JUDAS PRIEST a électrifié Forest National ! Les Dieux du Metal n’ont rien perdu de leur foi

Vendredi dernier, Forest National a tremblé. Pas sous les basses d’un énième show pop, mais sous le cuir, les clous et les décibels de Judas Priest. Pour le Faithkeepers Tour 2026, les Britanniques ont fait escale à Bruxelles et ils n’étaient pas venus seuls.

C’est l’événement dans l’événement. Le groupe de Seattle, Nevermore, silencieux depuis 2011et orphelin de Warrel Dane leur chanteur emblématique décédé en 2017, remonte sur scène avec un nouveau line-up autour de Jeff Loomis et Van Williams, rejoints par Jack Cattoi, Semir Özerkan et Berzan Önen au chant.

Le son est massif, technique, progressif. « Dead Heart in a Dead World », « This Godless Endeavor »… Le nouveau chanteur assure grave et Loomis est impérial et le public bruxellois, finit conquis. Un retour en force parfaitement réussi, moi qui suis fan du groupe j’ai beaucoup apprécié cette exposition stratégique idéale avant une tournée plus longue annoncée en Amérique latine et en Europe.

Entracte.

Les lumières s’éteignent, « War Pigs » de Black Sabbath en bande-son, puis le Faithkeepers Intro qui ouvre tous les shows de cette tournée retentit dans la salle. Et là, explosion de décibels avec: « You’ve Got Another Thing Comin' ».

Priest est revenu démontrer qu’ils sont toujours les patrons.

Rob Halford, 75 ans, cuir noir, voix intacte. Richie Faulkner et Andy Sneap à la guitare sont précis et tranchants, quand à la section rythmique légendaire composée de Scott Travis et Ian Hill elle assure un max. La setlist du Faithkeepers Tour est un best-of intelligent qui pioche dans plus de 50 ans de carrière :

On y retrouve: You’ve Got Another Thing Comin’ / Metal Gods / Breaking The Law / The Ripper / The Sentinel / Desert Plains / Lightning Strike / Turbo Lover / Steeler / Delivering The Goods / Panic Attack / Victim Of Changes / No Surrender et Painkiller

Et en rappel : The Hellion / Electric Eye /  Hell Bent for Leather et Living After Midnight

Mention spéciale pour « The Ripper » et « Delivering The Goods », deux classiques des 70’s ressortis pour cette tournée.

Comme l’explique Halford  chaque soir, cette tournée s’appelle Faithkeepers parce que Priest garde la foi, et que les fans la gardent avec eux depuis plus de 50 ans.

Fondé en 1969 à Birmingham, avec des albums comme ‘British Steel’, ‘Screaming for Vengeance’ ou ‘Defenders of the Faith’, intronisé au Rock Hall of Fame en 2022 et détenteur d’un Grammy Award du Best Metal Performance, Judas Priest n’a plus rien à prouver. Et pourtant, ce soir à Forest National, ils ont performé comme s’ils devaienr conquérir un public pourtant totalement acquis à leur cause.

Ce fut une soirée intergénérationnelle, des vestes à patches côtoyant des t-shirts flambant neufs, et ce sentiment que le heavy metal est, comme ils le disent eux-mêmes, immortel.

Jean-Pierre Vanderlinden ( texte et photos)

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