Bleu, c’est le calme, la sérénité, la paix intérieure. Le bébé, encore dans le ventre de sa maman, voit-il la vie en bleu? C’est en tout cas dans cette couleur, dans cette éclipse, que HU Yifan a imaginé Premier Souffle, un petit album jeunesse qu’on lit, en ralentissant sa respiration, comme on participerait à une séance de méditation.

Résumé de Premier Souffle par Hong-Fei : Au premier souffle, avec chaque nouveau né, c’est le monde entier qui respire. Le premier souffle, c’est celui de l’enfant qui, à la fin du livre, vient au monde. Mais toute naissance d’un bébé est contemporaine de vies multiples : celles de la grenouille qui gonfle sa gorge, de la chrysalide qui libère un papillon, de la libellule qui plane à la surface de l’eau après la pluie, d’une éclipse de lune qui s’achève, d’un volcan qui fulmine… Autant de scènes vibrantes qui paraissent annoncer à ceux qui l’aiment déjà, l’enfant attendu qui vient en son temps.
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Inspire, expire. Pour le moment, comme ma petite Nao me demande d’inventer des histoires minute (la dernière en date? Une avec les princesses Disney, le Marsupilami et les jouets de Toy Story 🥵), à lui raconter en direct afin de l’aider à tomber dans les bras de Morphée. Alors, j’intègre des moments calmes, un passage zen pour la faire lâcher prise (et trouver un moyen de ne pas devoir finir cette histoire qui ne ressemble à rien). Inspire, expire, ça fonctionne et cet album de Hu Yifan tombe bien.
Il donne les battements de deux coeurs l’un contre l’autre. Inspirez, expirez, c’est ce qu’on doit dire à la future maman sur le point de mettre au monde. Inspirer, expirer, c’est le réflexe que va devoir tout de suite adopter bébé. Inspirer, expirer, c’est ce qui fait la vie, dans toute sa diversité. Saute libellule, gonfle grenouille, perce nuage.

D’une page à l’autre, d’un mot à l’autre, au moyen de silhouette, comme des pochoirs, l’auteur prend le pouls du monde extensible que l’enfant découvrira, petit à petit, panorama infini. Sur laquelle la lumière vient de s’ouvrir totalement, dans l’ouverture, la fin de l’éclipse et l’expulsion, tout de suite retenue par des mains aimantes, un câlin peau-à-peau.
HU Yifan traduit, symbolise l’accouchement, la naissance tout simplement mais avec une force éblouissante, émotionnelle.

À (se faire) lire dès 1 an chez Hong-Fei.

