le Chapiteau le mercredi 1er mai

Salut c’est cool, empereurs de l’electro-kitsch et punk

S’il y a bien un groupe français à voir une fois dans sa vie, c’est bien « Salut, c’est cool ». Cette bande de potes totalement perchés entraîne toujours son public dans un voyage psychédélique et loufoque sans pareil. Un concert des interprètes de « Techno, toujours pareil » est inévitablement une expérience unique et complètement barrée qui ne se revivra jamais. Les habitués du Dour FESTIVAL se rappellent encore sans nul doute des cinq prestations de plus de 3 heures offertes par les quatre Parisiens lors des cinq journées de l’édition 2016 (ils seront une nouvelle fois présents sur le site de la machine à feu après deux ans d’absences). À l’instar de Rebeka Warrior et de son groupe Sexy Sushi, « Salut, c’est cool » réserve un trip dans un univers décalé à ses auditeurs. Avec leurs rythmes redondants et leurs paroles d’un… haut niveau intellectuel, « Salut, c’est cool » reste le garant d’une culture underground trop peu considérée. L’interview que ce groupe a récemment livré au micro de Konbini montre les connaissances que ces quatre Français ont d’un style musical pratiquement inconnu. Ces empereurs de l’electro-kitsch aux accents punk sortiront leur huitième album cette année et il y a fort à parier que les festivaliers présents lors de cette 26e édition des Nuits du Botanique découvriront en primeur une première salve des futurs tubes qui composent ce nouvel opus intitulé « Les humains ».

Salut ce sera cool, le 3 mai sous le chapiteau

Glauque, la musique au service du rap

Finaliste du Concours-Circuit 2018, les Namurois de Glauque nous plonge dans un univers électrisant de rap fusionné à la musique électro. Grâce à une puissante rythmique électronique et des textes forts et poétiques, leurs titres font naître l’émotion chez le public, du malaise à l’envie de se révolter ! Difficile de rester de marbre face à cette énergie électro et aux phrasés percutants qui pilonnent leur froide réalité. Le groupe se  produit en live dans une configuration atypique avec un véritable groupe plutôt qu’un line-up classique dans le rap avec DJ, MC et backing. En voilà une belle promesse pour le rap belge.

Glauque électrisera le Chapiteau le samedi 4 mai

R.O x Konoba, synthèse d’un tour du monde créatif

C’est une idée bien folle, comme on les aime, qui a traversé l’esprit du DJ R.O et de Konoba il y a quelque temps ; un périple en dix étapes qui verrait naître dix chansons. Pendant dix mois, les deux collègues ont traversé le globe, du Japon à l’Allemagne en passant par l’Australie et la Géorgie. Les morceaux se sont révélés un à un tandis qu’un album est né. C’est dans le cadre des Nuits Botanique que le duo a décidé de présenter ce premier album commun. Autant dire que la hâte se fait déjà sentir !

R.O x Konoba fera voyager le Chapiteau le 5 mai

Voyou, des bruits de la ville au cocon de l’Orangerie

Voyou, c’est un drôle de garçon qui, un an plus tôt, nous avait séduits depuis son tandem. C’est aujourd’hui une des révélations de la scène pop francophone avec ses rythmes chaloupés et ses shows débordant de bonnes énergies ! Dès son premier EP, il propose une pop hybride, qui annonçait déjà le merveilleux potentiel de son premier album sorti il y a un mois, « Bruits de la ville ». Sa musique rappelle Mac DeMarco ou même Alain Souchon, tout en s’inscrivant dans un univers riche et absurde où la liberté règne.

Voyou fera chalouper l’Orangerie le 5 mai

Stephane Ginsburgh, l’épopée russe

Quelle joie de découvrir à l’affiche des Nuits, le nom de Stephane Ginsburg, sans doute le pianiste le plus passionnant de notre époque ! Il viendra nous faire rêver au son des neuf sonates pour piano de Sergueï Prokofiev. Au programme, de ce marathon musical, l’artiste retracera les tumultes de plus d’un demi-siècle d’histoire en Russie et en URSS, voguant entre les sonates « d’après de vieux cahiers » et les célèbres sonates dites « de guerre » faisant écho aux troubles grandissant que connaît le pays.

Stephane Ginsburgh fera vibrer le Grand Salon le 12 mai

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Voilà encore un bien beau programme que nous offre cette 26e édition des Nuits Botanique. Cette fois encore, la musique se célébrera tout en éclectisme et en richesse avec des artistes venus de tous horizons pour cette messe immanquable. Comme chaque année, Branchés Culture a rempli son agenda et nous serons tous très heureux de vous faire vivre cet événement au travers ces quelques concerts de grand cru ! 

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