Le lac des cygnes : dans le spectacle de la classe, trouver sa place, quitte à faire volte-face

© Coudert/Sangio chez Mijade

Monter le ballet du Lac des cygnes comme spectacle de fin d’année scolaire, en voilà une idée géniale. Encore faut-il trouver la bonne personne pour le bon rôle? Lucie, elle, ne peut être qu’Odette, la princesse, tout le monde est d’accord. À moins que… elle ne le soit pas. Mais, piano, piano, osera-t-elle le dire?

Résumé du Lac des cygnes de Sonia Coudert et Lorenzo Sangiò par les Éditions Mijade: La classe va présenter le Lac des Cygnes pour la fête de l’école. Qui interprétera le rôle de la princesse ? Lucie, voyons, la petite cygne, ça va de soi ! Mais en a-t-elle envie ? Et osera-t-elle refuser, au risque de décevoir le maître et ses parents ?

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© Coudert/Sangio chez Mijade

Ne vous méprenez pas, vous ne trouverez pas dans ce Lac des cygnes-ci, la version de Vladimir Begitchev et Piotr Ilitch Tchaïkovski (il y a un magnifique livre musical pop-up chez Auzou). Mais il en est question puisque de petites têtes blondes vont l’interpréter, sur du papier à musique. En fait, c’est une classe mixte avec un renardeau, un chaton-lynx, un faon et, donc, un cygneau, Lucie, qui a amené au maître Élan ce ballet exigeant mais stimulant.

© Coudert/Sangio chez Mijade

Mais pas tant… car Lucie cache un mystère, un malaise. Elle fait le job, danse, mais ce n’est pas de ça que sa vie dépend et vibre. Il ne faut pas avoir peur, Lucie, dis ce que tu veux vraiment. Mais rien n’y fait. Elle s’applique, elle excelle, mais y perd son entrain intérieur.

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Heureusement, il y a des observateurs extérieurs, un caméléon qui s’affaire sur la peinture des décors tout en profitant du spectacle et avec le souci du détail. Il a vu ce que Lucie cherchait du regard en faisant ses pointes, l’air ailleurs: le piano. Les proches ne voient pas toujours ce qui est évident et il faut parfois compter sur des coups de pouce providentiels. L’extérieur, c’est souvent menaçant, mais ça peut être bienveillant aussi. Et il ne faut jamais avoir peur d’être soi-même, d’oser s’affirmer, de dire ce qui nous convient ou pas, on ne peut qu’y gagner. C’est une très chouette et gracieuse manière d’amener les choses qu’a trouvée Sonia Coudert jusqu’au coup de théâtre final, hilarant grâce aux illustrations, entre ombres, lumières et sympathie éclatante, de Lorenzo Sangiò.

© Coudert/Sangio chez Mijade

À (se faire) lire dès 3 ans chez Mijade.

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