
Les chauves-souris ont mauvaise presse, on leur a fait un sale procès. Encore aujourd’hui, certains en ont peur mais les petites bêtes même volantes (mais c’est vrai que certaines peuvent être très grandes) ne mangent pas les grosses. Pour la nuit d’Halloween, Sylvie Auzary-Luton et Anastasia Wessex accompagnent une jeune chauve-souris, un peu tête brûlée, surtout avide de découvrir le vaste monde et de se défouler. Elle va être servie. Chauve qui peut!
Résumé de L’épouvantable nuit d’Agatha Chauve-Souris de Sylvie Auzary-Luton et Anastasia Wessex par Mijade : Agathe passe son temps à crier BOUH aux quatre coins de la caverne. Grand-Papa en a assez! Il lui conseille d’effrayer plutôt les humains. La petite chauve-souris vole vers la ville mais c’est Halloween et Agatha ne fait peur à personne!

Bouh! Agatha a un nom de sorcière, pourtant c’est une chauve-souris et elle entend bien devenir la reine de l’épouvante. La reine des emmerdeuses, oui! Dans la grotte familiale, elle fait tourner les têtes (en bas, évidemment) et agace tout le monde. « Va faire un tour! »

Bonne idée, Agatha ne se fait pas prier pendant que sa famille (sur plusieurs générations) souffle et profite de ce répit. C’est le 31 octobre, citrouilles et chapeaux pointus, tout le monde est de sortie en rue. Des bonbons ou un sort, ou la vie. Au début, Agatha fait du rase-motte au-dessus des têtes des petits monstres, mais d’une sorcière, qui veut l’utiliser comme ingrédient d’une sombre potion, à un squelette, qui l’attrape, la petite chiroptère ne fait plus la fière.

Telle est effrayée qui croyait effrayer. Est-ce vraiment si chouette d’être la reine de l’épouvante? Dans un style classique, à l’ancienne et donc universel, Anastasia Wessex donne des couleurs et de la vie à cette nuit d’horreur bon enfant, dont fort mignonne. Sylvie Auzay-Luton, en plus de nous offrir une chouette et espiègle aventure, donne sans en avoir l’air quelques infos documentaires sur cet animal ma foi plus fascinant qu’effrayant et que j’adore voir volleter sur ma terrasse, les nuits d’été.

À (se faire) lire dès 3 ans chez Mijade.

