Bye-bye Caroline Baldwin, paix à son âme mi-amérindienne. Mais l’univers n’est pas fini et se retrouve étendu. Une rencontre faite par André Taymans dans la vie réelle, avec la Suissesse Cyrielle Zurbrügg a changé la destinée et l’héritage de la détective au sang canadien mais au trait bien belge. Miss Tattoo était née et fait son bonhomme de chemin depuis cinq ouvrages: les deux ultimes tomes de Caroline Baldwin, un artbook hors-série érotique et, désormais, deux albums de la série éponyme Miss Tattoo. Rencontre lors de la dernière Foire du Livre de Bruxelles.

Bonjour Cyrielle, bonjour André. Cyrielle, si aujourd’hui vous êtes devenue une héroïne de BD, vous étiez avant tout une mordue de BD.
Cyrielle : Oui. je lisais les Gaston, Spirou, Yakari, Jessica Blandy, Rapaces et les Marini. Puis, Caroline Baldwin, que j’ai découvert quand j’avais 13 ans. Mes parents venaient de se séparer, et quand j’allais chez mon père, je puisais dans sa bibliothèque remplie de BD. J’ai commencé à lire Caroline Baldwin à ce moment-là. Bon, mon père n’était pas hyper motivée à l’idée que je lise ça parce que Caroline boit beaucoup, apparaît souvent nue. Je n’avais que 13 ans et, du coup, je les lisais en cachette.
Chaque week-end, quand je venais, je recommençais ma lecture à partir du tome 1.Ça m’a suivie. Jusqu’à ce que, il y a une dizaine d’années, André vienne dédicacer en Suisse, où j’habite. Je suis donc allée faire dédicacer mon premier tome de Caroline Baldwin et j’ai demandé à André qu’il me la dessine… à poil.

Autant, ça n’étonne plus aucun dessinateur de BD de la part d’un collectionneur masculin, mais d’une femme…
Cyrielle : Bah justement ! Ça a initié la discussion. Nous avons beaucoup parlé et André m’a demandé s’il pouvait s’imprégner de moi pour un personnage. Sauf qu’en fait je suis devenue un vrai personnage de la série.
Vous ne vous y attendiez pas ?
Cyrielle : Non, non pas du tout.
Vous n’avez même jamais voulu faire de la BD, j’imagine ?
Cyrielle : Non. Alors, je suis très nulle en dessin, et je n’ai même pas tenté une fois. Pourquoi pas un jour faire un scénario, mais sinon non. J’ai juste un compte Instagram de chroniques littéraires, donc je suis assez présente dans le monde de la littérature. J’ai des partenariats avec Dupuis, Le Lombard et Dargaud. Je connais bien le milieu, mais c’est vrai que la première fois que je suis venue voir l’équipe d’André, l’ambiance des Éditions du Tiroir, c’est quelque chose. Maintenant j’essaie de revenir le plus souvent pour des salons avec eux. Les visiteurs me demande: « vous faites quoi ? » Rien en fait, je suis juste là, je ne dessine pas, je ne fais pas de scénario, mais…

Vous êtes la muse ?
Cyrielle : Je suis la muse, c’est ça. Et c’est assez sympa. Sinon, je fais un boulot qui n’a rien à voir. J’étais conductrice de train et, depuis que je suis devenue maman, je ne conduis plus, je suis dans les bureaux, je gère les horaires des conducteurs.

Et cela se sait-il que vous êtes devenue personnage de BD ?
Cyrielle : Ma famille, mes amis, oui. Et après, c’est vrai que je n’en parle pas beaucoup sur les réseaux, parce que je n’ai pas envie de m’en vanter, genre « hé, vous avez vu? » Mais il faut que je le fasse, parce que ça pourrait leur faire de la pub aussi, puisque j’ai quelques abonnés. Ça pourrait être sympa.
Comment devient-on héroïne de BD ?
Cyrielle : Ben, je ne sais pas. Ça m’a bien surpris, qu’il me propose un rôle qui prenne autant d’ampleur. Je pense que c’est le feeling, et puis il faut que le dessinateur soit un peu foufou, que rien ne l’arrête.

