Neil Hannon au BSF: une divine comédie!

Le jeu de mots est certes facile mais résume à lui seul la prestation de Divine Comedy, le groupe irlandais du charismatique Neil Hannon, ce lundi 14 août au Brussels Summer Festival.

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Depuis plus de 20 ans, le dandy irlandais enchante des générations de femmes, pardon, de fans avec sa délicieuse pop anglaise emprunte d’un héritage à la fois classique et rock.

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Il était il y a quelques mois dans le cadre intimiste Cirque Royal, pour présenter son dernier album Foreverland. Un concert assis mais qui – malgré l’âge d’un public en partie quadra voire quinqua, fidèle au groupe depuis les premiers albums, Fanfare for the Comic Muse et les mythiques Liberation et Promenades’était terminé debout comme aux premières heures, et ce dès les premières notes des titres plus anciens.

Cette fois, c’était place des palais, à l’ombre d’un palais royal qui cadrait parfaitement avec le look aristocratique de Neil Hannon, que le public s’était donné rendez-vous. Un cadre certes moins intimiste, sur une place de 300 mètres de long !

Pendant 1h15, le facétieux Neil Hannon a enchanté pourtant son public avec la même aisance que dans une salle plus adaptée aux échanges conviviaux. Certes, le décorum est allégé – festival oblige -, on ne retrouve pas notamment le bar en bois délicieusement rétro en forme de mappemonde qui orne la scène en tournée… Tournée générale même pourrait-on dire tant Neil n’hésite pas habituellement à se servir un verre de rouge durant le concert. Point de tout cela ici : Neil est à l’eau.

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S’est-il assagi ? Aucun risque !

Enchainant les titres de ses albums plus anciens comme des plus récents (Foreverland mais aussi Bang Goes the Knighthood dont le très dansant « Generation Sex »), il ne peut s’empêcher de s’amuser avec le public, moquant les fonctionnaires européens présents devant le parc royal, après « The Complete Banker » :

 

I’m a conscience free, malignant cancer on society

And one day you’ll let your guard down

And I’ll come ’round again

 

On peut rire, danser, cela n’empêche que de décocher quelques flèches bien senties…

Facétieux toujours, quand il invite les personnes qui ont soif à aller au bar car il va entamer une chanson plus calme, longue qui plus est.

Mais généreux surtout quand il regarde sa montre, réalise qu’il est temps d’en finir – festival oblige, à nouveau – mais qu’il veut encore partager quelques moments avec le public.

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Déguisé en Napoléon ou en banquier londonien – même si le Belge y verra plus un marcheur de l’Entre Sambre et Meuse et un clin d’œil à Magritte -, Neil Hannon aura montré que les années n’entament ni son talent ni sa bonne humeur.

Ce n’était pas une surprise, juste une magistrale confirmation.

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Compte-rendu et photos: Benoît Demazy

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