Dan Gagnon : «Je n’ai pas envie d’en faire trop et de prendre le risque d’user ma passion pour de la Gloire et de l’Argent ! »

Un an à peine après sa « Première tournée d’Adieu », le canado-belge le plus médiatique du PAF du plat pays est de retour sur les planches avec un nouveau show. Avec « Rose », Dan Gagnon repart en campagne dans toute la Belgique francophone pour une tournée marathon de 40 dates aux quatre coins de la Wallonie et à Bruxelles. Cette année encore, le chroniqueur de 69 minutes sans chichi a profité de son passage à Sivry-Rance pour répondre aux questions de Branchés Culture. Régis Filieux a profité du passage de Dan Gagnon à Sivry-Rance pour aller à sa rencontre.

Bonjour Dan, vous nous revenez avec un quatrième spectacle, « Rose », un an à peine après votre «Première tournée d’Adieu », un spectacle qui traitait de sujets sombres tel le cancer ou la dépression. Le titre de ce nouvel spectacle signifie t-il que la dépression est derrière vous ? Vivez-vous une sorte de renaissance ? Est-ce que l’on peut dire que vous voyez la vie en « Rose » ?

Ça résume assez bien mon idée. Comme dans ma vie, j’essaie d’être le plus sincère possible quand je suis sur scène. Suite à ma dépression, je m’étais posé la question de savoir si je serais capable de faire rire mon public avec les sombres sujets qui apparaissaient dans les méandres de mon esprit. Cette réflexion fut vraiment importante pour moi car je pense que transformer ces sujets compliqués et universels en thèmes d’histoires drôles peut être salvateur et bénéfique pour l’ensemble des gens qui assiste à mes spectacles. C’est important de permettre à autrui de rire des moments durs qui les touchent personnellement.

C’est ce qui fit de « Première tournée d’Adieu », un spectacle teinté de sujets si lourds. Quand j’y repense, tout dans cette tournée était peint de ténèbres. L’affiche était en noir et blanc. Je ne souriais même pas dessus. Le show était rempli d’humour dépressif. Sur scène, je rigolais de ma mère qui était atteinte d’un cancer, alors que, dans ma vie, je n’osais plus rire sur ce sujet. Cette année, j’ai décidé de retourner sur les planches avec un show plus léger. Il faut dire que j’ai réussi à percevoir des jours meilleurs, ce qui m’a aidé à combattre et à vaincre ma dépression. De plus, ma mère a gagné son propre combat contre la maladie. C’est aussi en hommage à sa victoire sur le cancer que j’ai intitulé mon nouveau spectacle « Rose ». Ces divers constats me permettent d’effectivement dire que je vois la vie en rose. La vie est plus belle maintenant. Je me suis vraiment servi de ce que j’ai appris de mes expériences de vie pour faire rire le public et pour lui faire oublier tous ces tracas.

© Dan Gagnon

À travers « Rose », j’aimerais aussi pouvoir offrir au public des trucs et astuces comiques pour désamorcer des conflits dans leurs entourages. Imaginez la situation où vous vous retrouvez spectateur d’une dispute entre deux de vos amis. Grâce à l’une ou l’autre histoire de mon show, vous avez la blague qui vous sert d’argument massue pour mettre un terme à ce conflit et pour pouvoir rire tous ensemble. J’espère vraiment pouvoir offrir aux gens cette nouvelle opportunité d’être un peu plus heureux. Partager ce bonheur avec tout le monde est l’un de mes souhaits les plus chers.

Camus disait que « l’auteur est la somme de ses héros ». Comme vous venez de nous expliquer, vos spectacles sont fortement inspirés de votre vécu et de votre vision de la société. Est-ce que votre maladie et le fait de l’avoir surmonté vous ont donné une nouvelle vision du Monde ? Comment cette expérience a-t-elle influencé et nourri votre force créatrice?

Avant ma dépression, je ne me tracassais de rien. Quand j’ai commencé à sombrer, j’ai eu peur de ne plus être capable de me remettre à écrire. Finalement, j’écrivais énormément. Donc, quand j’ai commencé à me sentir mieux, je me suis reposé cette même question. En réalité, la maladie n’empêche rien. J’écris en moyenne un spectacle par an. Je dois juste être attentif à tout ce qu’il se passe dans ma vie et dans le monde qui m’entoure.

