Hill(billy) était une fois en Amérique… profonde, très profonde !

Huit mois se sont passés depuis que, d’un coup de hache magique, Eric Powell nous a fait exploser les mirettes et Rondel, son nouveau héros qui n’en est pas tant un, ne semble pas s’être refait une beauté ni même s’être lavé: il continue d’errer dans les Appalaches, terres de légendes et surtout de conneries. Affectant les humains mais aussi les monstres. Et sur ce monde con, Rondel n’a pas besoin de fermer les yeux puisqu’il est aveugle…mais extra-lucide quand même. Quant à nous, on les garde écarquillés.

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©Eric Powell chez Albatross Funnybooks

Résumé de l’éditeur : Rondel est un vagabond aveugle, qui en réalité comprend et voit le monde bien mieux que le commun des mortels. Rondel est un solitaire, armé d’un hachoir géant qui est finalement plus à l’aise auprès des créatures magiques et des sorcières. Il est même devenu pour beaucoup un héros de folklore pour ceux qui errent à l’orée du monde des rêves. Mais Rondel est également bien plus que cela…

©Eric Powell chez Albatross Funnybooks

Deuxième livrée de cinq épisodes sur le manteau neigeux des Appalaches qui n’encourage pas le commun des mortels à sortir le bout de leur nez. Pourtant, par tous les temps, Rondel est dehors et quand il entre dans une taverne, forcément mal famée dans ce coin de l’Amérique profonde, il sait qu’il n’y trouvera pas le réconfort et que les gens du coin essayeront forcément de l’entourlouper et de le mener à sa perte.

©Eric Powell/Simone di Meo chez Albatross Funnybooks

C’est ainsi, par exemple, que Rondel sera mis sur la piste d’un fantôme de chercheur d’or (le temps d’une histoire de dix planches et de laisser penser que le graphisme Powell est inimitable, Eric passe le flambeau à Simone Di Meo qui fait plus dans la caricature que dans l’horrifique). Mais il devra également affronter un Tailypo, créature démoniaque, ayant perdu sa queue mais ayant la dent dure. Sans oublier Maggie Douze-Orteils ou le lâche – non pas Robert Ford mais – Judd Hogslopp

©Eric Powell chez Albatross Funnybooks

Puis, après une entrée en matière flamboyante, c’est aussi l’occasion pour Eric Powell de verse dans l’origin story en nous en apprenant un peu plus sur Lucille, la fidèle ourse qui le suit dans pas mal d’histoires, et sa terrible et sanguinaire hache qui lui a sauvé la mise plusieurs fois et renvoyé les créatures infernales dans les enfers d’où elles n’auraient jamais dû sortir. Une hache sur laquelle les noms des méchants sont gravés. Une tête chercheuse, quoi.

©Eric Powell chez Albatross Funnybooks

Entre fantasy et psychédélisme, Eric Powell pousse même l’expérience un peu plus loin pour un épisode mettant en scène un rêve que vous découvrirez en 3D si vous avez des lunettes à portée. De quoi renforcer le caractère impressionnant du dessin d’Eric Powell qui semble avoir vendu son âme au diable pour mieux posséder celui-ci et en devenir un. Ne perdant jamais de vue qu’il doit innover plutôt que récidiver, l’auteur propose des expériences de lecture bluffantes.

Série : Hillbilly

Tome : 2

Scénario, dessin et couleurs : Eric Powell (et Simone di Meo)

Traduction : Nick Meylaender

Genre : Fantasy

Éditeur VF : Delcourt

Collection : Contrebande

Éditeur VO : Albatross Funnybooks

Nbre de pages : 96

Prix : 15,95€

Date de sortie : le 24/01/2018

Extraits : 

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