
Ah, je t’aime moi non plus. Quand on est enfant unique, vers 3-4 ans, on se met parfois à rêver, à force de voir d’autres familles, que la nôtre s’agrandisse, accueille un bébé. Mais quand il arrive enfin, ce n’est pas toujours la même chanson. On n’est plus seul, on doit partager. Était-ce mieux avant ou finalement après? Un peu des deux?
Résumé d’Avant quand y’avait pas mon frère par Larousse Jeunesse: L’arrivée d’un petit frère chamboule le quotidien de notre héroïne et accapare l’attention de ses parents… Mais cette petite fille pleine de malice ne tardera pas à tirer parti de la situation!

Dans ce petit album Larousse, Bertrand Canis (au texte) et Tristan Mory (aux illustrations) collectionnent une série de petits moments tour à tour espiègles, malins, revenchards, jaloux… Côté gauche, on découvre la vie AVANT de l’héroïne quand elle avait les plein pouvoirs sur les nuits de ses parents, les cadeaux, la playlist, le nombre de boules de glace sur son cornet… sans devoir les partager. Une petite reine!

Côté droit, on découvre l’après, quand son petit frère est arrivé et a tout remis en perspectives, faisant vaciller la grande soeur, appelée à grandir et à se débrouiller un peu plus seule, de son trône. INACCEPTABLE!

À moins que? Après quelques pages de reproches et de lamentations, très rigolotes, de la blondinette, les auteurs changent son fusil d’épaule. Car, la vie, ce sont des contrastes et il y a aussi plein d’avantages et de bonheurs à avoir un petit frère. À gauche, les situations dont la narratrice ne sortait pas, à droite, toutes les choses qui deviennent plus faciles à deux. Unis, y compris, pour les bêtises! Excellent moment.

À (se faire) lire dès 3 ans chez Larousse Jeunesse.