Tout le monde a une quantité extraordinaire d’énergie. Normalement, on dort au moins huit heures par jour. Dans mon cas, huit heures c’est vraiment un maximum ! Ensuite, il nous reste seize heures pour être actif. On a peut-être deux heures dans ce quota temporel où l’on ne pense réellement à rien. Chaque être est le seul responsable de ce qu’il décide de faire des seize voire quatorze heures qui lui appartiennent chaque jour. Moi, j’ai décidé d’écrire durant ce laps de temps. Que je me sente bien ou mal, peu importe. J’ai choisi de réfléchir à ce qui m’arrivait pour ensuite transformer ces idées en quelque chose de rigolo. Je pense que ce qui me différencie d’autres humoristes, c’est ce mélange d’humour caustique et de faits simples de la vie. Je crois qu’il existe peu de spectacles comme le mien. J’essaie d’exposer une multitude de matières qui permet de réfléchir tout en rigolant.

Le seul critère qui me permet d’évaluer si un sujet va être retenu ou non pour mon spectacle, c’est le fait de savoir si ce sujet vient réellement de mes tripes. Je crois que si une histoire n’est que superficielle, elle ne peut pas me permettre de créer un lien avec les personnes qui viennent assister à mon spectacle. Si je ne racontais que « des anecdotes de surface », on sentirait que cela était « fake». Cette histoire resterait insignifiante pour les spectateurs. C’est la raison principale qui fait que je me sers de mon vécu et de moments tristes pour construire mon spectacle. Il est impossible de faker des événements tristes. Il y a un moment dans le spectacle où j’explique un événement triste que l’on a vécu cette année, ma femme et moi. Au moment où j’en parle pendant le spectacle, on sent que les spectateurs ont envie de rire mais ils restent sur la retenue car ils ne savent plus si il est décent de rire de ce sujet.

Je suis un peu le psychologue du pauvre ou le pot de Nutella du Aldi.

Quels sont les thèmes que vous avez décidé d’aborder avec ce nouvel spectacle ?

Tous les thèmes développés dans ce spectacle ont un tronc commun. Pourtant, je ne le décide pas quand je commence à écrire mais quand j’arrive à la fin de la phase de conception de mon show, je me rends compte qu’il y a toujours un fil rouge qui s’est dessiné de manière innée. Dans « Rose », le fil conducteur est une quête de sens et un questionnement sur le fait d’être une bonne ou une mauvaise personne. Cela revient tout au long du spectacle grâce à une réflexion pour comprendre comment devenir une meilleure personne. Je suis un peu le psychologue du pauvre ou le pot de Nutella du Aldi.

Dans les thèmes abordés, il y a la grosse ultra-utérine de ma femme, la commotion cérébrale que j’ai causée à mon neveu de deux ans, le fait qu’il est presqu’impossible de vexer un belge en l’insultant, la mise en question de l’utilité d’un humoriste de 35 ans, la dédramatisation de la fatigue et le mise en lumière du manque de hiérarchisation dans la râlerie, qui est d’ailleurs un sport national en Belgique.

© Dan Gagnon

Si vous deviez vendre votre spectacle à nos lecteurs, que leur diriez-vous pour leur donner envie de venir assister à ce spectacle?

Pourquoi les spectateurs devraient venir voir mon spectacle plutôt qu’un autre ? Je pense déjà avoir déjà exposé beaucoup d’éléments pour répondre à cette question. Si je devais vraiment rajouter quelque chose à tout ce que j’ai déjà dit sur « Rose », c’est tout simplement qu’il faut venir me voir sur scène car je vous promets que vous allez rigoler. Ce spectacle est vraiment drôle. Il répond vraiment à ce principe de base de tout show de stand-up. Ensuite, vous en tirerez des astuces pour pouvoir rendre plus heureuses des situations embarrassantes tout en vous marrant.

Pour les gens qui ne me connaissent pas, je tiens quand même à préciser que ce n’est pas un show de blagues que je vous propose. Il n’y a qu’une seule et unique blague dans le spectacle. Au cours de la représentation, on vient a réviser la morphologie du sexe féminin. Je mime et j’explique que l’appareil génital de la femme est de telle forme et qu’il peut se voir comme divisé en trois parties. Et là, je déclame aux hommes de l’assemblée « Le premier tiers supérieur, normalement, vous devriez savoir à quoi cela sert ! Si pas, renseignez-vous ! Franchement, vous verrez, elles seront contentes. Cette partie, je l’appelle ma lampe magique car si vous frottez bien, vous avez droit à trois souhaits».
C’est la seule véritable blague de mon spectacle. L’ensemble de mon show est composé d’histoires drôles et de comique de situations.