Oui, parce qu’en plus, ça ne s’arrête pas à faire une apparition dans Caroline Baldwin, Miss Tattoo devient un personnage principal, ça devient même une héroïne d’une série parallèle, d’une série-suite, en fait.
Cyrielle : Mais, il faut savoir que Caroline Baldwin existe en vrai aussi. Comme d’autres personnages des séries d’André. Je pense qu’il aime bien.
Et comment avez-vous réalisé le fait que votre personnage n’était pas un second rôle en arrière-plan ?
Cyrielle : Je n’ai toujours pas réalisé…

Vous vous attendiez à ce qu’André fasse un vrai personnage, dont on va étudier la psychologie, qu’on va dénuder aussi ?
Cyrielle : Non, alors ça, non. Je ne m’y attendais pas mais, en même temps, je lui ai laissé carte blanche pour jouer avec mon image. J’ai, par le passé, fait beaucoup de photographies, j’ai posé dénudée avec des photographes. Ça ne me dérangeait donc pas. Je n’ai pas honte de mon corps. Je suis à l’aise avec ça.

André: Quand j’ai rencontré Cyrielle, elle m’a intrigué. Puis, j’ai vu des photos d’elle sur les réseaux sociaux et ce que je n’avais pas vu quand elle est venue en dédicace: elle était tatouée de partout. Partant de là, je me suis dit que ce serait un chouette personnage pour un prochain album. Elle a dit oui.

Et ce papa qui voulait protéger sa trop jeune fille de l’univers sans concession de Caroline Baldwin, il a dit oui aussi?
Cyrielle: En fait, sans mon papa, je n’aurais jamais connu la série et, du coup, je ne serais jamais venue en dédicace.
André : Et Miss Tattoo n’existerait pas.
Cyrielle: Mon papa est très fier. Je crois même qu’il a pleuré quand je lui ai apporté le premier tome dans lequel j’apparais, à la fin. Cela dit, je crois que dans le tome 2, je n’apparais pas dévêtue.

C’est vrai que c’est un sprint, ce second album. Miss Tattoo, c’est l’héritière, puisqu’on apprend à la fin de la série Caroline Baldwin, qu’elle est en fait sa demi-soeur.
André: Comme j’avais prévu de boucler la série Caroline Baldwin au bout de 19 tomes, il ne se passait pas une séance de dédicaces lors de laquelle un lecteur me demandait pourquoi j’avais fait ça, que je devais la faire revenir. Je ne voulais pas revenir sur ma décision mais, finalement, je me suis dit que l’univers n’était pas clôturé, qu’il me titillait encore. Avec ce personnage de Miss Tattoo, il y avait encore plein de choses à dire. D’où cette idée de créer cette nouvelle série. Nous avons fait une première histoire en deux volumes. Nous partons sur un troisième qui sortira… quand il sortira.
Juste pour provoquer les lecteurs qui n’aiment pas ça, j’ai dessiné sur la couverture du premier album la tombe de Caroline Baldwin, pour bien montrer qu’elle est morte. Mais Miss Tattoo prend la relève et on y retrouve tout l’univers de Caroline Baldwin, avec notamment l’ami Gary, l’inspecteur Phillips, etc.

En plus, vous voilà immortalisée par deux dessinateurs : André Taymans et désormais Elisabetta Barletta.
André: Depuis le début de Caroline Baldwin, j’ai dessiné tous les tomes. Pour cette nouvelle série dans le même univers, je voulais trouver quelqu’un qui puisse prendre le relais. Histoire que ce soit moins lourd pour moi, parce qu’avec toutes les séries que je réalise, c’est un peu compliqué. Et ça ne se calme pas.
J’avais déjà travaillé avec Elisabetta Barletta sur un autre projet, une adaptation d’Henri Verne, Singleton. J’avais trouvé que son style pouvait tout à fait correspondre à ce que j’avais envie de faire. Nous en avons discuté un petit peu et elle a repris le flambeau.

