Emi, une petite fille carrément chat, sauvage, différente et forcément ça dérange, ça dépote aussi

© Fagnani chez Alice Éditions

« Miaou » Comment ça « Miaou »? Il va falloir vous y faire, Emi n’est pas une petite fille ordinaire. C’est un chat. Une gamine toute de noir vêtue mais avec des oreilles pointues et une queue touffue, rousses. Francesco Fagnani (traduit par Emmanuèle Sandron) nous emmène vivre une de ses journées.

Résumé d’Emi par Alice Éditions : Emi se lèche les pattes et se lisse les poils avant de passer à table. Un seul son sort de sa bouche : miaou ! Est-ce une fillette ou une chatte ? Mystère…

À lire aussi | Bélinda : un album extr-Art-ordinaire pour ne plus avoir peur de l’extérieur, suivez le chat, ouvrez votre fenêtre et apprivoisez le monde et les monstres

© Fagnani chez Alice Éditions

Elle n’a pas son pareil pour être toute propre et passer des coups de langue partout. Pour se mettre en boule sur le radiateur ou l’appui de fenêtre. Pour ne manger que du lait ou du thon (y’a moyen de varier les plaisirs, hein: salade niçoise, pizza, spaghetti pourvu qu’il y ait un supplément poisson). À la maison, papa et maman se sont accomodés de ses félines habitudes. Mais à l’école, c’est une autre histoire. Emi a son langage bien à elle.

Et forcément, en classe, elle a d’autres centres d’intérêt que sa maîtresse et ses questions. Elle est ailleurs. Combien font un poisson + deux poissons? Aucune idée, elle les aurait mangé, elle rêvasse. Elle est différente et ça intrigue.

© Fagnani chez Alice Éditions

Cancre en classe, elle est par contre une as dans la cour de récré, au ballon ou pour escalader les arbres. Pour imaginer tout un monde incroyable peuplé des créatures les plus folles, aussi. Le tout est de ne pas mettre de frein à Emi, pourquoi devrait-elle rentrer dans le rang alors qu’elle a sa propre identité, sa force de création qui fera date, plus tard, quand elle sera grande? La différence est une force.

© Fagnani chez Alice Éditions
© Fagnani chez Alice Éditions

On voit souvent des animaux prendre des habitudes, des expressions d’humains, anthropomorphes. Dans ce monde en bleu où Emi amène un peu de rouge, de folie, Francesco Fagnani a opté pour l’inverse. Rendre cette petite fille plus animale. Et il la campe admirablement. Ses attitudes, c’est tellement chat. On suit son quotidien avec bonheur. Néanmoins, à hauteur d’une petite fille de trois ans (et même pour les lecteurs un peu plus âgés), la mienne, qui a eu sa phase chaton également, peut-être cet album manque-t-il d’un peu d’explications, d’une note?, pour être tout à fait compréhensible dans ses intensions et sa portée sur notre monde. La fin est un peu abrupte, dommage.

© Fagnani chez Alice Éditions

À (se faire) lire dès 3 ans chez Alice Éditions.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.