Donc, si vous avez envie d’être diverti, venez ! Si vous venez, que vous vous asseyiez et que vous vous dites « Oh shit ! C’est fini …», c’est que j’aurai atteint mon but !

© Barbara Brauns

Cette fois encore, vous avez choisi de proposer cette particularité à votre public: le prix d’entrée est libre et il est perçu à la sortie. Cette « sortie au chapeau » fait que la recette du spectacle résulte du bon vouloir et des moyens de vos spectateurs. Est-ce un souhait d’altruisme ou est-ce toujours une façon de vous jauger ?

Comme le proclame dans mon spectacle, « Ça fait plaisir d’être là ce soir… parce que vous me payez ! Sinon je préférerais rester chez moi en pyjama ».

Plus sérieusement, je m’y retrouve toujours bien. Bizarrement, les gens donnent régulièrement l’équivalent de ce que j’aurais espéré avoir perçu en fin de tournée. Vu ce constat, il est plus agréable pour tout le monde de couper les intermédiaires et de procéder comme cela.

Il y a plusieurs raisons à ce souhait de mettre en place se système sur mes tournée. Je ne veux jamais prendre ma retraite. Si j’ai la chance de pouvoir faire des shows jusqu’à mes 75 ans voire même après mes 80 ans, je le ferai. Mon but dans la vie, aux travers de cette profession, c’est de réussir à écrire et de jouer un ou deux spectacles majeurs. Je voudrais que le public qui sortira de ces spectacles dise à leurs connaissances « Oh shit ! Il faut que tu voies ce show-là ! Ça m’a aidé ». Hélas, ce rêve n’est pas encore pour maintenant. Je suis encore en phase d’apprentissage et de construction. Je commence à voir ce qui fonctionne et ce que je veux faire mais je peux encore progresser. C’est mon quatrième spectacle et je vais bientôt fêter ma dizaine année de carrière en tant qu’humoriste. J’ai souvent entendu qu’il fallait dix ans pour faire un humoriste. Je vais seulement atteindre ma phase de maturité mais le succès ce n’est pas encore pour tout de suite.

© Dan Gagnon

Si je veux avoir une carrière, il faut que je me fasse connaitre, que les gens viennent assister à mes spectacles, qu’ils apprécient et qu’ils finissent par aimer et par adhérer à mon univers. Pour que ce processus s’enclenche, il faut que je permette aux gens de me découvrir. Ce système de sortie au chapeau est un excellent moyen pour me donner cette chance. Je supprime les barrières qu’il pourrait y avoir entre le public potentiel et moi. Puis, comme dit ma grand-mère, « Goûte avant de dire que tu n’aimes pas ». Ici, si une personne vient voir mon spectacle et qu’elle n’aime pas ce que je fais, elle perd son temps mais pas son argent. C’est déjà un point positif ! En plus, j’essaie de mettre le plus de matière possible dans mon show, pour que, même si une personne n’a pas apprécié, elle n’ait pas l’impression que je me suis moqué d’elle. En venant me voir, les gens m’offrent ce qu’ils ont de plus précieux: leur temps. Ils choisissent d’investir un samedi soir pour venir me voir. Avec ce système et l’écriture de mon spectacle, je me donne toutes les chances de pouvoir réussir et j’essaie aussi d’être utile pour autrui.

Le plus important pour moi, à part être utile aux gens en les faisant rire, c’est d’être avec ma femme, ma famille et mes amis. C’est de pouvoir me coucher tôt et de lire des livres, de regarder du sport à la télévision.

Je garde aussi comme optique que tout le monde puisse venir voir mes spectacles. Vous savez, dans ma vie, j’ai déjà vécu beaucoup de choses. Parfois, j’étais dans de moins bonnes situations qu’aujourd’hui. Il m’est arrivé de mettre du sucre dans de l’eau pour me permettre d’atténuer ma faim. Quand vous êtes dans la merde, c’est là que vous avez besoin de vous changer les idées. Chacun a le choix de faire ce qu’il veut mais, pour moi, c’est important de donner cette possibilité aux gens qui sont en difficulté. J’espère pouvoir garder un minimum de places gratuites pour ces personnes tout au long de ma carrière.