Vous inspirez-vous souvent de personnages qui existent, finalement? Se sert-on de ce qu’ils représentent dans la réalité ou est-ce que, justement, on s’autorise à prendre des libertés ?
André: Le problème d’un auteur de BD, c’est qu’il a toujours tendance à croquer la même fille, le même mec, il y a des stéréotypes qui reviennent tout le temps. Alors que quand on doit se baser sur un personnage en particulier, on est obligé de re-réfléchir au personnage et de faire un petit effort.
C’est toujours un peu compliqué au départ parce qu’on ne connaît pas la personne. Miss Tattoo, je fais ça avec Cyrielle. Mais je suis aussi en train de réaliser un projet avec une chanteuse mexicaine, Karla Lazo. Je suis en train d’écrire des scènes où je la mets dans une position peut-être un peu scabreuse. Est-ce que ça va passer ou pas ? Je demande la permission, évidemment. Avec Cyrielle, en tout cas, j’ai carte blanche.

Cyrielle: Je n’ai peur de rien. Je suis ouverte à tout.
André : Mais Karla m’a aussi dit d’y aller à fond. Qu’elle s’en fichait, que de toute façon, ce ne serait qu’un personnage de papier, comme si elle jouait un rôle dans un film. Pour le moment, je n’ai jamais eu de problème avec personne. Avec Karla, j’ai aussi cette chance qu’elle soit en même temps chanteuse mais aussi comédienne. Elle a fait des films au Mexique, elle a tourné dans le dernier film de Jacques Audiard, Emilia Perez. Elle sait ce que c’est que de jouer la comédie et pour elle, cette présence dans Caroline Baldwin, c’est comme si elle jouait un rôle. C’est précieux. Peut-être qu’un jour, je tomberai sur quelqu’un qui me dira, oh non, surtout pas ça. Mais ce n’est pas encore arrivé.
Et Trump qui est grattiné dans ce deuxième tome de Miss Tattoo, il n’a pas encore réagi ?
André: Non, mais je suis interdit de voyager aux États-Unis pendant au moins 20 ans.

Ne le dites pas pour rire. Les tattoos, c’est une manière, finalement, comme chantait Renaud, de se faire des bandes dessinées sur la peau.
Cyrielle: Oui, c’est ça. J’ai été en couple avec quelqu’un qui était tatoué et, du coup, je me suis laissée embarquer là-dedans. Peut-être qu’aujourd’hui, si je n’en avais pas, je ferais peut-être des tatouages similaires mais un peu différents quand même, disons moins morbides.
Oui c’est ce qu’on voit dans la bande dessinée.
Cyrielle : J’ai un arbre mort, des corbeaux, un squelette de girafe.

On ne dirait pas comme ça.
Cyrielle : Non, je cache bien mon jeu (rires).
Et les tattoos, justement, il y a des choses inventées dans ce que vous dessinez André?
André : J’essaie de respecter mais, le problème, c’est qu’entre la première fois où je l’ai dessinée et les plus récentes, elle a rajouté plein de feuilles sur son arbre dans son dos, notamment. Donc c’est un peu compliqué à suivre. Maintenant, il faut qu’elle arrête sinon on ne s’en sort plus (il rit).

Cyrielle: J’ai demandé à mon homme, en plus, de faire ses photos pour les envoyer à un autre homme. Il est heureusement consentant (rire).

André: C’est un peu fastidieux à dessiner mais je l’ai choisi, je suis obligé d’assumer. Là, dans la série Miss Tattoo, Elisabetta dessine son corps. Par contre, les tatouages, c’est moi qui les dessine. Elisabetta m’a dit que je ne m’en sors plus.
Et vous, des tatouages?
André : Non, aucun. Mais je trouvais que graphiquement, il y avait quelque chose à faire. Un personnage qui s’appelle Miss Tattoo, ça donne un côté un peu bizarroïde, un peu intrigant. C’est ce qui m’intéressait, créer un personnage autre que celui que j’ai déjà fait mille fois. Parce que le problème, quand on est dessinateur de BD, c’est qu’on a tendance à refaire toujours le même personnage. Nous en parlons souvent avec François Walthéry. Quand il fait un personnage féminin, c’est Natacha. Et le fait de travailler avec des modèles vivants, ça force à faire autre chose que ce qu’on a l’habitude de faire.

