Post-Mortem: convoquer les grands esprits de l’Histoire pour tricher à l’examen? Fausse bonne idée, vraie malédiction!

Imaginez un peu. Un pentacle cerclé de bougies, un vieux grimoire et une invocation retentissante. Voilà que débarquent dans votre chambre, Napoléon, Jeanne d’Arc, Jules César, Louis XVI, Cléopâtre, Marie Curie et Léonard de Vinci. Enfin, leurs esprits! Les grands esprits du temps, se présentent-ils même avec toute la modestie qui les caractérise. Et s’ils ont aidé Zoé à réussir son examen, ils ne comptent pas regagner outre-tombe de sitôt.

© Wennagel/Frémont/Charx chez Quelle Histoire

Résumé du tome 1 de Post-Mortem – Les grands esprits se rencontrent de Bruno Wennagel, Jeanne Frémont et Tim Charx par Quelle Histoire: Moi, c’est Zoé, et ma vie, c’est juste devenu un enfer. J’ai voulu tricher à un contrôle d’Histoire, genre invoquer deux-trois esprits pour qu’ils m’aident, et plus moyen de m’en débarrasser… Ils sont trop RE-LOUS !

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© Wennagel/Frémont/Charx chez Quelle Histoire

Y’en a un peu plus, je vous le mets? Pour une interro portant sur Napoléon, Zoé a tenté le tout pour le tout et voulu convoquer le fantôme de l’empereur corse. Mais quand on ouvre la porte entre les morts et les vivants, jeune insouciante, ça se bouscule au portillon. Et Zoé se retrouve avec non pas un, ni deux, mais sept ectoplasmes à sa charge. Un petit tour et puis s’en vont? Que nenni, ils sont partis, ou plutôt revenus, pour rester. Le sort n’est pas réversible et les personnalités de ces hommes et femmes qui ont changé l’Histoire, pas toujours très compatibles. Il faut voir Louis XIV et Marie Curie s’engueuler, Jules César et Cléopâtre se crêper le chignon et Jeanne d’Arc péter une sacrée durite.

Mais s’ils n’ont pas réglé leurs problèmes d’ego dans l’éternité, au 21e siècle, Zoé a elle aussi ses problèmes, l’école en laquelle elle ne trouve pas beaucoup de sens (d’où cette technique de triche qui a dépassé toutes ses espérances et ses pires cauchemars) et son coeur qui bat pour Bilal. Forcément, les spectres espèrent aider Zoé, quitte à l’enfoncer.

© Wennagel/Frémont/Charx chez Quelle Histoire

Pas facile la vie d’une ado, encore plus avec cette maudite compagnie des âmes perdues qui peuvent la posséder à tout moment et lui faire perdre ses moyens. Punitions et colles en prime.

© Wennagel/Frémont/Charx chez Quelle Histoire

Au concept et aux dessins (mais aussi aux couleurs en compagnie d’Emmanuel Azouvi et Zoé Le Tallec), l’explosif Bruno Wennagel (directeur artistique de Quelle Histoire et déjà auteur, dans un registre plus réaliste, des biographies graphiques Moi, Napoléon et Moi, Jeanne d’Arc) a bien senti et synthétisé ces grands personnages historiques. Le dessinateur a trouvé la bonne formule, bleutée, pour faire coexister vivants et revenants. Les confrontations sont épiques et l’auteur a l’art de la chute, hilarante et percutante, dans cet assemblage de gags qui font une histoire, à suivre.

© Wennagel/Frémont/Charx chez Quelle Histoire

Au scénario et au storyboard, Jeanne Frémont et Tim Charx sont comme des enfants dans un magasin de jouet avec un multivers historique et habité assez savoureux. Au fil des cours, du quotidien mais aussi d’une visite au musée, ils multiplient les saynètes à mourir de rire tout en parsemant çà et là des anecdotes, des éléments biographiques sur ces sept stars. C’est bien vu, bien amené, avec légèreté et décomplexion. Tout en semant des graines de curiosité.

La suite s’annonce encore plus dantesque. Zoé, dans sa petite vie, risque d’être fort à l’étroit. Quel suspense,

À lire aux Éditions Quelle Histoire.

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