Quand on vous voit à la télévision, sur scène ou même après vos spectacles, une chose est particulièrement frappante, c’est le fait que vous êtes un artiste qui semble tenir le Star-system en horreur. N’avez-vous jamais eu envie de vivre comme un dandy de la jet-set?

Je n’ai pas envie d’être une star. Je suis heureux quand je suis avec mes chiens chez moi et que je peux regarder du hockey sur glace. Le plus important pour moi, à part être utile aux gens en les faisant rire, c’est d’être avec ma femme, ma famille et mes amis. C’est de pouvoir me coucher tôt, de lire des livres et de regarder du sport à la télévision.

Mais, vous n’avez pas envie de vous exporter ?

Je refuse chaque année de jouer mon spectacle en France ou au Québec pour cela. Si le trajet pour me rendre sur le lieu du show est plus long que celui que je fais pour me rendre dans les villes belges les plus éloignées où je joue ou si c’est plus long que le temps qu’il me faut pour aller à Paris en Thalys, je refuse catégoriquement. La Belgique est vraiment un chouette pays pour vivre la vie que je souhaite avoir. Je veux de la liberté et du temps. Je n’ai pas de rêve de mégalomane. Je ne veux pas me payer un yacht ou posséder un chalet à la montagne. Je n’achète même pas de vêtement. Je ne sais même pas comment je les ai eus. Ce jean en est la preuve. Je l’ai retrouvé dans une pile de flingues car j’avais déchiré celui que je portais. En plus, c’était un de mes jeans de la précédente tournée et j’ai eu l’agréable surprise de trouver septante euros dans l’une des poches arrière. Au final, j’ai gagné septante balles et je n’ai pas dû aller au magasin.

Pour être honnête, je suis tellement angoissé que je vis de la manière la plus minimaliste qu’il soit. J’essaie d’avoir le moins possible d’envies. Je me suis rendu compte que ma vie était plus fun comme ça.

Quarante dates en Belgique là où certains en font quatre ou cinq, c’est énorme, non ?

Le processus est plus intéressant et plus important que le résultat d’une vie. Je vais avoir 35 ans. Je pourrais juste me contenter de faire cinq shows. Un dans chacune des grandes villes wallonnes. Je me produirais dans des salles de mille personnes. Au final, je ferais probablement le même nombre de spectateurs mais… qu’est-ce que je m’ennuierais. Pendant mes tournées, je voyage et je découvre des coins magnifiques et des gens exceptionnels. Ça me permet d’avoir la relation que j’entretiens avec le public après le show. J’ai envie que le temps que j’ai à vivre soit chouette. Je me fous de devenir un star. Mes parents m’ont encouragé à faire un boulot que j’aime. J’ai eu cette chance. Je n’ai pas envie d’en faire trop et de prendre le risque d’user ma passion pour de la gloire et de l’argent. C’est ma philosophie de vie.

© Dan Gagnon

Lors de votre dernier passage ici à Sivry-Rance, vous aviez offert une surprise aux spectateurs. Benoit Georges, un humoriste amateur local, avait eu l’honneur de faire votre première partie. Sur cette quatrième tournée, vous avez choisi de donner cette opportunité à Florence Mendez. Pouvez-vous nous parler de cette artiste ? Comment l’avez-vous rencontrée ? Pourquoi vous a-t-elle plu ?

C’est venu par accident et en même temps par évidence ! On s’est connu grâce à la dernière saison du Dan Late Show. Elle écrivait pour l’émission et j’appréciais vraiment ce qui résultait de son travail. En plus, je la trouvais complètement à l’opposé de moi. Elle était précise et marrante ! Ce qui a produit un déclic en moi et je me suis dit que ce devait sûrement être deux bonnes qualités pour devenir humoriste. Je l’ai donc incitée à persévérer dans ce métier. On s’est retrouvé un an et demi après pendant un concours d’humoriste à Charleroi. J’étais dans le jury alors que Florence était l’une des candidates en lice. Quand je l’ai vue sur scène, je me suis dit qu’elle venait de « torcher la compétition ». À la fin de ce concours, j’ai été l’interpeller pour lui demander qui était son producteur. Elle m’a répondu qu’elle n’en avait pas et l’idée a germé en moi.

