Whocat : un quatuor bruxellois qui a du chien et le prouve avec Joyful Rebellion

Le vendredi pluvieux par lequel leur album a vu le jour, on l’oubliera très vite. Par contre, le premier album que livre Whocat, Joyful Rebellion, on ne l’oubliera pas de sitôt. Boosté par un deuxième single et clip, One of a kind, qui joue de tentation et de sensualité, le quatuor bruxellois livre onze titres qui sonnent le renouveau et battent en rythme pour nous faire entrer dans le printemps, quand tout est possible musicalement.

Mais avant toute chose, présentation : « L’univers musical de Whocat sort de l’imagination de l’auteure et interprète Bruxelloise Sara Moonen. Rythmiquement, le groupe dispose d’une base solide : Joris Lindemans à la contrebasse et David Palumbo aux percussions et à la batterie qui partagent tous deux une approche éclectique et organique de leur instrument. À la guitare électrique, Benoît Minon apporte une touche d’inventivité mélodique pure et intacte. »

Maintenant que vous les connaissez un peu, vous pouvez vous trémousser, dandiner ou même danser, soyons fous, au fil de cet album très prometteur pour le live (ce sera dès le 23 mars, à l’Ancienne Belgique) dont chaque morceau s’assemble pour faire un puzzle de couleurs et d’énergies sans forcément se ressembler.

Dès All Good, qui nous évoque un peu ce que fait et bidouille Grandgeorge, sous l’impulsion du beat et du rythme, l’enfièvrement est immédiat. Pas celui d’une bonne grippe, celui d’un bon trip. Ça percute et ça percussionne, les sonorités résonnent. Tous les voyants sont au vert, All Good, et la chanteuse est une redoutable leadeuse (?).

C’est aussi le cas sur Juice of youth où les cordes se mélangent au tempo, consacrant cette maîtrise et cette manière d’amener de plus en plus d’instruments dans ce paysage, cet horizon musical. Un paysage aussi dans la voix de Sara Moonen, oscillant constamment entre les genres et les fédérant. L’intention est là, l’intensité aussi, sans forcer et s’en aller dans des effets qui n’amèneraient rien. C’est pur ! Sara Moonen a le rythme dans la peau et sur les lèvres, avec une voix qui ne force jamais mais utilise toutes les nuances dont elle est capable. Tout coule de source dans cette oeuvre à plusieurs voix fort en choeurs façon beatbox.

Whocat, c’est une âme de jazz qui aime à fricoter, à se mélanger, à la pop, sans jamais se compromettre. Et voilà le temps de One of a kind, le plus sensuel des morceaux de l’album avec son piano, suave, façon Jamie Cullum. On ne peut plus entraînant. Les lois de l’attraction sont testées et approuvées. Dans son genre, Fishy Five est aussi assez dingue et de quoi transformer votre salon en club débordant d’énergie. Il y a aussi un peu d’esprit Puggy, bougeant et accrocheur dans Liar.

La belle expérience se poursuit, de son en son, et on se quitte sur un dernier morceau incroyable qui résume parfaitement le projet, avec des vocalises humaines et instrumentales, des solos aussi, qui se rejoignent pour amener quelques instants magiques, contemplatifs durant huit minutes de bonheur intégral. Vous n’étiez pas en forme ? Vous l’êtes maintenant !

Whocat

Joyful Rebellion

Team 4 Action

11 titres

45 minutes

Le 15 mars 2019

En concert: le 15 mars au Leuven Jazz, le 17 mars à The Headroom à Turnhout, le 23 mars à l’AB et le 29 mars à De Oorzaak à Lendelede.

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