En plus de ces deux séries, il y a eu cet artbook Miss Tattoo, sous toutes les coutures.
André: Oui, c’est vraiment l’album fondateur de la série qui allait devenir Miss Tattoo. Ça, c’est encore un autre objet.
Cyrielle: Tous les dessins sont des recréations de photos que je faisais avec un photographe en Suisse. J’ai toujours fait des photos dénudées. Moi, forcément, ça ne me choque pas de me voir nue en dessin, mais ça choque des fois des mamans ou des dames lors de dédicaces.

À Saint-Malo, ça a fait tout une affaire. Les collectionneurs BD masculins, par contre, ils aiment bien, c’est sûr.
En dédicaces, il n’y a pas beaucoup de femmes, ou alons envoyées par des collectionneurs, en double-file. « C’est pour mon mari ».
Cyrielle: Moi, comme j’ai grandi avec Jessica Blandy, Caroline Baldwin, j’ai toujours vu des femmes dénudées dans les BD. Limite, quand il n’y en a pas, je suis un peu interloqué.
Donc, Cyrielle, vous avez concrétisé votre dessein, tuer Caroline Baldwin pour lui voler la vedette.
André: Et si elle est gentille, je continue.
À cette Miss Tattoo, vous donnez un passé sulfureux, en Asie. Info ou intox, Cyrielle?
Cyrielle: Je ne me suis jamais rendue en Asie. C’est totalement fictif. Un jour, peut-être…
André: Pour le prochain album, nous irons sur place faire des repérages.
Cyrielle: Alors, je viens. Je me mets dans la valise. Mais clairement, Miss Tattoo est beaucoup plus badass que moi.


Et Caroline était-elle elle-même inspirée d’une personne existante ?
André: Pas du tout. Caroline, c’est un accident industriel, je n’avais pas du tout prévu de faire une série avec une détective privée. J’avais juste écrit, dans mon synopsis: « une détective suit l’astronaute. » J’avais trouvé que c’était mieux de faire une femme détective qu’un homme. Sans plus. Mais c’était de toute façon initialement un personnage secondaire. Si ce n’est que l’éditeur a souhaité qu’elle devienne personnage central de la série. C’est comme ça qu’elle est devenue ce qu’elle est devenue. Mais il n’y a pas eu de modèle en ce qui la concerne.


Mais deux personnes lui ont par après prêté leurs traits.
André: Oui, il y a d’abord eu une chanteuse, Cendrine Ketels, qui a joué Caroline Baldwin dans un clip. Après quoi, il y a eu un projet de film qui a malheureusement avorté en plein tournage à Bangkok, déjà en Asie. Là, Carole Weyers jouait le rôle de Caroline.

Cela dit, pour le moment, une série télé est en préparation, en chantier. Mais là, nous n’avons pas encore la Caroline idéale. C’est une coproduction belgo-canadienne. Et, au Canada, le fait que Caroline Baldwin ait des origines indiennes est très touchy. Nous sommes donc obligé d’avoir dans l’équipe, dans les scénaristes, à tous les niveaux, des gens issus des Premières Nations. Et, pour que ça passe au Canada, il faut que l’actrice soit aussi originaire des Premières Nations. Donc, le processus va être un peu plus long à trouver le personnage.
Miss Tattoo pourrait-elle apparaître dans la série?
André: Pourquoi pas ? Là, nous parlons d’une première saison de 6 épisodes de 52 minutes. Mais oui, si ça se poursuit, nous pouvons tout imaginer.
Pour le moment, nous retrouvons à la barre la société de production belge Sagafilm, en association avec Trio Orange, une des plus grosses sociétés canadiennes de contenu télévisuel. On ne sait pas encore qui sera le partenaire média de la Belgique pour le Canada.
Qu’y raconterez-vous?
André: Nous allons suivre les albums. Nous avons essayé d’être assez fidèles aux bouquins tout en prenant parfois des options qui ne sont pas dans les albums pour des raisons pratiques. Mais, oui, nous essayerons de rester le plus près possible de ce que j’ai raconté dans les albums.
Si Caroline est décédée dans les circonstances que nous connaissons, elle vivra donc quand même une nouvelle aventure BD.
André: C’est-à-dire que comme j’ai animé Caroline pendant 25 ans à peu près, certains scénarios sont restés dans mes tiroirs pendant tout un temps. Je les avais entamés avant que l’éditeur me donne une autre direction, me dise de ne pas faire ça. Donc, j’ai abandonné.
En tout, il restait cinq scénarios inexploités. Donc, avec Christian Lallemand, éditeur des Éditions du Tiroir, nous avons décidé de faire une série qui s’appelle « Entre Deux », je finalise ces fameuses histoires, et elles viennent s’intercaler entre les albums au moment où ils auraient dû être fait.