Avant cette soirée, je n’aurais jamais pensé devenir producteur mais quand on tombe sur une personne qui possède un tel talent et que ce don t’éclate au visage, tu n’as pas le choix, tu dois te lancer. Il est impensable de laisser passer cette chance ! Et c’est ce qui se passa avec Florence. Il y a des gens drôles à qui vous ne pourrez jamais rien apporter. Quand j’ai vu Florence sur scène et que je me suis délecté de son style d’humour, je me suis rendu compte que j’aimais vraiment ce qu’elle faisait et qui j’avais des idées pour l’aider à avancer.

Justement, vous êtes passé par des débuts. Qu’est-ce qui fait avancer, ou reculer, un jeune humoriste ?

Le pire piège qui soit pour un humoriste qui se lance, c’est le doute. Si vous vous dites « Ça ne fonctionne pas comme ça devrait », vous cherchez à changer. Il n’y a pas pire erreur à faire si vous avez un réel don. Si vous avez du talent, il faut persévérer et le public s’habituera à vous. Ne changez pas pour les gens. Si vous tenez bon, vous verrez que vous deviendrez la référence à qui tout le monde voudra ressembler. Je suis sûr que Florence Mendez est ce type d’artiste. Elle possède ce petit quelque chose d’unique !

© Dan Gagnon

Pour m’assurer du fait que je voulais la signer, j’ai été voir l’entièreté de son spectacle. À la fin de ce test final, j’ai été la trouver pour lui faire l’une ou l’autre petite remarque sur des références qui me semblaient peu clair. En lui signalant cela, je voulais lui faire comprendre que tout le monde ne comprendrait peut-être pas tel ou tel moment de sa prestation. Et là, elle m’a répondu, avec le naturel qui la caractérise : « Ce n’est pas grave. Je ne veux pas édulcorer mon spectacle. Je veux faire le meilleur Florence Mendez qu’il soit ! ». Elle avait raison car quelqu’un qui fait ce qu’il a envie artistiquement parlant ne peu que réussir quand il a autant de talent.

L’autre raison qui me poussa à produire Florence, c’est le fait que je ne suis pas sûr d’avoir du succès tout au long de ma carrière. Quand j’ai décidé de signer Florence, j’ai donc appelé ma femme en lui disant « Chérie, j’ai un plan B ! Si je ne réussis pas, elle, je suis sûr qu’elle le fera ». Le vrai plan c’est donc de lui siphonner tout son talent pour pouvoir boire du whisky et pour pouvoir fumer des cigares en disant « Mendez, c’est ça ! Et c’est cent mille balles minimum » comme dans un bon vieux film de mafieux. Franchement, ce serait la classe ! Si ce plan B fonctionne, je pense que je me ferai renommer Dan Popy Fitzpatrick.

Malgré le fait que vous n’êtes pas un adepte de blagues, auriez-vous une blague inédite pour nos lecteurs ?

Je ne connais pas beaucoup de blagues… Je suis plus un adepte de comique de situation. Je vais vous faire une histoire drôle plutôt.

Il y a quelques temps, Florence cherchait des punchlines pour son spectacle. Pour ce faire, elle avait dressé une liste de mots-clés dans son GSM. À un moment, je l’entends dire « Pourquoi j’ai noté SUICIDE ? ». Je l’ai regardé et je lui ai rétorqué « Ça doit être ta To Do List ».

Merci Dan, et que l’avenir soit résolument rose ! 

Mini interview minute de Florence Mendez :

Bonjour Florence, merci d’accepter de prendre quelques minutes pour répondre à nos questions qui permettront à nos lecteurs de pouvoir un peu vous connaitre avant de vous découvrir sur les planches.

Tout d’abord, comment passe-t-on du métier de professeur de langues à celui d’humoriste ?

On rencontre Dan Gagnon ! Ça a vraiment été très rapide. J’ai rencontré Dan en décembre 2015. En janvier 2016, je participais à ma première scène ouverte au King Of Comedy Club. En septembre 2016, je commençais à la radio. Et en mars 2017, je présentais mon premier spectacle.

Quels sont les artistes qui vous influence et quel style d’humour développez-vous dans votre spectacle ?