C’est un peu le principe de Thorgal Saga. Et ce nouvel album sera aussi musical, donc!
André : Oui, ce nouvel album s’appelle Jours de Mousson et sortira en septembre, pour les 30 ans de la série. Pour marquer le coup, j’ai décidé de donner une bande-son à l’album. Je me suis entouré du chanteur-compositeur Romain Didier et de cette cantatrice mexicaine, Karla Lazo, dont nous parlions tout à l’heure. Nous avons réalisé un CD, enregistré à Paris, avec un orchestre. En tout, 14 titres correspondront à des moments, des séquences de l’album. Il y aura des QR code que le lecteur pourra flasher.
C’est un projet assez lourd, mais je pense qu’il en vaut la peine. Après ça, il ne restera plus que deux scénarios inédits, parce que nous avons déjà publié Double Dame qui en était un. Puis, une autre de ces histoires est devenue le scénario des deux Miss Tattoo déjà sortis.
Scénario visionnaire, alors, par rapport à l’affaire Epstein, par rapport à Trump.
André: Alors, il y a eu une actualisation. L’idée de départ de cet album de Caroline Baldwin qui aurait dû sortir il y a longtemps, c’était simplement le suicide collectif d’une secte. Évidemment, j’ai arrangé un peu le récit pour mettre notre grand ami Donald en scène.


Bon, Miss Tattoo, dans ce deuxième tome, perd un peu pied par rapport à la situation, elle court partout, est prise pour cible.
Quand on fait sa connaissance dans Caroline Baldwin, Miss Tattoo est en Asie, à Bangkok, là où elle connaît tout par cœur, elle règne en maître. Là, elle débarque aux Etats-Unis, au Canada. Ce n’est pas vraiment son univers et elle est prise dans une histoire qui la dépasse complètement.
Mais il se pourrait donc qu’elle décide de rentrer en Asie, qu’elle retrouve son bordel. Elle est tenancière d’un bar à filles.

Cyrielle, comment avez-vous reçu la première esquisse du personnage de Miss Tattoo ?
Cyrielle: Je me suis dit: ah, c’est moi. Je ne me rappelle même plus. Je crois qu’André a dû me les envoyer sur Facebook. Deux ou trois planches, comme ça. Comme c’est un auteur que je suis depuis toute petite, quand j’ai reçu les dessins, j’étais sans mot. J’étais contente.
Dédicacez-vous, alors ?
Cyrielle : Je mets une petite griffe parce que je ne sais pas dessiner.
André: J’ai essayé de lui apprendre à faire des sapins, mais ça ne marche pas. Elle est perdue définitivement pour le dessin.

On parlait de ce volet photos déshabillées. Aviez-vous déjà demandé à des dessinateurs de vous dessiner par le passé ?
Cyrielle: Non. Mais j’ai été modèle vivant pour des dessinateurs de l’université de Genève. Je posais devant douze étudiants. Alors, maintenant, devant la planète BD, il n’y a aucun problème. Mais amenez du vin (rires)
Merci à tous les deux.