Je suis une grande fan de Guillermo Guiz et de Dan Gagnon évidemment! J’adore ce que Dan fait (nous confie-t-elle en le regardant avec un regard amusé) ! Il faut dire que j’ai le même style d’humour que Dan. Il y a du trash, de l’absurde, de l’humour noir et beaucoup d’impertinence. J’essaie aussi de distiller quelques références culturelles dans ce que j’écris.

Comment avez-vous accueilli cette proposition de collaboration en provenance de Dan ?

J’ai très bien accueilli cette opportunité. Il faut dire que ça me permettait de boucler la boucle car c’est Dan qui m’a fait prendre conscience que j’avais un potentiel comique à l’époque où je travaillais sur le Dan Late Show et, maintenant, c’est lui qui m’offre la possibilité de me produire en première partie sur la tournée de son quatrième spectacle. Jamais, je n’aurais pensé devenir humoriste. Je ne m’imaginais pas quitter mon métier d’enseignant. C’est de sa faute si je suis ici aujourd’hui. Je n’aurais jamais pensé une seconde devenir humoriste. Donc quand il m’a proposé de me produire, je fus heureuse. Et en même temps, je pense que cela est naturel vu le rôle qu’il eu dans cette aventure.

Merci Florence, on vous la souhaite prolifique ! Et bon anniversaire, un peu en retard !

Si vous voulez découvrir la talentueuse Florence Mendez, un antidépresseur efficace pour le professeur à la limite du burn -out ou pour les parents qui se sentent seuls face à la bêtise de leur progéniture; et si vous désirez juger par vous-même de la qualité du quatrième spectacle de Dan Gagnon, voici les prochaines dates de la tournée « Rose ».

FICHE TECHNIQUE:

Titre : Rose
Durée : 1h15
Prix : entrée libre, sortie au chapeau
Réservations : www.dangagnon.be 

02/02/2018 à 20h au centre culturel Libramont-Chevigny
10/02/2018 à 19h30 au centre culturel Le Sablon de Morlanwelz
16/02/2018 à 19h à la salle Toulouse de Crisnée (Liège)
16/02/2018 à 20h30 à la salle Toulouse de Crisnée (Liège)
17/02/2018 à 20h au centre culturel Le Foyer de Perwez
23/02/2018 à 19h à la salle Columban de Wavre
23/02/2018 à 21h à la salle Columban de Wavre
24/02/2018 à 19h à la salle La Fenêtre de Tournai
24/02/2018 à 21h à la salle La Fenêtre de Tournai
25/02/2018 à 18h au centre Marius Staquet de Mouscron
02/03/2018 à 19h au centre culturel La Villa de Bruxelles
02/03/2018 à 21h au centre culturel La Villa de Bruxelles
03/03/2018 à 19h au centre culturel La Villa de Bruxelles
03/03/2018 à 21h au centre culturel La Villa de Bruxelles
09/03/2018 à 20h à la salle Le Romantica de Tertre (Mons)
11/03/2018 à 20h au centre culturel Les Chiroux de Liège
27/03/2018 à 20h30 au Théâtre Jardin Passion de Namur
28/03/2018 à 20h30 au Théâtre Jardin Passion de Namur
29/03/2018 à 19h à L’Os à Moelle de Schaerbeek
29/03/2018 à 21h à L’Os à Moelle de Schaerbeek
30/03/2018 à 19h au centre culturel L’Armillaire de Jette
30/03/2018 à 20h30 au centre culturel L’Armillaire de Jette
31/03/2018 à 20h30 au centre culturel et sportif d’Izel à Chiny
06/04/2018 à 20h au centre culturel L’Eden de Charleroi [CAPTATION]
07/04/2018 à 18h30 à L’Art En Grange de Englefontaine (France)
07/04/2018 à 20h30 à L’Art En Grange de Englefontaine (France)
14/04/2018 à 20h30 au Théâtre Jardin Passion de Namur
15/04/2018 à 20h30 au Théâtre Jardin Passion de Namur
21/04/2018 à 19h à La Grange de Casteau (Soignies)
21/04/2018 à 20h30 à La Grange de Casteau (Soignies)
28/04/2018 à 19h au Citizen Fox (Mons Comedy Club)
28/04/2018 à 20h30 au Citizen Fox (Mons Comedy Club)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.